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West Coast et le Nord de l’île du Sud

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 21 févr. 2023
  • 7 min de lecture

Nous avons tant aimé l’Otago qu’il nous a été difficile d’en partir. Mais nous prolongeons le plaisir par West Coast.





La route qui part de Wanaka vers la côte en passant par le col d’Haast est très belle. On s’arrête admirer les lacs puis les rivières. Les montagnes et les plaines. On peut facilement y passer la journée avec tout ce qu’il y a à voir.


Fox Glacier


On voit les glaciers de loin. Très loin à pied. Ce peut être un peu décevant si on ne réserve pas une excursion pour les voir de plus proche mais déjà on a de la chance de pouvoir les voir, d’une part parce qu’ils existent encore, d’autre part parce que c’est l’un des rares endroits avec l’Argentine, où de tels glaciers peuvent être admirés à si basse altitude.


On peut faire les quelques marches qui s’approchent du glacier. « Glacier viewpoint » depuis le parking. Comptez 2,5 kilomètres, rien de bien insurmontable, avec une variante par la moraine. On a donné au Népal, et on ne trouve pas ça agréable de marcher sur la Moraine donc on prend le chemin classique.


On peut également faire le tour du lac Matheson, jolie petite marche dans des forêts dont la Nouvelle-Zélande a le secret. Le point de vue offre une vue imprenable sur le mont Cook que l’on voit littéralement sous un autre angle. Le reflection lake, offre les jours de beaux temps et sans vent, une vue magnifique, où les sommets enneigés se reflètent parfaitement dans le lac. Nous il y a avait trop de vent donc on n’a pas vu le reflet mais cela restait très beau.





Franz Josef Glacier


A une trentaine de kilomètres d’une route sur laquelle Mathieu s’amuse comme un petit fou à faire vroum vroum et où j’envisage de prendre un sac à vomito, se trouve Franz Josef glacier, un autre glacier, plus imposant et plus connu que son voisin. Là aussi on peut faire des marches qui vous emmènent à quelques kilomètres du glacier, mais on le voit toujours de loin.


Selon la légende, Hine Hukatere, une jeune maorie adorait la montagne, la nature, y marcher y grimper, bref y passer son temps. Son fiancé, moins adepte de la chose la suivait pour lui faire plaisir. Mais dans cette vallée impitoyable, il tomba et se tua. Hine Hukatere pleura tellement que ces larmes envahirent toute la vallée, et les dieux les changèrent en glace en guise d’hommage éternel à cet amour endeuillé.


Pour voir le glacier de plus près, nous avons une super carte, un magnifique cadeau d’anniversaire de la part de mon grand frère adoré et de ma super belle-sœur, le survol en hélicoptère. Oui rien que cela. Après conseil auprès de collègues avisés de Mathieu, nous choisissons The Helicopter Line. Comptez 300 dollars pour 20 minutes chacun. Check-in 30 minutes avant le vol. Mathieu passe devant et nous sommes 4 à l’arrière. Je suis contre la vitre. Nous décollons, longeons la vallée et commençons à survoler la moraine. Là nous voyons déjà des cascades qui se frayent un chemin dans la farine glacière. Bientôt la glace remplace les pierres. Bleu profond par endroit, blanc immaculé à d’autres. Nous survolons des crevasses impressionnantes. On se sent si petits. Bientôt la glace devient lisse, immaculée, intacte. L’hélicoptère entame sa descente et se pose sur le Neve (le haut du glacier). Le pilote nous ouvre la porte et nous descendons. Nous marchons sur ce blanc intact, admirant les sommets nous entourant, ébahis par la beauté des lieux. Mathieu discute technique, encore un moteur qu’il connait, fabriqué chez nous pendant que je m’aventure timidement autour de l’hélicoptère. Nous sommes seuls au monde, dans ce paysage unique. Il est déjà temps de repartir, nous remontons à bord de l’engin qui décolle vite, le pilote veut sortir de la zone de la mort au plus vite, et nous n’y voyons aucun objection. A nouveau, nous sommes surpris par cette étendue de glace immaculée, cernée de hauts sommets. Le pilote entame un virage sec et nous voyons à nouveau ces énormes crevasses, puis la moraine, la forêt et l’hélipad. C’était tellement beau. Nous voilà extrêmement reconnaissants d’avoir pu vivre cette expérience unique, et ravis d’y associer deux des personnes que j’aime le plus au monde.


Pour dormir le camping Otto Macdonald est très bien malgré les sandflies. On a même eu la chance de voir une demi-douzaine de Kea, les seuls perroquets des montagnes au monde.





La route vers le Nord


On continue notre périple. Prochain arrêt Hokitika. Petit détour d’une trentaine de kilomètres à l’intérieur des terres pour une petite marche de 45 minutes qui longe les gorges d’Hokitika. La rivière qui passe là est d’une bleu incroyable. Mathieu parvient, avec un mental d’acier, mais difficilement quand même à se baigner, deux minutes montre en main dans ladite rivière. Superbe promenade.





On longe le littoral déchiqueté. La forêt presque tropicale semble se jeter dans la mer. Les roches se découpent de manière surprenante.


