L’Andalousie, la perle du sud de l’Espagne.
- CitoyensDuMondeEM

- 4 janv. 2020
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Premier arrêt : Séville, la quatrième ville du pays est bien connue pour ses monuments, sa gastronomie et son climat. Berceau du flamenco, c’est une ville qui marque les esprits et que beaucoup apprécient. Les eaux du Guadalquivir traversent paisiblement la ville, et se promener sur ses berges en fin d’après-midi peut être l’occasion d’un moment de détente agréable.

Il y a tant de choses à voir, par quoi commencer ? Probablement par le cœur de la ville, le monument le plus emblématique : La cathédrale de la Séville avec sa porte de la concepcion. A l’intérieur on trouve le tombeau de Christophe Colomb même si la controverse demeure quant à son authenticité. La cathédrale s’ouvre sur la cour des orangers et on peut monter à la Giralda, l’ancien minaret qui offre une vue imprenable sur la ville.
On continue par l’Alcazar, monument de l’architecture mauresque et du mélange culturel qui marqua les siècles de l’Andalousie. J’ai beaucoup aimé cet édifice, Mathieu s’est ennuyé ferme (du moins jusqu’à ce qu’il réalise que l’Alcazar avait servi de décor à Game of Thrones pour représenter Dorne).
Les jardins regorgent de trésors et il faut du temps pour explorer toutes les galeries. On trouve aussi au détour de la ville la casa de pilatos, le palais de san Telmo, les murailles de Séville, la Basilique de la Macarena (rien à voir avec la chanson), le palais archiépiscopal le palacio de las Dueñas ; les arènes, la Torre del Oro, de nombreuses églises,
et bien sûr l’incroyable place d’Espagne conçue pour une exposition de 1929 et située dans un parc très agréable.
Il faut se ménager un peu de temps pour arpenter les rues et pour déguster quelques tapas (un vrai coup de cœur pour le bar à tapas 2 de mayo) avant d’aller voir et écouter du Flamenco.
Deuxième arrêt : Cordoue.
Cordoue est l’une de mes villes préférées en Espagne (après Salamanque bien sûr). J’aime ses ruelles aux couleurs vives, où l’ensemble des maisons semble être des modèles d’exposition. La grande mosquée (la Mezquita) est aussi un joyau de l’architecture. Si vous y aller tôt le matin, l’entrée est gratuite et il y a moins de monde, l’occasion d’apprécier sereinement les lieux et chercher à percer les secrets bien gardés du monument. La Mezquita a été construite en 784 avant d’être transformée en église catholique en 1236. La transformation s’est accompagnée de la création d’une nef, autorisée par Charles Quint, qui regretta dès qu’il les vit les changements apportés. Il eut cette phrase désormais célèbre « vous avez détruit ce que l’on ne voyait nulle part pour construire ce que l’on voit partout ». Quand on visite les lieux, on comprend facilement ce regret. Les colonnes dénotent d’une harmonie peu commune, et s’asseoir quelques instants pour les admirer ne peut faire aucun mal.
Attention cependant aux arnaqueurs bien installés à côté de la mosquée. Je me suis fait avoir comme une bleue par une femme qui a voulu me lire les lignes de la main, ne sachant pas couper court à la conversation, je me suis retrouvée piégée, pour entendre un paquet de sottises qui m’importaient peu soyons honnêtes.
On trouve également la synagogue de Cordoue, celle-ci est l’une des trois seules synagogues espagnoles datant d’avant 1492, elle est très abîmée mais cela vaut le détour.
Cordoue aussi dispose d’un Alcazar dont les jardins sont très beaux et de murailles qui encerclent la ville. On y trouve également les écuries royales datant du 16ème siècle.
Chaque rue est un délice pour les yeux, chaque quartier a sa personnalité. On peut terminer la visite sur les bords du Guadalquivir à admirer le pont romain.
Dès le mois de juin, la chaleur est étouffante, et les rues sont déserte en début d’après-midi. L’occasion peut-être de se relaxer dans les bains arabes.
Troisième arrêt : Malaga.
Pour être honnête on n’y a pas trouvé un grand intérêt, si ce n’est la baignade en bord de mer ou le musée du vin de Malaga. Nous nous sommes vite remis en route.
Quatrième étape : Grenade.
Grenade est bien connue pour son joyau : l’Alhambra qui trône au pied de la Sierra Nevada. Il faut réserver ses billets TRES en avance pour avoir une chance d’accéder au palais Nazaries. On passe alors facilement une journée à déambuler dans les différents palais, dans les jardins, jusqu’à la fontaine aux lions. Malheureusement il y a toujours beaucoup de monde mais il faut réussir à en faire abstraction pour s’imprégner de la magie des lieux.
On monte ensuite au Sacromonte pour admirer l’Alhambra sous un autre angle, avant de déambuler dans le marché de la Alcaiceria et au quartier Bib Rambla.
Il ne faut pas oublier de prendre le temps de déguster les tapas locales. D’ailleurs ici, lorsque vous commandez à boire ou vous offre automatiquement une tapa. Pas mal non ?
Savez-vous d’où vient la tradition des tapas ? Lorsque les gens commandaient à boire, le serveur couvrait le verre d’un morceau de pain ou d’une assiette pour éviter que les mouches ne tombent dans le verre, petit à petit la garniture de ce couvercle a été améliorée, et on ne leur en tiendra pas rigueur.
En Andalousie n’oubliez pas de goûter les Berenjinas ces aubergines confites au miel, ainsi qu’un salmolejo (l’équivalent d’un gazpacho mais sans concombre et bien meilleur) cette soupe froide fait un bien fou lorsque la température dépasse les 40°C.
Il est temps de retourner en France, mais d’abord un petit arrêt très rapide par Saragosse pour admirer la gigantesque cathédrale.































































































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