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Le Trek du camp de base de l’Everest, et son détour par Gokyo

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 8 déc. 2022
  • 14 min de lecture

Avec ou sans guide, avec ou sans porteur ?


Comme Annapurna il est facile de faire le trek sans guide, avec une bonne carte, mapsme hors connexion, et du sérieux ça se fait très bien. Il faut bien se renseigner sur les symptômes du mal aigu des montagnes et ne pas les négliger. On ne plaisante pas avec ça. On peut en mourir.



Petit conseil, au-delà de 3000m d’altitude il ne faut pas monter plus de 500m par jour. Il ne faut pas non plus hésiter à redescendre si on se sent mal. Boire beaucoup de soupe à l’ail, et avoir avec soi du Diamox. Attention beaucoup prennent le diamox en préventif, nous on nous a dit que si on avait besoin d’en prendre ça voulait dire qu’il fallait redescendre. On a aussi entendu des histoires de gens qui le prenait en préventif et pour qui cela avait masqué le mal des montagnes et les symptômes d’un œdème pulmonaire. Attention, on a vu pas mal de gens, malades, ou évacués. Il faut vraiment être prudent, ce n’est pas anodin.

Retirer de l’argent pour tout le trek.


Le chemin est bien balisé et il y a du monde tout du long.


Quant au porteur, on est toujours très mitigés sur la question. On comprend que c’est une activité qui fait vivre les habitants mais quand on voit des hommes dont le visage est buriné par le froid et le soleil, le dos abimé par le poids, dans des sentiers plus qu’ardus, portant un frigidaire, ou deux bouteilles de gaz, ou les sacs de plusieurs personnes qui galopent devant et n’apprendront même pas le nom de leur porteur parce que c’est trop différent, ça nous dérange. Ils sont parfois en tong. Les agences doivent leur fournir l’équipement nécessaire, les chaussures etc. beaucoup le font mais le salaire des porteurs est tellement faible que certains préfèrent garder l’équipement neuf et le revendre au retour. Et le truc incroyable c’est que même chargés comme ça, ils vous gratifient de « namaste » sincères, le sourire aux lèvres et vous souhaitant un « safe journey ». Ils ont même l’air compatissant pendant que l’on crache le peu de poumons qui nous reste en portant nos dix pauvres kilos sur le dos. Ça fait vivre la population locale mais les abus nous ont fait tellement mal au cœur.


Petit conseil sur le sentier : Emmener du papier toilette. Prévoyez suffisamment de liquide, le prix est quand même beaucoup plus élevé que pour les Annapurna. Faire très attention au mal des montagnes, vérifier sa saturation en oxygène. Avoir du doliprane, boire de la soupe à l’ail.


A faire avant le trek

Bien préparer ses affaires, avec surtout un sac de couchage, du papier toilette, des vêtements chaud

Retirer du liquide


Acheter sa carte TIMS (apparemment elle ne serait plus obligatoire mais on n’a pas réussi à en avoir la confirmation), le permis de trek.


Comment aller au point de départ


Le point de départ classique c’est Lukla. On y accède en avion ou alors on peut commencer le trek beaucoup plus bas mais dans ce cas là ça rajoute environ 4 jours de marche aller et 4 jours de marche retour.


Il vaut mieux l’avion pensez-vous alors ? C’est que vous n’avez pas vu les photos de l’aéroport. Réputé aéroport le plus dangereux du monde. Et quand on y atterrit on comprend mieux pourquoi.


Les vols ne partent pas vraiment de Katmandou. Enfin apparemment il y en a mais pendant la haute saison on dirait que seules les agences arrivent à avoir des billets. Pour désengorger l’aéroport de Katmandou la majorité des vols partent de Ramechapp. A environ 4 heures de Katmandou. Là c’est un vrai business qui s’est installé. On a trouvé des billets de bus à 2000 roupies (environ 15 euros) mais beaucoup paient jusqu’à 30 euros chacun. On quitte Thamel à Thamel Junction à environ 1heure du matin. Et on roule quatre heures vers Ramechapp, arrivant avant le lever du jour. L’aéroport est minuscule et la sécurité lunaire. Le check-in c’est la foire d’empoigne, les groupes nous passent tous devant. On finit par réussir à faire peser notre bagage et avoir la carte d’embarquement. On se rend ensuite avec notre bagage à la sécurité, on ouvre le sac, les agents y jettent un regard rapide et prennent notre bagage. On passe ensuite à travers un détecteur de métal pour une fouille au corps plus que bâclée et on attend presque sur le tarmac, premiers arrivés, premiers servis. L’heure du billet importe peu. Un petit coucou se pose, environ vingt places.


