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Le trek du Sanctuaire des Annapurna (Annapurna Base Camp) et du Panorama des Annapurna (Poon Hill)

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 5 déc. 2022
  • 13 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 déc. 2022

Depuis Lumbini, nous nous rendons à Pokhara, en bus. Comptez 1300 roupies par personne et une dizaine d’heures (au lieu des 6 annoncées).



Le chauffeur de bus dort dans le même hôtel que nous donc il est prévu qu’on monte directement avec lui à 6h30 du matin. Sauf que pendant que nous prenons notre petit-déjeuner on comprend qu’il y a un problème avec le bus (dans lequel nous avions vu des lumières allumées mais avions oublié de le signaler la veille. Mathieu aide à pousser le mini-bus qui finit par démarrer. On commence la route et on se rend compte qu’on a vraiment appris la patience. On ne s’énerve même plus. On arrive très vite dans les montagnes, quittant le Téraï plat et chaud. La route secoue mais est superbe.


On arrive donc en fin d’après-midi à Pokhara où la maman de Mathieu nous attend. Retrouvailles, déballage de saucisson, de chocolat, de petits produits réunionnais (pistaches de mamie etc.) et de plein d’autres petites attentions qui font du bien après trois mois loin de tout.


Où dormir ?

Hôtel Ganga Peace Inn


Où manger ?

La crêperie française (ça va ne jugez pas, ça fait trois mois qu’on mange du riz).


Que faire ?

Il y a le musée des trekkeurs (mais on n’a pas eu le temps, ni la motivation au final)

Le bord du lac

Les boutiques

Un massage au Malama spa (au retour du trek)

Et bien sûr les formalités pour le trek. Il vaut mieux aller à l’office du tourisme officiel à l’ouest du lac :

- La carte TIMS 3 000 roupies prévoir deux photos d’identité

- Le permis de Trek 2 000 roupies prévoir deux autres photos d’identité.


Le trek avec ou sans guide ? avec ou sans porteur ?

Il est assez facile de faire le trek sans guide, avec une bonne carte, mapsme hors connexion, et du sérieux ça se fait très bien. Il faut bien se renseigner sur les symptômes du mal aigu des montagnes et ne pas les négliger. On ne plaisante pas avec ça. On peut en mourir.

Petit conseil, au-delà de 3000m d’altitude il ne faut pas monter plus de 500m par jour. Il ne faut pas non plus hésiter à redescendre si on se sent mal. Boire beaucoup de soupe à l’ail, et avoir avec soi du Diamox. Attention beaucoup prennent le diamox en préventif, nous on nous a dit que si on avait besoin d’en prendre ça voulait dire qu’il fallait redescendre.

Retirer de l’argent pour tout le trek. Environ 22€ par personne et par jour.


Le chemin est bien balisé et il y a du monde tout du long.


Quant au porteur, on est très mitigés sur la question. On comprend que c’est une activité qui fait vivre les habitants mais quand on voit des hommes dont le visage est buriné par le froid et le soleil, le dos abimé par le poids, dans des sentiers plus qu’ardus, portant un frigidaire, ou deux bouteilles de gaz, ou les sacs de plusieurs personnes qui galopent devant et n’apprendront même pas le nom de leur porteur parce que c’est trop différent, ça nous dérange. Ils sont parfois en tong. Les agences doivent leur fournir l’équipement nécessaire, les chaussures etc. beaucoup le font mais le salaire des porteurs est tellement faible que certains préfèrent garder l’équipement neuf et le revendre au retour. Et le truc incroyable c’est que même chargés comme ça, ils vous gratifient de « namaste » sincères, le sourire aux lèvres et vous souhaitant un « safe journey ». Ils ont même l’air compatissant pendant que l’on crache le peu de poumons qui nous reste en portant nos dix pauvres kilos sur le dos. Ça fait vivre la population locale mais les abus nous ont fait tellement mal au cœur.


Petit conseil sur le sentier : il faut se méfier des mules. Jusqu’à Sinuwa on peut en croiser et quand elles passent, elles passent, que vous soyez là ou non. Mathieu en a fait les frais et a fini dans le fossé, heureusement qu’à ce moment-là le précipice n’était pas à pic et qu’il ne s’est pas fait mal.


