Bangkok, Ayutthaya et Sukhothai, trois capitales du Siam à la Thaïlande
- CitoyensDuMondeEM

- 11 août 2022
- 9 min de lecture
Bangkok

Ville animée, véritable fourmilière, où le bruit semble ne jamais cesser. On trouve parfois un coin de paix, soit dans un parc, soit le long des khlongs, ces fameux canaux qui peuvent être joliment aménagés et particulièrement propices à la ballade. La ville est bordée par le fleuve Chao Praya.
Sa date officielle de fondation est le 6 avril 1782, par le roi Rama 1ier, de la dynastie Chakri. La dynastie qui règne encore aujourd’hui. Cependant Ayutthaya fut détruite en 1767 par les birmans et un repli fut organisé vers Bangkok par le général Taksin, qui fut renversé par le premier roi Chakri. Aujourd’hui ce sont près de 10 millions d’habitants qui y vivent. Et de nombreuses entreprises multinationales s’y sont installées.
Comment se déplacer ?
On utilisait un grab ou un Bolt (l’équivalent d’Uber) pour nous rendre dans le centre et ensuite on faisait tout à pied ou en bus local. Environ 20 kilomètres par jour à pied.
Ou dormir ?
On a bien aimé notre petit hôtel OYO 994 Hotel Kudi, propre, efficace, bien situé et avec un magnifique rooftop.
Que voir ?
Wat Pho
Un immense temple dans le centre-ville de Bangkok qui semble hors du temps. Entrée : 200 Bahts, tenue correcte exigée mais ils prêtent à l’entrée des habits pour se couvrir.
Le complexe est immense et est encore en activité avec de nombreux moines, et l’école de massage thaïe.
J’ai beaucoup aimé ce temple, peut-être parce que c’était le premier mais aussi parce qu’il a un je ne sais quoi de touchant et émouvant.
C’est le plus ancien temple de Bangkok. Il contient plus de 1 000 bouddhas. Rama I ordonna sa construction dès qu’il fit de Bangkok sa capitale ;
Evidemment, la raison pour laquelle Wat Pho est si connu c’est pour son Bouddha couché. Une statue gigantesque de 45 mètres de long et 15 de large, un peu à l’étroit dans son petit temple. Fait entièrement d’or, on note cependant ses pieds nacrés tout en délicatesse. Le bouddha couché est une représentation assez rare car c’est ainsi qu’il apparait juste avant l’entrée au parinirvâna. Car c’était la position adoptée par Bouddha Gautuma lorsqu’il était malade.
On trouve ensuite de nombreux chedi et des allées entières de bouddha soit en position de méditation soit en position debout (caractéristique de l’art thaïlandais).
Le grand palais
Autre perle de Bangkok. Attention cependant tenue correcte exigée et là on ne vous fournira aucun vêtement mais on se fera un plaisir d’essayer de vous en vendre. D’ailleurs il ne s’agit même pas d’être couvert il s’agit d’avoir une tenue correcte, grand pouvoir discrétionnaire octroyé à l’agent de sécurité à l’entrée. Je les soupçonne même d’être particulièrement tatillon pour vous forcer à acheter leurs vêtements à l’entrée. Mon poncho s’est fait recaler et le monsieur devant moi qui avait noué un paréo autour de sa taille qui allait jusqu’à ses chevilles aussi…
Bref passons.
Le palais royal est composé de deux parties le Wat Phra Khaeo avec son bouddha d’émeraude et ses nombreux chedi couverts de miroirs, de pierres multicolores et de dorures. Le bouddha d’émeraude est particulièrement sacré dans la philosophie bouddhiste. De nombreux pèlerins viennent du monde entier pour le voir. Son histoire l’amène du Cambodge à Bangkok au fil de nombreuses batailles. Il serait en réalité fait de jade. LE temple qui l’abrite est composé de nombreuses images retraçant la vie du Bouddha. Attention à ne pas mettre ses pieds face au Bouddha, c’est l’insulte suprême.