On monte à bord. Pour l’aller il faut se mettre à gauche pour voir les montagnes. On voit les pilotes dans le cockpit car le rideau qui sépare la cabine du cockpit est presque toujours ouvert.


Décollage. On survole les montagnes. On passe près des collines puis des montagnes c’est impressionnant. Le vol dure environ 25 minutes. Mais 25 minutes avec la peur au ventre, c’est plutôt long. On découvre au loin la chaîne de l’Himalaya. Impressionnante, imposante, majestueuse. L’hôtesse, adresse quelques indications que personne n’entend à cause du bruit. Mathieu me dit qu’on voit la piste. Je regarde, « ben non », « si si, là regarde ». Mon cœur manque un battement. Ce n'est pas une piste, c’est un parking de supermarché ! La piste fait 500m de long et est inclinée à 12° pour stopper les avions. En effet, en bout de piste, la montagne, impossible de remettre les gaz en cas de problèmes ; Des accidents arrivent très régulièrement. Rassurant tout ça. On se pose, et je reste béate devant le calme des pilotes. Bon ok ils se la jouent Top Gun avec leur veste en cuir, les épaulettes bien visibles, les rayban et le chewing gum, mais bon quand tu te poses 10 fois par jour sur l’aéroport le plus dangereux du monde, on peut te pardonner un léger excès d’orgueil sur ta tenue.


Le vol coute environ 300€ l’aller-retour. C’est vraiment impressionnant. Mais je suis ne suis pas sûre que je retenterai l’expérience. Une fois c’est bien.



Les étapes.


Jour 1 – Lukla

Comme raconté, nous avons fait le trajet Katmandou – Lukla. Nous voilà donc à Lukla 2800m d’altitude. Il est 9h du matin et on est parti à 1h. On pourrait, si on était en forme faire la première étape qui n’est vraiment pas longue. Sauf qu’à Bhaktapur, quelques jours auparavant on s’est attrapé une intoxication alimentaire. On a passé plusieurs jours alités déjà, mais ce n’est pas encore assez. On n’arrive toujours pas à manger correctement et on est épuisé. On se pose donc à Trekkers Inn pour la journée, tentant de reprendre le dessus.




Jour 2 Lukla 2800 – Phakding 2600m

Environ 4 heures de marche. Pas grand-chose normalement mais sans manger et sans énergie c’est dur. Heureusement c’est majoritairement de la descente. On s’y attèle tant bien que mal, longeant la rivière. Le trajet doit être joli dans la gorge mais on ne comprend pas grand-chose. Juste à la sortie de Lukla un check post fait acheter le permis local pour entrer dans le Sagarmatha National Park.


On se pose à Phakding. Petit conseil, il vaut mieux se poser dans un petit village après Phakding, les prix sont bien moins élevés et moins attrape-touristes.




Jour 3 Phakding 2700 – Namche Bazar 3400

Cette étape est plus dure que la précédente. Pendant un bon moment on alterne entre rive droite, rive gauche, passant sur des ponts suspendus. On longe toujours la rivière, prenant garde aux mules et aux yaks qui marchent en convoi pour ravitailler les villages. A deux heures de l’arrivée, après un énorme pont suspendu, une grosse côte nous attend. Elle est dure. Surtout dans notre état. Je suis parfois obligée de m’allonger tant les forces me manquent, toujours impossible de manger, à part une petite assiette de frites et du coca (diététique tout ça). Juste avant l’arrivée, un nouveau check post. Enfin Namche Bazar, après environ 6 heures de marche (avec la pause déjeuner). Namche Bazar est un gros village perché dans la montagne. On se pose dans un lodge dont la pièce principale est chauffée. Les douches commencent déjà à couter très cher.



Jour 4 – Acclimatation à Namche Bazar.

On est tellement mal et en plus au-delà de 3000m tous les 1000m d’altitude (sans dépasser 500 par jour) il faut dormir 2 nuits à la même altitude ; On reste donc à Namche. On se promène le long des moulins à prière entraînés par la rivière, on mange un peu, on essaye de reprendre des forces.


Jour 5 – Namche Bazar (3400) – Debuche (3800).