A partir de Bamboo on entre dans le sanctuaire, lieu sacré, demeure des dieux. Interdiction d’emmener de la viande (vivante ou morte d’ailleurs, c’est pour ça que les mules ne vont pas au-delà de Sinuwa), et ça vaut même pour le saucisson emmené en ravitaillement…


Dans le sac il faut penser à emmener : bonnets, gants, écharpes, doudounes, pull, sac de couchage, tout ce qu’on a de plus chaud. La gourde filtrante, la batterie solaire, le diamox, sa motivation, crème solaire, coca (en homéopathie pour le mal des montagnes). du papier toilette!!


Bon maintenant que toutes les formalités sont faites on peut partir. On prend le local bus pour Phedi à 30minutes de Pokhara pour 100 roupies.


Jour 1 : Phedi -Landruk

Le trek commence dur, très dur à 1200m d’altitude. La montée jusqu’à Dampus est raide et dure deux heures. La vue est superbe, au milieu des rizières en terrasse, le Machapuchare veille impassible. En tout il faut compter entre 3 et 4 heures pour rejoindre Pothana où on mange. On continue jusqu’à Deurali à 2 000m d’altitude avant de redescendre par Tolka puis Landruk à 1 600m d’altitude… Rageant de redescendre comme ça. On a mis environ 7heures pour faire tout le trajet.


On se pose dans un petit lodge sans prétention, comme ils le seront tous, touchant, charmants, simples, où il fait froid, et où on se jette sur le menu. Les prix sont les mêmes partout, la carte est la même partout. En fonction du lodge il faut payer la douche chaude par personne (200 roupies), la Wifi (200 roupies par personne) et le chargement des appareils électroniques. Ça dépend du lodge et ça dépend si on négocie un peu. Les prix de la nourriture augmentent avec l’altitude mais on y mange bien (mieux que sur le GR20 en Corse). On recommande surtout la merveilleuse Apple Pie.




Jour 2 Landruk – Chhomrong


Aujourd’hui « petite journée ». On part de Landruk et on descend, encore… Jusqu’à 1300, on traverse la rivière à New Bridge (qui porte très très mal son nom dans la mesure où c’est le pont en moins bon état qu’on ait traversé). On l’a d’ailleurs traversé tous les trois avant de voir que les Népalais le traversaient un par un. Oups. Je n’ai pas le vertige mais ce n’était pas le truc le plus agréable à faire non plus. A partir de la on commence à remonter et on traverse un énorme pont jusqu’à Jhinu. Là, la montée redevient très raide, 1heure jusqu’à Jhinu et encore 1h 1h30 jusqu’à Chhomrong à 2 000m d’altitude. La journée d’hier nous a plutôt bien fatigués et on s’arrête à Chhomrong. Attention sur le chemin, certains vous disent que la prochaine ville est beaucoup plus loin qu’elle ne l’est en réalité. Probablement pour que vous vous arrêtiez dans leur lodge. Coup au moral assuré. Depuis Chhomrong on commence à voir la Vallée dans laquelle nous allons nous engager, longeant la Modhi Kola. La Machapuchare est toujours là, immense, impressionnant, sans commune mesure. Le froid se fait un peu plus sentir et on sort les sacs de couchage.





Jour 3 Chhomrong – Himalaya

La première partie est horrible jusqu’à Sinuwa, on descend à 1 500 avant de remonter à 2 300 pendant deux heures. A Sinuwa j’ai l’impression que quelqu’un saute à pieds joints sur ma cage thoracique. Heureusement qu’on s’est reposé la veille. On poursuit jusqu’à Bamboo pendant 1h30-2h. Le chemin change. On traverse une forêt. On ne voit plus les montagnes mais le sentier est agréable. Les troupeaux paissent, la végétation abrite du soleil, la nature est omniprésente. Le chemin est plus long que prévu jusqu’à Bamboo et on descend une nouvelle fois après avoir beaucoup monté, le tout pour arriver quand même à 2 300m. On mange à Bamboo. C’est plus humide, dans le fond de la vallée, encastré dans les montagnes. C’est l’entrée du sanctuaire, il ne peut plus y avoir de viande. 1heure de marche agréable et sans complication nous emmène à Dovan. On décide de poursuivre jusqu’à Himalaya. Cette partie nous semble particulièrement difficile, peut-être à cause de la fatigue on met 1h30-2h. A mi-chemin on trouve un petit temple au pied d’une cascade, la demeure d’un dieu puissant nous dit-on. Les drapeaux de prières ornent les lieux. Après une pause rapide on poursuit, des escaliers monumentaux fracassent le peu d’énergie qui nous reste. 1h30-2h après nous voilà à Himalaya à 2900m. Il n’y a que 3 lodges et deux sont déjà complets. On prend ce qui reste. Pas le meilleur lieu pour rester. On commence à avoir très froid. Sac de couchage plus couverture, doudoune, pull, bonnet, notre lingerie pour la nuit est d’une sexitude à toute épreuve.




