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La Polynésie Française. Description Générale d'un rêve éveillé

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 7 sept. 2021
  • 8 min de lecture

Ah la Polynésie française, Tahiti, Bora-Bora. Autant de noms dont l'évocation mystérieuse fait voyager, loin très loin.



La Polynésie avait toujours été un rêve, nager dans les eaux turquoises, découvrir émerveillée une faune marine sans pareil, voir quelques vahiné danser au rythme de musiques déconcertantes. J'avais déjà quelques images en tête et pourtant nous nous sommes vite rendus compte que nous n'y connaissions rien et que même les plus beaux documentaires demeuraient incapables de donner ne serait-ce qu'un aperçu de la beauté des lieux, de la gentillesse des gens et de la richesse de la culture.



Partir sur un coup de tête

Comment en est-on arrivé à partir en Polynésie? C'est peut-être le seul point positif de cette pandémie. 2020 aura donné lieu à de nombreuses déceptions. On a du renoncer au Sakura au Japon et aux 1000 promesses de l’Ouzbékistan. Pire encore on a dû décaler notre tour du monde, ce projet si cher à nos cœurs, le décaler sans date et sans visibilité. Alors pendant ces longues journées froides d’hiver, et pour me distraire de pensées déprimantes du genre « où est-ce qu’on devrait être ce mois-ci ? » je préférais chercher « ou nous pourrions aller ». Alors en laissant mon imagination divaguer encore un peu plus loin j’ai tapé Toulouse-Papeete et là surprise : les billets étaient beaucoup beaucoup moins chers que d’habitude. Que faire (demandé-je pour la forme), Mathieu tergiverse, mais voyant mon coup de déprime d’hibernation revenir puissance 10 on décide rapidement de prendre les billets (peut-être qu’un rendez vous chez le psy contre la déprime aurait été moins cher, mais franchement pas aussi efficace on est bien d’accord). Nous voila donc sur un petit nuage. Petit nuage qu’une annonce gouvernementale ne tarde pas à dissoudre. Eh oui, quatre heures après avoir pris les billets, le gouvernement annonce la fermeture des frontières. Oups on ne l’avait pas vue venir celle-là.



Démarches spéciales liées au COVID

Au mois d’avril, les rumeurs courent sur la réouverture des frontières. On y croit dur comme fer. Réouverture au 1ier mai. C’est un signe. Les frontières rouvrent bien au 1ier mai. Mais uniquement pour les touristes américains. On appelle donc Air France qui très gentiment accepte de décaler au mois de juillet.

Fin mai annonce de la réouverture des frontières à condition d’avoir un schéma vaccinal complet. Bref on doit redécaler pour avoir les 14 jours après la seconde injection. Départ reprogrammé au 13 juillet. On nous avait dit que la Polynésie se méritait, mais la Polynésie en pleine pandémie, c’est encore une autre paire de manche. Il faudra donc les éléments suivants (attention tout change très vite ces informations étaient valables pour nous mais évoluent régulièrement) :


- Réaliser une demande sanitaire sur ETIS (https://www.etis.pf/ ) vous recevez ensuite un mail avec un numéro ETIS. Il faut fournir les preuves de vaccination

- Après 48 heures on peut grâce au numéro de demande sanitaire faire une demande ETIS : il faut donc remplir précautionneusement toutes les informations demandées : remplir chaque logement, chaque île visitée etc.

- Réaliser un test PCR 72h avant le départ ou un tes antigénique 48h avant.


A l’arrivée il faut ensuite se soumettre à un test PCR et un test antigénique dans l’aéroport. Si ceux-ci se révèlent positif on est placé en quarantaine. Autant dire que je n’ai été sereine qu’une fois sortie de l’aéroport.


Voici pour ce qu’il en est des formalités provisoires et pandémiques mais il y a quantité d’autres choses à savoir pour la préparation dudit voyage.