Plusieurs options possibles, la plus longue mais la moins dure ou la plus dure mais la plus belle qui offre une très belle vue sur l’Everest. A votre avis ? Laquelle choisit-on? malgré notre jeûne d’une semaine ? Celle avec vue sur l’Everest bien sûr. On monte donc à presque 4000m d’altitude, péniblement, très péniblement. Là nous l’apercevons, Sagarmatha, l’Everest, flanqué du Lothse à sa droite et puis l’Ama Dablam. Majestueux. Le toit du monde ; C’est très émouvant. Ça nous redonne un peu de force pour avancer. On redescend maintenant à presque 3200m. On s’arrête manger au fond de la rivière juste avant la grosse remontée. Je n’avale rien sauf un bounty, Mathieu a un peu plus d’appétit mais ce n’est pas la folie non plus. On commence péniblement la dure remontée qui doit nous emmener à Tengboche. On croise un groupe qui marche avec des instructions à la voix. L’un des organisateurs nous explique que c’est un groupe de malvoyants britanniques. Le premier groupe à rejoindre le camp de base de l’Everest. Nous sommes impressionnés, et ça nous fait relativiser sur nos petits problèmes d’intoxication alimentaire. J’admire l’exploit, mais je m’interroge, on s’inflige autant de souffrance parce que cela nous permet de voir des paysages incroyables, si je ne pouvais pas les voir, je ne pense pas que je m’infligerai tout ça. Alex, l’un des organisateurs m’explique que c’est eux qui recréent le paysage pour ceux qui sont malvoyants, et que l’atmosphère fait le reste. Je suis admirative. Ils avancent guidés par des instructions (4, 6) en fonction de la hauteur de la marche qui les attend). Après deux heures de montée on arrive à Tengboche où tous les lodges sont pleins à cause d’un festival. Tengboche est connu pour son monastère. On poursuit jusqu’à Debuche à 30-45 minutes de là.




Jour 6 Debuche (3800) – Pheriche (4300)

On repart de Debuche et on marche toujours le long de la gorge. On passe au pied de l’Ama Dablam. Les sommets commencent à se faire plus hauts, plus imposants. La végétation diminue et on s’enfonce bientôt dans la steppe ou la toundra. On passe Pangboche. On monte, on choisit la plaine de Pheriche. C’est magnifique. Teboche et Cholatse se tiennent devant nous. Un dernier effort pour descendre vers la rivière.

On se pose à l’Edelweiss. Super lodge. Avec solarium.





Jour 7 – Acclimatation à Pheriche.

On reste la journée à 4300 pour s’habituer à l’altitude, l’air se fait plus rare. C’est de plus en plus difficile de respirer. Notre saturation baisse un peu.


Jour 8 Pheriche (4300) – Tokla (4600m)

Courte étape de 2heures. Mais l’altitude contraint. Il n’y a que deux lodges à Tolka il faut essayer de réserver. On marche pendant une heure dans cette plaine où serpente la rivière au pied de Teboche et Cholatse. Puis la pente commence pendant environ 40 minutes. On arrive enfin à la rivière où il faut descendre pour traverser. Ça fait faire un détour conséquent ; on remonte légèrement et nous voilà à Tolka. On commence enfin à se sentir mieux.





Jour 9 Tokla (4600) – Lobuche (4900) – Gorak Shep (5100) – Everest Base Camp (5300) – Lobuche (4900)

Grosse journée. Très grosse journée. On monte pendant une heure, de manière très raide jusqu’au mémorial érigé en l’honneur des sherpa et alpinistes morts dans ces montagnes. Après la route se fait plus douce. En une heure on rejoint Lobuche. On pose nos affaires au lodge à New EBC et on part plus légers pour Gorak Shep à 5100. C’est le point de chute le plus haut mais on ne recommande pas d’y dormir, beaucoup y sont sujets au mal des montagnes et apparemment c’est non seulement très cher mais aussi très sale. Il n’y a pas d’eau courante. Tout gèle à cette altitude. Alors tant pis on fera l’aller-retour. On passe donc une heure dans la toundra, sans difficulté. Puis une heure sur la moraine (la fin du glacier) ce ne sont que des roches charriées par la glace, le sentier monte et descend et c’est assez difficile, on peu facilement se faire mal. Il y a aussi beaucoup de faux espoirs on croit que Gorak Shep se trouve derrière le prochain monticule mais les espoirs sont déçus bon nombre de fois. Enfin après deux heures depuis Lobuche on arrive à Gorak Shep. On y mange pour reprendre des forces (il faut presque vendre un rein pour un plat de pâtes).

De là on repart. On marche pendant 1h30 sur la moraine mais d’un chemin qui semble plus facile. Il monte moins ; Arrivés au bout de celle-ci il faut descendre, il faut être prudent car le chemin est plus difficile, il n’y a plus de sentier, les lacs sont gelés, il y a de la glace et si on tombe il peut y avoir des crevasses.