On passe ensuite au fil des temples, des chêdi et des terrasses, admirant des animaux fantasques et mythologiques.
Ensuite on se dirige vers l’ancienne résidence des rois de Thaïlande. Aujourd’hui la monarchie ne vit plus dans les lieux mais on peut voir de l’extérieur ces anciens palais et la salle du trône.
Entrée 500 Bahts.
Wat Arun
Le temple de l’aurore, posé sur la rive du Chao Praya. Depuis Wat Pho on trouve un petit embarcadère vers le fleuve qui permet de traverser. 5 Bahts la traversée. On arrive ensuite au pied de ce temple tout en escalier. Là aussi, tenue correcte exigée.
La vue est jolie et reposante.
Entrée 50 Bahts.
Le marché aux fleurs
Aux abords de Wat Pho, un grand marché s’étend avec énormément de fleurs et des compositions florales allant du kitsch au raffiné sans transition. Toutes les odeurs se mélangent, une petite pause.
Le marché de Chatuchak
Le marché du week-end, ouvert uniquement le samedi et dimanche. Le plus grand d’Asie du Sud-Ouest avec près de 15 000 étales. Impressionnant pour Mathieu terrifiant pour moi. On trouve de tout, de la nourriture, les vêtements, des objets d’artisanat, des restaurants et même des animaux domestiques (bon ça en vrai ça nous a vraiment fait mal au cœur).
Le parc Lumpini
Petit parc au airs de central park, bordés de hauts buildings, avec un joli lac. Le parc permet de s’échapper quelques instant du tumulte de la ville. On y croise aussi de gros varans pas très sympathiques.
Wat Traimit
Le bouddha d’or, vers Chinatown. Entrée 50 Bahts sauf quand on arrive comme nous 10 minutes avant la fermeture. Temple qui abrite un énorme bouddha en or massif. Ça rigole pas
Le mont D’or
Non pas le fromage (malheureusement) mais une petite colline surmontée d’un dôme d’or avec un gong. On y trouve un petit tintement permanent de petites cloches ou d’offrandes accrochées aux arbres. On monte jusqu’au dôme avec une vue imprenable sur Bangkok.
Entrée 50 Bahts.
Chinatown
Quartier mythique de Bangkok il existe en réalité de Chinatown, celui de la nuit et celui de la journée. La nuit les rue se couvrent d’étales de street food où l’on peut faire des découvertes exotiques. Mathieu a goûté des insectes, larves, sauterelles etc. bon il a refusé l’obstacle pour l’araignée et le scorpion !
Les Khlongs
Ce sont ces petits canaux qui bordent la ville, certains sont vraiment très beaux et bien aménagés permettant une pause aussi, loin de tous les bruits de cette fourmilière géante. IL parait qu’il faut faire une balade à bateau sur les khlongs, difficile de s’y retrouver cependant. Un peu hors budget pour un tour du monde.
Un rooftop
Ville vivante et regorgeant de hautes tours, un rooftop c’est l’occasion de prendre de la hauteur. On avait lu que la tour Baiyoke était super. Finalement notre hôtel disposait de son propre rooftop, certes pas très haut mais bien aménagé. On y a mangé le soir admirant même le feu d’artifice !
AYUTTHAYA
Ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce dernier la décrit dans les termes suivants : « La ville d’Ayutthaya, fondée en 1350, fut la deuxième capitale du royaume de Siam. Entre le XIVe et le XVIIIe siècles, cette cité florissante devint l’une des agglomérations les plus grandes et les plus cosmopolites du monde, ainsi qu’un centre mondial de la diplomatie et du commerce. Ayutthaya était construite sur une île entourée de trois fleuves la reliant à la mer, à un emplacement stratégique, au-dessus de la barre du golfe de Siam, qui la mettait à l’abri des attaques de navires de guerre étrangers. Cette position la protégeait également des inondations saisonnières.
La ville fut attaquée et rasée en 1767 par l’armée birmane, qui en chassa ses habitants. Elle ne fut jamais reconstruite au même endroit et ses ruines constituent aujourd’hui un vaste site archéologique.