La Polynésie en un clin d’oeil


La Polynésie est un ensemble de cinq archipels et de 118 îles:

- les îles de la Société (parmi lesquelles Tahiti, Moorea, Bora bora, Maupiti, Huahine, Raiatea et Tah’aa)

- Les Tuamotu (Rangiroa, Fakarava, Tikehau)

- Les Australes

- Les Gambiers

- Les Marquises


Chaque archipel a sa spécificité, chaque île a son charme. La Polynésie c’est l’équivalent en surface de l’Europe, alors comment faire un voyage de quelques semaines en Europe et se dire qu’on a visité l’Europe ? C’est un peu pareil pour la Polynésie. Vu le trajet on conseille de partir au moins 3 semaines. Et en 3 semaines on peut faire maximum 2 archipels.

On a décidé de se concentrer sur les iles de la société et les Tuamotu. Au total nous avons choisi de faire 7 iles : Tahiti, Huahine, Bora-Bora, Rangiroa, Fakarava et Moorea. Nous sommes restés à peu près 3 jours sur chaque île.

Les îles de la Société ont l’avantage de méler mer et Montagne avec de beaux lagons et des montagnes imposantes avides de légendes incroyables.

Les Tuamotu sont des atolls, ces îles volcaniques disparues, laissant place à un lagon cerné par une fine bande de terre. Pour notre part, nous avons eu un vrai coup de cœur pour les Tuamotu, plus reculées, plus sauvages avec un tourisme d’une qualité exceptionnelle. Tahiti et Moorea bien que très belles ont un côté plus mercantile, peut-être liée à un fort afflux de touristes américains, qui faute de temps préfèrent aller à l’essentiel au risque parfois de passer à côté d’éléments fondamentaux de la Polynésie.


Le trajet Métropole-Polynésie

Evidemment pour se rendre en Polynésie il faut prendre l’avion, et c’est un trajet extrêmement long qui attend l’aventurier. En tout, pour nous 28 heures d’avion. Une escale de ravitaillement a toujours lieu. Habituellement à Los Angeles (il faut prévoir l’ESTA) mais en temps de COVID on passe par Vancouver (prévoir l’AVE).

Première étape Toulouse-Paris, puis Paris-Vancouver, on descend à Vancouver pour 2 heures, puis Vancouver-Papeete. On a écumé tout le catalogue de film de l’avion. Heureusement des places se sont libérées à Vancouver et on a pu s’allonger et dormir un peu.


A l’arrivée ce sont 12 heures de décalage horaire qui vous attendent, et ça aussi ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple ! Mais ça en vaut tellement le coup.

Nous sommes arrivés à 4h30 du matin et le temps de passer tous les contrôles, de faire les tests etc. nous somme sortis de l’aéroport à 7h. On conseille de prévoir le transfert jusqu’à l’hôtel au moins pour le premier jour, mais de ne pas dormir en arrivant. C’est dur, c’est très dur mais au moins on se remet vite du décalage horaire quand on tombe de fatigue à 19H et qu’on fait le tour de l’horloge.





Les voyages inter-îles

Pour se rendre à Moorea il est possible de prendre le bateau : 10€ et une demi-heure avec Terevau et le tour est joué. Les billets se prennent sur place (sauf pour les voitures)

Pour le reste il faut prendre l’avion. Il est possible de prendre le bateau mais nous n’avons pas choisi cette option faute de temps et aussi parce qu’on allait au Tuamotu.

Il existe des passes, mais attention, il va falloir batailler dur avec le site d’air Tahiti. Le site est le suivant : https://www.airtahiti.com/fr/accueil

Et là, pour réussir à réserver votre pass, bon courage. Il faut remplir tous les trajets puis réserver individuellement chaque vol, mais si parmi vos choix un vol n’est plus disponible, tout est supprimé et il faut TOUT recommencer depuis le début. Notre première tentative a vu naitre quatre heures d’injures, une maitrise de soi sacrément mise à l’épreuve et peut-être quelques menaces de morts proférées à l’encontre de l’ordinateur.

Sachez qu’il existe une adresse mail pour réserver : reservation@airtahiti.pf

C’est certainement l’option qui préserve le mieux votre santé mentale. On a fini par réussir le lendemain en réessayant et en changeant toutes les dates. Il faut prévoir votre itinéraire en fonction du pass. Vous ne pouvez pas passer deux fois par la même île, vous devez commencer et terminer par Tahiti ou Moorea.