Mais nous y voilà. Une roche devant nous l’indique « Everest Base Camp 5364), encerclés de montagnes, on voit à peine l’Everest, mais l’émotion est entière, quelques larmes coulent sur mes joues, on y est. Il n’y a plus qu’à admirer (et prendre des photos parce qu’on n’est pas près de revenir).


La redescente est longue, 1h30 jusqu’à Gorak Shep, 1h45 jusqu’à Lobuche. On se perd. Sans personne sur le sentier, la moraine nous fait perdre nos repères. On finit par rentrer vers 17h au lodge. Il ne faut pas arriver plus tard il fait froid et nuit. Ça peut être dangereux.




Jour 10 repos à Lobuche.

Acclimatation, repos, appelez ça comme vous voudrez.


Jour 11 Lobuche (4900) – Gorak Shep (5100) – Kala Patthat (5600) – Pheriche (4300)

On repart vers Gorak Shep, dur de faire la même route, sachant ce qui nous attend, et détestant cette parcelle.


De Gorak Shep on commence l’ascension vers Kala Patthar. La plus dure de notre vie. On monte lentement. 1,6km et 400m de dénivelé. Il nous faut deux heures pour atteindre le sommet (ça vaut le coup d’aller jusqu’en haut). On monte un pas après l’autre. L’Everest se découvre peu à peu, imposant, magnifique.


C’est dur. Le plus dur qu’on ait fait ;


Arrivé en haut, on prend quelques photos. Je m’assieds pour admirer cette vue exceptionnelle sur l’Everest et Nuptse, avec des lacs gelés juste devant mais un mal aigu des montagnes me saisit. Je suis terrifiée à l’idée de m’évanouir ou de perdre la vue au sommet de cette montagne à cause d’un œdème, je redescends en quatrième vitesse. En moins de 50 minutes je suis à Gorak Shep. On a perdu 400m déjà. Mais je me sens toujours aussi mal. J’attends Mathieu. Il a faim il faut que nous mangions, je ne peux rien avaler à part un doliprane qui me fait me sentir un peu mieux ;


Après le repas nous rejoignons Lobuche en 1h30, puis Tokla en 1h et enfin Pheriche En 1heure à nouveau. Nous arrivons à 17h50. Il faut nuit noire. Nous finissons à la frontale avec du givre sur nos cheveux et nos sacs. Nous connaissions le chemin et savions que la dernière partie (celle que nous ferions potentiellement de nuit) serait plate et facile.




Jour 12 – Pheriche En attente d’un hélicoptère vers Gokyo.


Ah Oui. Petite histoire de père Castor. On voulait faire Gokyo. On s’était dit que si on avançait comme pour les annapurnas (faire en 10 jours ce qu’on avait prévu de faire en 15) on pourrait facilement faire les lacs de Gokyo. Mais on a été malades. Donc on n’a pas pu gagner de jours. De là, quelles solutions pour rejoindre Gokyo ?


Depuis Lobuche on peut passer par Chola Pass, en terme de jours ça peut le faire si on se dépêche, mais Chola Pass est un glacier et marcher seuls sans équipements sur la glace pendant quelques centaines de mètres n’est pas vraiment recommandé. De plus si nous devons utiliser des crampons (ce qui est fortement recommandé) nous ne sommes plus couverts par l’assurance. On n’a pas très envie de jouer.


Autre option : redescendre jusqu’à Namche Bazar, de là faire l’aller-retour. Entre 4 et 5 jours à un bon rythme. On est épuisés et notre vol est bientôt ; On se voit donc abandonner l’idée avec regret.


C’est bientôt l’anniversaire de Mathieu et je pensais me renseigner pour un vol en hélicoptère dans l’Himalaya comme cadeau, plutôt que d’aller vers ce qu’on a déjà vu pourquoi ne pas se faire déposer à Gokyo ?


On se renseigne. Les prix varient entre 800 et 1600$ pour un hélico soit 4 passagers. On propose autour de nous, personne ne veut nous suivre.


Notre sherpa à Pheriche nous en trouve un à 700, allez soyons fous. On le prend. Merci beaucoup aux parents de Mathieu qui nous ont beaucoup aidé pour nous offrir ce beau cadeau. On doit partir le jour même à 13h mais un problème technique l’empêche. On attend donc le lendemain, dans notre lodge préféré.