Jour 4 Himalaya – Machapuchare Base Camp.

A partir d’Himalaya le sentier devient encore plus beau, la végétation se fait plus rare, on longe la rivière dans les steppes et les bruyères, à flanc de falaise et de sommets qui tutoient les 7 ou 8 000 mètres d’altitude. AU bout d’une heure nous arrivons à Deurali et regrettons de ne pas y avoir dormi mais de toute façon nous n’avions plus la force. On continue sur ce sentier magnifique. On met plus de trois heures à atteindre Machapuchare Base camp au lieu des Deux annoncées. Je commence à vraiment souffrir de l’altitude et le moindre effort prend beaucoup de proportions. Tout le monde va jusqu’à Annapurna Base Camp. Nous avions décidé la veille de dormir à Machapuchare Base Camp (3 700m) pour l’acclimatation. On arrive enfin, péniblement (pour moi) à MBC. On se pose et on reste là l’après-midi, cherchant un peu de chaleur dans la salle commune (enfin pas comme l’israélienne et l’italien qui l’ont cherchée d’une manière beaucoup plus proche je dirais), pendant que la maman de Mathieu se met en mode hibernation sous le sac de couchage, la couette et une montagne de vêtements, après la douche (qui, à cette altitude est une épreuve malgré l’eau chaude) on ne la voit plus émerger des couvertures. Le froid rend certains d’entre nous légèrement irritables et grognon. La douche est une épreuve, on a beau faire les réglages et mettre l’eau à 40° il faut réussir à se déshabiller et se rhabiller et franchement c’est dur. On apprend à faire vite ! Nous sommes au pied du Machapuchare, gravi une fois mais dont l’expédition s’est arrêtée à 50m du sommet pour ne pas troubler le dieu qui y a établi sa résidence. C’est un monstre de majesté,





Jour 5 Annapurna Base Camp

Les alpinistes disent Summit Day, pour nous ce sera Base Camp Day. On prend le sentier avec le soleil, sinon le froid est difficile à supporter. On longe une nouvelle rivière et on se dirige droit vers les montagnes en face. 2heures de marche magnifique. On s’arrête souvent prendre des photos, s’émerveillant à chaque nouveau centimètre de montagne que l’on découvre au cours de notre ascension. La végétation est jaunie par l’automne, les sommets sont enneigés. C’est un délice pour les yeux. On arrive enfin au panneau Annapurna Base Camp 4 130 m. Je verse ma petite larme. Le panorama est d’une beauté incroyable, tous les annapurnas nous encerclent et juste un peu plus loin le Machapuchare, on est cerné par les plus hauts sommets du monde. L’annapurna Sud, l’annapurna I et III. 8 000 mètres d’altitude. Cela semble à peine croyable. J’ai même du mal à concevoir que certains gravissent le sommet. Il fait déjà tellement froid. On prend un milliard de photos avant de se réfugier à l’intérieur cherchant un peu de chaleur mais ce n’est toujours pas chauffé. Là refus sur l’obstacle seul Mathieu prend sa douche. Il givre à l’intérieur de notre chambre. On assiste au coucher du soleil qui donne des reflets rosés à ces sommets enchanteurs. C’est tellement beau. L’émotion est tellement forte. Je ne suis pas sure que des mots pourraient décrire le sentiment. Je veux juste ouvrir grand mes yeux, tout graver à l’intérieur de mes paupières, et me souvenir de ce sentiment de plénitude intense.