Idéalement située en haut du golfe de Siam, à égale distance de l’Inde et de la Chine et suffisamment en amont pour résister aux puissances arabe et européenne alors en expansion dans la région, la ville était elle-même en train d’asseoir et d’étendre sa puissance en occupant le vide laissé par la chute d’Angkor. Elle devint ainsi un véritable centre économique et commercial à l’échelle régionale et mondiale, et une passerelle entre l’Orient et l’Occident. La cour royale d’Ayutthaya échangeait des ambassadeurs dans le monde entier, notamment à la Cour de Versailles en France et à la Cour Mughal à Dehli, comme avec les cours impériales de Japon et de Chine. Le gouvernement employait des étrangers et d’autres vivaient dans la ville à titre personnel. En aval du palais royal se trouvaient des enclaves de négociants et missionnaires étrangers, chaque bâtiment possédant son propre style architectural. Les influences étrangères étaient donc nombreuses dans la ville et les ruines d’Ayutthaya ont gardé la trace de cette diversité artistique et architectonique ».
Le style de construction dans la ville a donné lieu à un style à part entière aujourd’hui dénommé « style Ayutthaya ».
33 rois y régnèrent, et la ville fut l’objet d’une relation particulière entre la France de Louis XIV et le royaume du Siam.
On trouve plus de 400 temples, enfin plutôt ruines de temples. Disséminées partout dans la ville. On s’attardera sur les principaux. Le problème de ce site c’est que contrairement à Sukhothai il n’est pas préservé dans un parc dédié, il est vraiment au milieu de la ville.
Comment y aller ?
Depuis Bangkok la meilleure solution est le train ; Depuis la gare de Bangkok il y a des départs toutes les heures. Attention cependant on a voulu nous faire prendre le train de 10h50 plus rapide et doté de l’air conditionné. Mais nous avions repéré celui de 10H05, sans clim et apparemment un peu plus lent. Mais résultat on a payé 40 BAHTS au lieu des 490 demandé pour le train tout confort.
Durée du trajet : 1h30 à peu près.
Arrivée à la gare d’AYUTTHAYA on commande un grab pour rejoindre « l’île ».
On a voulu faire le marché de Hua Ho mais on a été extrêmement déçus, voire même un peu dégouté par le marché. On ne recommande pas.
Que visiter ?
L’après-midi on a choisi l’option marche à pied. Pour l’intérieur de l’île c’est bien. Si on veut faire aussi l’extérieur il vaut mieux louer au moins des vélos ;
Wat Ratchaburana
50 Bahts. Il a des airs d’Indiana Jones avec sa tour de style khmer et son parc alentours
Wat Mahathat
50 Bahts. IL ne reste quasiment plus rien du temple important qu’il fut. Néanmoins, il est très connu pour le visage de Bouddha qui se trouve dans les racines du Banyan, à droite de l’entrée. Image de Bouddha, surprenante et quelque peu mystique.
On traverse le parc Bueng Phra Ram, plutôt agréable avec ses petits ponts, jusqu’au Wat Phra Mongkton, temple moderne. A côté se trouve un centre d’éléphant, ils viennent les promener jusque devant le Wat Phra Si Samphet, flanqué de trois touristes et d’un guide qui les dirige (martyrise ?) avec un crochet en appuyant injustement sur leurs oreilles. On a entendu la pauvre bête crier. Tout ça pour que des abrutis touristes puissent avoir leur photo devant un temple avec un pauvre éléphant qui marche péniblement, une chaîne toujours accrochée autour de sa patte, sachant qu’il retournera à son enfermement juste après cette séance de torture exhibitionniste. Je m’emballe un peu désolée. Evidemment il faut bien les nourrir maintenant qu’ils n’aident plus à l’agriculture mais malgré tout un éléphant n’est ni un instrument de transport ni un souvenir de vacances. On leur préfère les alternatives éthiques, certes plus chères mais qui respecte le bien-être d’un animal ô combien intelligent et précieux.
