Fakarava, ses sables roses, ses murs de requins, l’atoll sauvage
- CitoyensDuMondeEM

- 24 sept. 2021
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 déc. 2021
Fakarava, plus propice à des vacances balnéaires est aussi en passe de devenir une destination idéale pour la plongée. La passe sud vers Tetamanu est connue pour ses murs de requins ; L’atoll est moins peuplé que Rangiroa, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il ne faut pas tarder pour trouver un logement dans le budget. Pour notre part on a dû exploser le budget pour Fakarava et nous avons fini au relais Marama dans un Bungalow qui quoi que charmant et en bord de plage était relativement cher. Le gérant du relais était vraiment adorable toujours prêt à rendre service et très gentil. Les transferts sont assurés dans un petit bus avec musique d’ambiance, collier de fleurs et remorques pour les bagages. Le gîte prête les vélos ce qui permet de se déplacer. Comme pour toute île des Tuamotu il est conseillé de prendre avec soi soit une certaine somme de liquide car il y a peu de distributeurs sur place et peu de commerces acceptent la carte bleue ;

La beauté de Fakarava est tournée vers le lagon.
L’endroit le plus emblématique demeure les sables roses et le village de Tetamanu, il faut compter une excursion d’une journée dans la passe sud et une centaine d’euros pour explorer les lieux. L’endroit n’est accessible qu’en bateau. Il est possible de résider dans Tetamanu mais je pense que le budget est beaucoup plus élevé qu’à Rotoava et qu’il faut réserver encore plus longtemps à l’avance.
Nous passons par le Vaiama Village pour réserver l’excursion. Nous serons une dizaine de personnes accompagnées de notre super guide, en route vers Tetamanu. Après une heure trente de bateau pendant lesquelles on distingue les marae recouverts d’eau et les motu isolés on voit apparaitre paisiblement quelques maisons qui marquent l’entrée dans le village de Tetamanu. Les maisons en feuilles de palmier tressées, tournées vers le lagon, dans le courant de la passe, trônent impassibles, avec leur ponton comme seule voie de communication vers l’extérieur. Le guide nous emmène, après une brève escale à Tetamanu, aux sables roses. Au risque de me répéter, on se retrouve à nouveau face à un paysage paradisiaque, les cocotiers, l’eau cristalline mais avec un petit côté atypique : les sables roses. Bon on s’entend ce n’est pas fuchsia non plus mais c’est vrai que c’est un rose pâle plutôt original. La couleur est liée aux coraux de couleurs qui se sont désagrégés en sable.
Les motu sont posés au milieu de l’océan, des bancs de sables roses se découvrent au gré des marées. Le soleil invite gentiment à la baignade. Les cocotiers penchés poussent à des séances photos improvisées et improbables, mais bon tant qu’à y être autant le faire à fond. Nous déjeunons ensuite les pieds dans l’eau des langoustes tout juste péchées, du poisson cru à la tahitienne, pain coco, on se régale en regardant passer des Napoléons, apparemment très bien nourris eux aussi.
Il est possible de plonger à Tetamanu, et même de plonger avec les fameux requins. On passe notre tour pour ce coup-ci.
La visite de Tetamanu agrémente la journée en guise de balade digestive, l’église dont l’autel est recouvert de nacre est la première église des Tuamotu. La passe sud est connue pour ses eaux regorgeant de requins. C’est ici que les plus grands reportages ont été filmés ici, notamment le reportage de Laurent Ballesta 700 requins dans la nuit. Requins pointe noire, pointe blanche, requins gris. Les concentrations sont à ce point importantes qu’on finit par parler de murs de requins ou Blue planet 2 a été filmé. Nous faisons en snorkeling la descente de la passe, nageant au-dessus de ces animaux, symboles de force tranquille. Les eaux polynésiennes sont très protégées et c’est surement le secret pour avoir une biodiversité aussi faste, aussi belle, aussi émouvante. L’océan regorge de vie. Invités dans ce royaume silencieux, on ne peut être qu’ému devant la beauté de la nature, la majestuosité des éléments, et coupable que ces scènes soient malheureusement si rares. L’une des choses qui nous a le plus marquée, c’est certainement l’amour des polynésiens pour l’océan, le respect de la nature. Le résultat : c’est l’un des seuls endroits au monde où la faune et la flore sont aussi belles. Comment ne pas s’interroger ? comment ne pas vouloir prendre exemple ? Comment ne pas vouloir protéger cet environnement qui est le nôtre et qui recèle encore tant de secret, tant de miracle, tant de beauté.
On a tous l’image du requin mangeur d’hommes, terrible prédateur. Moi la première. La vérité c’est que le requin est l’un des animaux qui tue le moins sur terre, et qu’il est aujourd’hui en danger, comme tant d’autres animaux. Alors lorsque l’on nage au-dessus de dizaines de requins, presque posés sur un banc de sable, ces pensées se bousculent, mélange d’émerveillement et de culpabilité. Nos océans sont un trésor inestimable, la Polynésie en est certainement la meilleure vitrine.
Une autre expédition existe : le lagon vert et le lagon bleu (à vrai dire il s’agit surtout de différentes teintes de bleu qui peuvent tirer jusqu’au vert d’eau) mais là encore le spectacle est exceptionnel. A la demi-journée on commence par du snorkeling à l’aquarium avant de se rendre au lagon vert. Les bancs de sables, les cocotiers, les eaux aux couleurs surprenantes, vous commencez à connaitre la chanson et j’ai peur de ne pas avoir un vocabulaire suffisamment développé pour en réinventer la description. Mais si les mots se ressemblent, croyez-bien que l’on ne se lasse jamais du spectacle. Le lagon bleu est juste derrière, dernier rempart face à l’océan et avec une petite chance vous verrez peut-être une tortue de mer. Le temps de manger quelques fruits exotiques, du poisson cru, pêché par notre guide préféré et on repart vers Rotoava, repus, content, heureux, émus.
Côté terre : le phare polynésien antique au niveau du relais marama ou carrément celui de Topaka, la plage PK 9. Nous on a profité des vélos mis à disposition par le gîte pour se promener sur l’île, aller à la plage (essayer de voir les requins dormeurs mais sans succès), admirer le coucher du soleil à PK9 (qu’on n’a pas vraiment trouvé) et PK 10.5 avec ses airs de bout du monde, sol en récif corallien et la passe Garuae qui s’engouffre juste derrière.
On peut participer en fonction des jours à 9h à la loterie de la perle au Havaiki village. Vous choisissez une huitre pour 3 500 FCP et vous repartez avec la perle qu’il y a dedans. S’il n’y a pas de perle vous pouvez retenter votre chance jusqu’à ce qu’il y en ait une.
Quelques adresses : Rotoava grill, cuisine honnête et un bon rapport qualité prix.
Notre coup de cœur : la roulotte Vaiiti, la nourriture était exceptionnelle et le patron adorable !!! on a discuté avec lui presque toute la soirée, bref au top !



























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