Après un repas chaud qui fait toujours du bien on part s’enterrer sous toutes les couvertures qu’on peut trouver. Mais en altitude, on dort mal, les insomnies commencent et je fais un petit mal des montagnes. Des nausées m’empêchent de dormir mais finissent par passer. En même temps il vaut mieux parce que par -6° il aurait été difficile d’attendre aux toilettes, quasiment à l’extérieur et à l’autre bout du lodge, quant aux aspects pratiques, difficile aussi d’y courir quand vous êtes emmailloté dans un sac de couchage.





Jour 6 ABC – Sinuwa

Réveil à 5h50 pour assister au plus beau lever de soleil de ma vie à 6h10. Au réveil, de jolies couleurs décorent déjà un ciel où trônent la lune et quelques étoiles. On se rend côté Annapurna, on attend, il fait froid, tout à coup le soleil pointe, illuminant délicatement l’Annapurna South, les couleurs sont incomparables. La femme à côté de nous fond en larmes, les miennes coulent aussi. En quelques minutes c’est fini. Un peu comme la vie, il y a un créneau, à vouloir trop attendre on loupe le spectacle. Difficile de s’arracher à ce spectacle. Le soleil nous réchauffe et on le suit dans la redescente. C’est une longue journée qui nous attend on descend de 2000m (après avoir monté et descendu pas mal !). On arrive à Sinuwa. C’est difficile de redescendre, de quitter ce genre de spectacle qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie. Sur le chemin du retour nous croisons les gens dans le sens inverse, leur mine déconfite, traduisant l’effort intense. Ah oui je comprends mieux pourquoi les gens m’encourageaient quand c’est moi qui montais je devais tirer cette tête là aussi « it is worth it, keep going, have a safe journey, you will see it is incredible », certains ont à peine la force d’esquisser un sourire de remerciement.


La redescente est parfois un peu dure, l’objectif est passé, on refait la même route, on sait les difficultés qui nous attendent. On arrive complètement explosés à Sinuwa.





Jour 7 Sinuwa – Chuile.

Encore une grosse journée. Après avoir profité du spectacle on pense qu’il vaut mieux gagner quelques jours sur la redescente pour visiter Katmandou et Chitwan.

La partie que j’aime le moins nous attend, Sinuwa Chhomrong et avec notre grosse marche d’hier c’est encore plus dur.


Après être arrivés difficilement à Chhomrong on bifurque, au lieu de revenir sur nos pas on coupe vers Tadapani pour rejoindre le circuit du panorama des Annapurnas. Le chemin est moins fréquenté et une partie de la route s’est effondrée dans les intempéries du mois dernier. On monte. On s’arrête dans un petit lodge vraiment isolé, perdu au milieu de nulle part, seuls au monde pour le déjeuner. La petite dame est adorable. On reprend, on redescend jusqu’à la rivière, traverse le pont et on entame la remontée. On marche depuis plus 5h et Tadapani est encore à 2h30. Vu notre état de fatigue on aurait probablement mis 3h. On continue une heure de plus jusqu’à Chuile à 2300 mais arrêtons la journée là. Tadapani est encore à 1h30 mais on ne peut plus aller plus loin.





Jour 8 Chuile – Ghorepani

Reposés par une bonne nuit de sommeil on réattaque, les jambes un peu lourdes on ne va pas se mentir. Ça monte encore raide jusqu’à Tadapani à 2600 et on se dit, qu’en effet on n’y serait pas arrivé la veille. La vue à Tadapani est incroyable sur l’Annapurna Sud et le Machapuchare. On regrette quand même un peu de ne pas avoir pu en profiter en y dormant. On reprend. Mais là c’est la goutte d’eau, on redescend, pendant longtemps. Mes nerfs lâchent un peu, je suis en colère, descendre pour remonter, tous ces efforts inutiles, ça me met d’une sacrée humeur de cochon, j’insulte à peu près tout être animé qui me passe par la tête. Mathieu, patient, essaye de me faire relativiser, mauvaise idée, le pauvre. Une bande de singes jouent dans les arbres au-dessus du chemin, ce qui opère un rapprochement entre nous malgré mon humeur, apparemment le singe l’emporte sur le cochon. On passe Ben Tanthi, on s’arrête prendre un coca. De nombreuses personnes chantent et dansent, il y a des symboles au sol. Les fêtes de Diwali ont commencé. Les Népalais chantent et dansent et accueillent la déesse à entrer chez eux. Je pleure, j’ai mal, je suis fatiguée, j’en ai marre. On repart un peu plus paisiblement. On longe une gorge magnifique et on remonte doucement vers le col à 3 000. Le lieu est incroyable, la rivière coule au milieu de canyons splendides, aux couleurs automnales chatoyantes. On monte doucement. On arrive enfin un peu avant Deurali à 3 200. On mange et on repart. Une fois à Deurali on entame la redescente vers Ghorepani, un chien nous suit depuis le lodge où on a mangé, et ce jusqu’à Ghorepani. La vue doit être magnifique, on a à peine le temps de l’apercevoir que déjà les nuages recouvrent tout.

