Bora-Bora, la perle de Polynésie
- CitoyensDuMondeEM

- 19 sept. 2021
- 4 min de lecture
Un nom mythique, connu de tous. Pourtant nous hésitions à mettre Bora-Bora au programme. La raison : je craignais qu’il ne s’agisse d’un lieu bling bling envahi par la jet-set et tout un tas de m’as-tu-vu que nous fuyons habituellement. Nous avions totalement tort, et nous avons été incroyablement agréablement surpris.

L’aéroport, construit par les américains au cours de la seconde guerre mondiale se trouve sur un motu. Dès lors, pour rejoindre l’île principale il faut prendre une navette jusqu’au quai de Vaitape. Et là sur le bateau, nous sommes frappés par la beauté des lieux. Malgré une météo toujours peu clémente, les couleurs du lagon sont à couper le souffle. Un dégradé de bleus tous plus surprenants les autres, avec des nuances dont j’ignorais l’existence. 2 jours entiers pour Bora sont suffisants. 1 journée dédiée au Lagon et 1 journée dédiée à l’intérieur de l’île.
La traversée en navette permet d’admirer l’île de Bora- Bora, montagneuse, paisible et le camaïeu de bleus.
On arrive au quai de Vaitape, où Rosalie et Marc viennent nous chercher pour nous amener leur pension éponyme. On la recommande vivement. Rosalie et Marc sont adorables, très serviables, très gentils et on ne vous parle même pas de la propreté des lieux, du bon goût de l’aménagement et de leur magnifique jardin. Pas loin de Vaitape, la pension est très bien située. Et nos hôtes sont toujours prêts à nous aider.
Bora-Bora est tournée vers les joies du lagon. Nous avons réservé une excursion avec Bora-Bora cultural lagoon tours avec Nariihau. C’était notre première excursion et c’était vraiment super. Narii est un guide très gentil, très intéressant et très respectueux. Son bateau est magnifique et la petite dégustation avec vue sur Bora Bora depuis le banc de sable est vraiment au top !
A 8h Narii nous récupère pas très loin de la pension et après avoir récupéré un autre petit groupe de personnes, nous partons pour l’observation des raies pastenagues. A cause de nombreuses années de feeding (aujourd’hui, heureusement interdit) les raies, se rassemblent souvent près d’un spot donné. Une mise à l’eau est possible, il faut juste faire attention à la queue des raies sur laquelle se trouve un dard qui, si elles se sentent agressée, peut être extrêmement dangereux pour l’homme. Le feeding est aujourd’hui interdit même si l’on soupçonne certains prestataires de ne pas respecter cette interdiction. Cette pratique a eu pour but d’attirer les animaux à un même endroit pour en faire une attraction touristique, le problème c’est que cela modifie le comportement naturel de ces animaux et peut les amener à se blesser. Quoi qu’il en soit un comportement humain qui vient bouleverser le comportement d’un animal sauvage, pour quelque cause que ce soit et a fortiori pour des besoins de show touristique, n’est jamais bon.
On se rend ensuite sur le spot des requins pointe noire. Je n’aurais jamais pensé me mettre à l’eau avec des requins un jour, mais la Polynésie accomplit des miracles ! Depuis le bateau on observe les premiers requins. Narii nous dit que l’on peut se mettre à l’eau. Mou dubitative, en guise de réponse. Beaucoup moins d’enthousiasme que pour les raies. Je laisse Mathieu passer devant. Même lui, se montre plus précautionneux. Il finit par se mettre à l’eau, je suis la prochaine… la famille avec nous pour l’excursion n’a pas l’air pressé non plus. Une fois dans l’eau je plonge la tête dans l’océan et vois tous les requins autour de nous. Après une mini crise cardiaque je me surprends à apprécier ce moment. Les requins paisibles nagent autour de nous, imperturbables. L’eau est transparente et d’un bleu profond. On voit le récif coralien qui repose au fond, plusieurs dizaines de mètre plus bas. La désensibilisation fonctionne vite ; On reste une heure dans l’eau et on ne lasse pas du spectacle. L’océan est apaisant, les couleurs sont tout simplement époustouflantes.
On se rend ensuite au jardin de corail et là encore, les nuances de bleus sont saisissantes. La faune marine est extrêmement riche, les coraux rivalisent de beauté, les bénitiers se ferment lorsqu’on les approche.
Naurii nous emmène ensuite sur un motu où il nous prépare d’excellent fruits frais. C’est là les pieds dans le sable à regarder l’île majestueuse en arrière-plan où règne le mont Otemanu que nous profitons de l’instant, comme si on pouvait retenir pour quelques minutes supplémentaires le temps qui passe inexorablement.
Le deuxième jour est consacré à l’île version terrestre et après avoir loué des vélos chez AVIS pour la journée nous entreprenons le tour de l’île à vélo. Environ 30 kilomètres mais c’est relativement plat donc pas trop dur ! surtout quand le vélo fonctionne en rétropédalage.
A Tere’ia une petite marche (5 minutes) vous mène à l’un des canons laissés après la seconde guerre mondiale, surplombant l’océan la vue est imprenable.
A Anau, la marche des 3 canons. On gare le vélo dans une propriété, on s’acquitte des droit d’entrée (500 FCP par personne) et on marche jusqu’au canon, puis jusqu’au point de vue et on peut descendre jusqu’à la mer pour se rafraichir un peu. Plutôt sympathique.
La plage de Matira est très agréable aussi, les raies passent non loin du bord.
A Vaitape, le marché artisanal est un bel endroit pour ramener quelques souvenirs !
Ou dormir : chez Rosalie et Marc sans aucun doute
Ou manger : les roulottes font le travail
Ou boire un verre : Le Bloody Mary ou le Saint James au coucher du soleil pendant le Happy hour (au top)























































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