Jour 13 Pheriche – Gokyo

Vers 8h, direction l’hélipad, le pilote se pose, c’est un moteur fabriqué chez nous et sur lequel Mathieu travaille (enfin pas exactement ce moteur là mais presque). Je monte devant pour une question de poids. L’hélico décolle et longe cette plaine que l’on aime tant. En 30 secondes il remonte ce qui nous a pris 1h en marchant de nuit, gelés, deux jours auparavant. Bref. On fonce vers les montagnes. On passe près, mais à ces altitudes il n’y a pas énormément de marge donc on ne peut pas monter trop haut. On fonce dans un cirque. Je ne connais pas grand-chose à l'aéronautique mais il me semble que l’hélicoptère est censé passer au-dessus des montagnes pas foncer dedans ! L’espace d’un instant c’est terrifiant. Je me retourne vers Mathieu, il doit savoir ce que le pilote fait. A sa mine aussi déconfite que la mienne, ma terreur augmente, apparemment il n’est pas plus rassuré que moi. On fait le tour du cirque cerné par des montagnes bien plus hautes que nous. Le pilote semble prendre un ascendant, on passe enfin la montagne, vol au-dessus de Chola Pass, survole un glacier. On voit des lacs. On fonce à nouveau vers une montagne descendant en altitude. On se pose. On sort de l’Hélicoptère. Ça a duré 10 minutes mais c’était vraiment intense et magique (non je ne parle d’autres moyens de s’envoyer en l’air).


Le lac de Gokyo est exceptionnel. La montagne enneigée veille sur une lagune d’un bleu remarquable ; On reste bouche bée.


On marche jusqu’au 4° lac. Nous n’avons plus la force d’aller plus loin. En fin d’après-midi on monte à Gokyo Ri à 5300m d’altitude. Là encore, aussi dur que Kala Patthar et la fatigue se fait sentir. 2km 600 de dénivelé. On met un peu plus de deux heures. Arrivés au sommet la vue est spectaculaire. L’Everest, le glacier d’où l’on voit régulièrement des glissements de terrain peu rassurants. Le lac de Gokyo, derrière de magnifiques sommets ; Impressionnants.

On regarde l’Everest se parer de couleurs orangées mais on ne reste pas jusqu’au bout, le froid, la nuit, tout cela semble rendre la redescente trop dangereuse. On redescend on admirant calmement les sommets enneigés, voyant une dernière fois Sagarmatha de manière spectaculaire.


Beaucoup d’émotions aujourd’hui.





Jour 14 Gokyo (5300) – Phortse Tenga (3700)

On redescend. Le mental n’y est plus, on a tout le temps froid, et on n’a plus envie ; On redescend donc, on passe devant les 2 premiers lacs de Gokyo et c’est sublime. On longe la rivière. On longe le précipice à flanc de colline. On parcourt presque 16 kilomètres. Descendant à chaque village avant de remonter. On arrive enfin à Phortse Tenga, tel des zombies.




Jour 15 Phortse Tenga (3700) – Benkar (2700)

L’étape commence par 1h30 de grosse montée. On n’a plus la force de parler. On avance péniblement. On choisit la route la plus longue mais avec le moins de dénivelé pour rejoindre Namche Bazar. On voit une dernière fois l’Everest. On descend cette montée interminable qui m’avait donné envie de pleurer pendant deux heures. On retraverse ce pont terrifiant. On longe à nouveau la rivière. On s’arrête à Benkar, on n’a pas la force de rejoindre Phakding et au final c’est mieux ainsi. La nourriture est meilleure et moins chère.




Jour 16 Benkar (2700) – Lukla (2800)

La dernière étape. On descend pendant un moment, puis on remonte vers Lukla traversant nombre de fois la rivière ; La dernière montée vers Lukla est la plus dure. On arrive enfin. On a à présent des appétits d’ogres. Mathieu craque même et commande une bière. On s’en fout on a mérité cet apéro !!





Jour 17 Lukla – Katmandou



On prend l’avion depuis Lukla. Nous quittons l'Himalaya avec émotion. C’est au moins aussi terrifiant qu’à l’aller car il y a beaucoup de turbulences. On a une heure de retard car l’aéroport de Ramechapp est fermé. Une fois arrivés, nos bagages n’ont pas suivi, ils sont dans l’autre avion. On attend une demi-heure et on prend un mini-van vers Katmandou. 4heures de route.


On y est, lessive, lit, douche chaude. Que du bonheur !


On passera ensuite deux jours à Katmandou à manger comme des ogres et à comater. Dommage pour Bodnath qu’on devait faire.


En tout nous avons parcouru 140 kilomètres et 6 000 de dénivelé positif. et quelques kilos en moins.


En tout, avec les annapurnas ce sera 235km 12 000km de dénivelé positif, 12 000 kilomètres de dénivelés négatifs.


On a mérité de comater deux jours non ?




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