Wat Phra Si Samphet
50 Bahts ; l’un des symboles d’AYUTTHAYA avec ses trois chedis caractéristiques.
Le Bouddha couché
On longe les khlongs à vélo. Alternant entre ruines de temples et ruines de l’ancien palais impérial.
On fait quelques temples à l’extérieur de la ville mais sans grand intérêt.
Wat Chai Watthnaram
Entrée 50 Bahts. Il a des airs d’Angkor, parait-il. On confirmera ça dans quelques semaines 😊.
Malgré la pluie on lui trouve beaucoup de charme le long du fleuve.
SUKHOTHAI
Autre site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il fut la première capitale du Siam. La ville est décrite ainsi par l’UNESCO : « Situées dans la région basse-nord de la Thaïlande actuelle, la ville historique de Sukhothaï et les villes historiques associées constituent un bien en série composé de trois villes anciennes étroitement liés matériellement. Sukhothai fut la capitale politique et administrative du premier royaume du Siam aux XIIIe et XVe siècles.
Sukhothai, Si Satchanalai et Kamphaeng Phet partageaient tous une langue et un alphabet, un système administratif et juridique commun, et d'autres éléments qui ne laissent aucun doute quant à leur unité comme une seule entité politique. Les trois villes sont également riches de beaux monuments et œuvres de sculpture monumentale, qui illustrent le début de l'architecture et de l'art thaï connu sous le nom du « style Sukhothai. »
Sous le patronage royal, le bouddhisme a prospéré et de nombreux monastères impressionnants ont été construits en briques recouvertes de stuc sculpté, illustrant la beauté idéalisée et les caractéristiques surhumaines (mahapurisalakkhana) du Bouddha et ses enseignements. C'est grâce à ces vestiges de monuments religieux qu’aujourd'hui nous connaissons et apprécions le mieux les réalisations des habitants de la ville historique de Sukhothaï et des villes historiques associées ».
Le nom Sukhothai lui-même signifie « aube » ou « naissance du bonheur ».
De nombreux rois d’une même dynastie s’y succédèrent. Sous leur règne, le royaume connu une grande période de prospérité (notamment sous le règne de Phra Ruang de 1275 à 1317), laissant place à de nombreuses innovation, notamment l’alphabet thaï. L’art et la culture explosèrent à ce moment-là.
Comment y aller ?
Depuis Ayutthaya, il existe des bus (gare routière d’Ayutthaya près de l’autoroute en dehors de l’île). Environ 300 Bahts.
A Sukhothai il y a Old Sukhothai ou New Sukhothai. Un bus fait normalement la liaison toutes les 20 minutes de 6h à 18h pour 30 Bahts mais à cause du Covid (ou de la mafia des tuk tuk) ce bus n’était pas en fonctionnement quand on y était. Résultat : on a loué un scooter.
Sur place si on veut faire les 3 parties du parc il vaut mieux avoir au moins un vélo.
A voir
Le parc se divise en trois parties :
La plus intéressante : la partie centrale entrée 100 Bahts.
A voir :
Wat Mahathat avec son grand Bouddha qui trône fièrement devant un lac couvert de fleurs de lotus. Ses grandes colonnes et son bouddha debout.
Wat Si Sawat ancien temple hindou avec ses trois tours d’inspiration khmer.
Wat tra rang Ngoen, et une petite île juste en face.
Wat Sa Si qui trône fièrement sur sa petite île.
Partie Nord
Entrée 100 Bahts
Un temple d’intérêt le Wat Si Chum avec son énorme Bouddha en position de méditation, bien à l’étroit dans son petit temple dont l’entrée représente un pétale de Lotus.
Les environs sont bordés de petits temples devant lesquels on passe rapidement.
La partie Ouest,
Entrée 100 Bahts. La moins intéressante. Temple d’intérêt Wat Saphan Hin avec son grand Bouddha debout en haut de sa colline surplombant tous les paysages alentours.

































































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