Punakaiki. Nous arrivons dans ce tout petit village et nous rendons dans le petit parc en bord de mer pour admirer les Pancakes rocks et le blowhole. Là la roche est d’une couleur grise surprenante et constituée de couches étonnantes. Anomalie géologique unique.





On remonte vers Westport puis prenons la route vers Nelson Lake en longeant la Buller river qui nous offre des panoramas surprenants. Enfin le lac Rotoiti, avec un coucher du soleil à tomber par terre. Malheureusement les sandflies y sont insupportables.





Petite rando vers le mont Robert offre une jolie vue sur le lac. Il y a aussi le lac Rotoroa à une trentaine de kilomètres de là.


Abel Tasman


Un petit parc naturel à la quasi extrémité Nord de l’île, coincé entre deux baies. Accessible uniquement à pied ou en bateau depuis Marahau. Nous réservons donc le Water Taxi avec Aqua Taxi, le prix dépendant de l’endroit où vous vous faites déposer. Nous choisissons Torrent bay (comptez 48NZD par personne pour l’aller-simple). Il est possible de dormir dans des refuges et de faire le parc du Nord au Sud sur 3-4 jours. Nous on a fait ça sur une journée et ça nous a suffi. Le parc est très beau, l’eau est d’une couleur magnifique et la côte est très très belle. Mais les 20 bornes sur la journée ont été largement assez, le paysage finissant par être un peu redondant sur la fin tout de même.


On monte donc dans le bateau qui est tracté par un vieux tracteur Ford magnifiquement retapé. Celui-ci nous lâche à l’eau, et le capitaine du bateau, légèrement pressé, semble-t-il, nous emmène voir Apple Split Rock, une roche cassée en deux, longe Adèle Island et la côte de l’autre côté et tourne sec à gauche pour rejoindre la plage. De là nous commençons à marcher. Attention en fonction de la marée on fait plus ou moins de kilomètres. Et nous sommes à marée haute donc on se voit obligés de faire 3 kilomètres supplémentaires, en devant traverser un bras de la mer, sans avoir été prévenus, nos chaussures à la main et manquant de tomber à plusieurs reprises. On continue notre chemin, allons voir Water Cove, et écumant les kilomètres jusqu’à retourner à Marahau. La balade était agréable, le parc très beau mais c’est vrai que c’était un peu long.


Une petite glace chez Thomas Brothers Cherry and real Fruit nous remet d’aplomb pour la route. Nous passons Richmond et Nelson et dormons à Pelarus Bridge, où le camping offre une douche chaude, et ça c’est merveilleux.





Marlborough Sounds


Notre dernière journée dans l’île du sud avant de prendre le bateau à Picton pour l’île du Nord. Un départ un peu doux-amer, difficile de quitter cette île que nous aimons tant.

Pour notre dernière journée nous nous aventurons dans les Sounds, jusqu’à French pass. La route pour s’y rendre se mérite mais elle est très belle. On finit par une quinzaine de kilomètres de route de gravier. Qui plus est le cyclone qui vient de passer à fait des dégâts. On roule donc lentement, très lentement. French pass est magnifique, la vue est imprenable et nous apprenons l’existence de Pelarus Jack le dauphin, qui pendant 25 ans guidait les bateaux dans ces eaux mouvementées avant de disparaître. Bon j’avoue j’ai un faible pour cette histoire. On admire le paysage, comme toujours.


On redescend, longe Queen Charlotte Sounds (une marche de 4-5 jours est faisable par ici) puis nous arrivons à Picton. Notre bateau est retardé et nous regrettons de ne pas avoir dormi à French Pass du coup. Nous campons à White Bay et à la nuit tombée admirons la Glow Worm cave. La grotte aux vers luisants. Je parviens difficilement à faire sortir Mathieu de la tente une fois la nuit tombée, nous marchons au rythme de ses plaintes et nous enfonçons dans la forêt avec des « c’est encore loin ? t’y crois vraiment à ton truc ? ». Je m’obstine. Nous longeons une petite rivière, éteignons la lampe de poche et tout à coup on a l’impression de toucher du toit une constellation. Les étoiles, le long de la paroi semblent être à portée de main, elles brillent de mille feux, dans un environnement onirique. Nous sommes tous les deux subjugués par l’expérience. Sur le chemin retour vers la tente, nous levons le nez vers le ciel, où une vraie constellation d’étoiles, tout aussi impressionnante nous attend, on distingue la voie lactée et des milliers d’étoiles. La Nouvelle-Zélande est un émerveillement pour tous les sens, du chant mélodieux des oiseaux, aux odeurs des embruns, le toucher de la mousse et enfin la vue de paysages indescriptibles, la beauté des éléments de jour comme de nuit. Le cœur léger.





Avant de prendre notre bateau retardé de près de 10 heures, nous en profitons pour faire quelques dégustations de vin vers Blenheim, connu pour être la région la plus ensoleillée de Nouvelle-Zélande et donc la plus propice au vin.


A présent, tentons de rejoindre Wellington avec ce ferry. Nous aurions certainement dû boire beaucoup plus de vin pour tolérer ce trajet.

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