On arrive enfin à Ghorepani et on se pose au lodge, chauffé cette fois. Nous sommes au deuxième étage et c’est difficile de monter les escaliers.





Jour 9 Poon Hill

Ghorepani est une étape populaire pour le lever du soleil à Poon Hill. On part donc vers 5h du matin pour 45minutes 1h de marche passant de 2800 à 3100 d’altitude par un escalier plutôt abrupte. Réveil un peu violent. Entrée à Poon Hill 150 roupies chacun. Lever du Soleil à 6h15. On arrive en haut, la vue est spectaculaire. On a de la chance avec la météo, les nuages ont disparu. On voit donc l’Annapurna Sud et le Machapuchare mais aussi l’autre chaîne de montagne Ghaureli. Encore une fois, le soleil se lève sur une nouvelle journée pour laquelle nous sommes reconnaissants, les couleurs de l’automne sont sublimes, les bruyères jaunes, la couleur du soleil levant, les reflets sur la neige. C’est magique, surprenant, émouvant. On en oublie le froid (enfin pas tous 😊 ). Après avoir admiré le spectacle on redescend. On décide de rester à Ghorepani aujourd’hui pour nous reposer et au final profiter aussi une dernière journée de ce spectacle unique et incroyable, à quoi bon se presser quand on est dans l’un des plus beaux endroits du monde. On traine un peu la journée, mangeant, organisant le reste du séjour, écoutant les chants, les danses, les jeux d’argents, admirant les montagnes. Ça fait du bien de souffler un peu.





Jour 10 Ghorepani – Pokhara.

On repart donc de nos dix jours en montagne. Une longue descente nous attend. 2000 m aussi au final. Et on n’a pas fini de subir ses marches abominables qui cassent les genoux. On descend patiemment. On retrouve des paysages similaires à ceux de Phedi au fur et à mesure que l’on descend. Les rizières en terrasse refont leur apparition, les villages sont un peu plus fournis au fur et à mesure qu’on se rapproche des moyens d’acheminement. On marche jusqu’à Tikkedunga pendant environ 4heures on y mange, continue jusqu’à Hille. De là on négocie une jeep jusqu’à Naya Pul (comptez 2 000 roupies). Le chemin n’est plus très intéressant et ça fait dix jours qu’on marche. On a envie d’arriver. En 40minutes la jeep nous dépose à Naya Pul. Retour à la civilisation, la route, le trafic, tout semble un peu violent après le calme de la chaîne himalayenne. On attend le bus jusqu’à Pokhara, mais c’est encore Diwali. On finit par prendre un taxi qui s’arrête à plusieurs reprises car des femmes dansent sur la route et ne laissent passer qu’après avoir récupéré un billet, donné de bon cœur. On récupère une femme et ses deux enfants, qui s’installent côté passager devant, alors qu’on occupe les trois places arrière. L’un des enfants est posé sur les jambes du chauffeur, l’autre sur les genoux de sa mère, jusque-là tout va bien. On arrive à Pokhara (comptez 1 500 roupies et 400 de plus pour Lakeside).

Ça fait du bien d’être arrivés, de profiter d’une vraie douche, d’un vrai lit, d’une vraie couette, d’un peu de chaleur (qui aurait cru que je dirai un jour qu’une douche asiatique est une « vraie douche » ?). On mange au restaurant, écoute les festivités de Diwali malgré un volume sonore beaucoup, beaucoup trop fort et on profite d’une bonne nuit de repos méritée.

La journée suivante est dédiée à un peu de repos, shopping, massage à Pokhara. Histoire de souffler un peu et de se bichonner.




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