En pleine saison comptez 587€ pour la société et les Tuamotu. Une fois le billet en poche on peut commencer à réserver les hébergements ;




Les logements :

On trouve de tout, de la pension de famille aux hôtels grand luxe. Evidemment pour rester dans le budget on a préféré les pensions de familles, trouvées pour la plupart via AirBnB. On préfère aussi les pensions de famille pour les échanges avec les gens, beaucoup proposent la demi-pension ce qui permet d’échanger, et de recueillir de précieux conseils.

Comptez entre 40 et 100€ pour une chambre dans une pension. Entre 100 et 300 pour les hôtels et plus de 400€ pour les hôtels de luxe.

Attention sur certaines îles il faut réserver longtemps à l’avance car l’hébergement est limité : au Tuamotu et à Maupiti notamment. Les transferts sont souvent inclus et c’est souvent nécessaire pour pouvoir se déplacer.

On a eu la surprise d’avoir plusieurs le petit-déjeuner alors que ce n’était pas préciser. Et ça c’est toujours une bonne surprise !

On s’est également fait un gros caprice : une nuit sur pilotis : on vous raconte tout ça dans un post dédié.


Aspects pratiques :

La monnaie locale est le franc pacifique. Le cours est indexé sur celui de l’euro. Comptez 120 FCP pour un euro.


La langue : tous le monde parle français mais la langue locale est le tahitien, ou le marquisien etc.


Ia orana : Bonjour

Nana : au revoir

Marauuru : merci

Maeva : bienvenue

Vahine : femme

Tane : homme


Religion : on croise beaucoup d’églises adventistes vestiges de l’histoire polynésienne. Et même si la chrétienté est très répandue, les mythes, les légendes et la mythologie polynésienne restent très présents. Le mana (l’esprit) est une croyance très forte.


Festival en juillet : le Heiva, festival de danses et de chants avec des costumes plus sublimes les uns que les autres.





Pour les musiques : tout est remixé même les chansons non traditionnelles, et on regrette presque de ne pas pouvoir remettre la main sur ces chansons ailleurs, car ces rythmes font voyager instantanément, quelle que soit la langue parlée.


Pour la nourriture : du poisson, du poisson et du poisson, sous toutes ses formes. Je n’aime normalement pas trop ça mais sous les tropiques, les pieds dans le sable, au soleil couchant, une fleur de tiaré dans les cheveux, tout passe c’est fou non ?

Attention à l’estomac, une overdose de poisson cru ça peut faire des dégâts…

Donc pour nommer quelques plats : le tartare de thon, le chaud-froid de thon, le mahi mahi, sauce à la vanille, le chao-men, le pao (pour le sucré). Mathieu va faire un post spécial sur le sujet, c’est son domaine de prédilection.





Petite tradition : Une couronne de fleurs pour l’arrivée et un collier de coquillage pour le départ. C’est plutôt pas mal comme accueil !


Quand y aller ? Deux saisons la saison chaude et humide de novembre à avril et la sèche mais fraiche de mai à octobre. On conseille la saison sèche. Si la pluie s’en mêle difficile de faire quoi que ce soit et le côté frais on ne l’a pas vraiment senti avec 25-30 degrés tous les jours. De juillet à octobre les baleines sont au rendez-vous !


Qu’est-ce qu’on a le plus aimé ? Tellement de choses que c’est difficile d’en choisir une. La gentillesse des gens bien sûr, l’amour de l’océan et des fonds marins, l’océan et les fonds marin, la faune marine, les paysages paradisiaques, l’absence de tourisme de masse. L’accueil est soigné et le tourisme de qualité.





Qu’est-ce qu’on a le moine aimé ? Pour être honnête pas grand-chose et c’est vraiment pour dire quelque chose que j’écris ces quelques lignes, peut-être le manque d’explications disponibles (indications ou explications à proprement parlé) on s’est senti un peu frustré de ne pas pouvoir en apprendre plus sur la culture polynésienne mais l’avantage c’est qu’au moins on ne tombe pas dans le dévoiement de leur culture et on comprend qu’ils veuillent se préserver du reste du monde tant elle est précieuse.

Peut-être les chiens errants aussi.


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