Katmandou et sa vallée : Bhaktapur, Patan, Swayambunath
- CitoyensDuMondeEM

- 5 déc. 2022
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 déc. 2022
Le Népal est connu pour ses treks mais ce serait dommage de négliger le patrimoine culturel de la vallée de Katmandou. Même si malheureusement, ce dernier a beaucoup souffert des séismes de 2015. J’ai regretté de ne pas avoir de guide parce qu’on n’a pas vraiment les codes pour comprendre cette architecture tellement différente et l’histoire qui y est associée.

Katmandou
Pour y aller, tout dépend, nous, nous venions de Chitwan alors on est venus en bus mais sinon, évidemment il y a l’aéroport, d’où on arrive souvent.
Attention Katmandou est hyper polluée et il y a de la poussière partout. Un masque peut aider.
Où dormir ?
Pour les budgets un peu serrés Hôtel Family Home, super bien situé (enfin serré 16€ la nuit avec le petit déjeuner. Pour les budgets no limit, on recommande Vatsu boutique hôtel. On y est allé pour l’anniversaire de Mathieu et on a adoré.
Quoi qu’il en soit le mieux est de dormir à Thamel.
Où manger ?
Attention ! ne faites confiance à rien ni personne. Les intoxications alimentaires sont courantes, on en a fait les frais. Attention à l’eau. On n’a plus fait confiance ni à l’eau du robinet filtrée dans la gourde, ni à l’eau minérale. Résultat, à la fin on filtrait l’eau minérale dans la gourde (ceinture et bretelles).
La French Crêperie est excellente, le restaurant chinois en bas de Family Home Hotel est très bon et on avait un gros coup de cœur pour Fresh elements restaurant mais il a fermé entre temps. Marco Paulo pour l’anniversaire de Mathieu en guise de consolation était très bien.
La prudence est de mise quoi qu’il en soit. Surtout avant de partir en trek.
Que faire ?
Visiter Thamel et toutes ses petites boutiques. Ça fait un peu boui-boui, les rues sont étroites, on s’y perd facilement, il n’y a presque pas de trottoirs et la circulation est originale, mais on a bien aimé (peut-être que ça nous a moins choqués parce qu’on avait fait l’Inde pas longtemps avant).
On rejoint par ses ruelles qui ressemblent à un marché à ciel ouvert Durbar Square.
Durbar Square : entrée 1000 roupies pour la journée.
De là on voit le centre historique. De nombreux bâtiments sont encore en reconstruction après les séismes.
L’édifice le plus surprenant, à mon sens est le palais de la Kumari.
La Kumari est la dernière déesse vivante au monde. C’est une petite fille, née dans une famille bouddhiste et qui deviendra pourtant une déesse hindoue. Surprenante entente inter-religieuse. Elle doit avoir un horoscope sans faille, un corps sans défaut et être née dans une caste bien particulière : les newares. Elle est alors érigée au rang de déesse vivante, et ce jusqu’à ce qu’elle devienne impure. Si la moindre goutte de son sang est versée elle est immédiatement rétrogradée. Evidemment, elle l’est forcément à la puberté. Mais une Kumari a par exemple été destituée parce qu’elle s’était rendue aux Etats-Unis pour promouvoir un film sur le Népal. Cet acte a été jugé impur. Ses pieds ne foulent jamais le sol impur. La façade du palais est très belle avec son bois sculpté. On peut entrer le matin avant midi et si Sa Divinité le veut bien, certains peuvent l’apercevoir à l’une des fenêtres de la magnifique cour intérieure. On entend surtout des bruits d’enfants qui jouent. Une fois revenues à la vie civile normale, leur vie n’est pas souvent drôle. Le choc peut être violent, certaines en ont perdu la tête. Surtout qu’elles ne peuvent pas trouver de mari, car il parait que le mari d’une Kumari mourrait dans l’année qui suit la noce. Il y a évidemment peu de candidats. Elles obtiennent à présent une allocation pour service rendu. C’est une tradition et une croyance très surprenante, qui soulève évidemment son lot de critiques (surtout quand on se veut féministe).
On trouve ensuite de nombreux temples : Bhagwati temple, Jagannath Temple, Taleju Temple, le royal palace et le Hanuman museum. On croise les fenêtres d’ivoire, les gros tambours et une cloche.
J’ai trouvé l’architecture et les toits superposés particulièrement impressionnants !
Swayambunath
On le surnomme le Monkey temple mais les habitants de la région n’aiment pas du tout cette appellation. On ne recommande donc pas.
Il est situé à 2km a l’Est de Katmandou. Nous choisissons donc de nous y rendre à pied. Pas facile dans cette ville, mais on y parvient.
Le temple est perché en haut d’une montagne. Comptez 200 roupies l’entrée. Un grand escalier mène au stupa blanc, orné des yeux reconnaissants de Bouddha. Il offre une vue incroyable sur la ville, au loin la chaîne de l’Himalaya se dessine, difficilement à cause de la pollution. Au coucher du soleil le tout est superbe.
Attention aux singes qui sont en effet présents en nombre.
Bhaktapur
Comment y aller ?
Depuis Rattnapark de nombreux bus locaux y vont. C’est une expérience. Pour 13 kilomètres il faut compter plus d’une heure mais seulement 300 roupies. Le bus est bondé. On peut même difficilement respirer.
Où manger ?
C’est là que nous avons attrapé notre intoxication alimentaire. Rien que d’imaginer manger dans cette ville me soulève à nouveau le cœur. Donc clairement pas de recommandation. Il y a une spécialité le Ji Ji Dhau, un genre de yaourt au lait de buffle, pas mauvais du tout mais on ne sait pas si c’est ce qui nous a fait vomir alors pas sûr qu’on recommande.
Que voir ?
Durbar Square : entrée 1500 roupies.
Bhaktapur est considérée comme la plus belle ville de la vallée, je pense lui avoir préféré Patan. Faut dire que quand on est arrivé on est tombé par accident sur le sacrifice sanglant d’une chèvre blanche (je n’ai pas regardé mais mon regard s’est ensuite malencontreusement posé sur l’animal maculé de sang. Ensuite on a passé notre soirée à vomir à cause de l’intoxication donc peut-être que notre jugement est un peu faussé, on ne va pas se mentir.
C’était l’ancienne capitale au XIV° siècle, ce qui explique le nombre de bâtiments historiques.
Dwarika Temple, National Museum et Royal Palace (mais il faut encore payer l’entrée alors que l’accès au site en lui-même est déjà onéreux), la porte d’Or, le palais aux 55 fenêtres, Pashupatinath Temple
En dehors de Durbar Square on trouve Taumadhi Tole avec le temple de Nyatapola, une merveille constituée de 5 toits, ce qui représente les cinq éléments. Un défi architectural.
On trouve aussi Pottery Square où comme son nom l’indique on fait de la poterie. Les artisans y sont impressionnants, d’une dextérité exceptionnelle. Sur la place sèchent toutes leurs œuvres.
Enfin Dattrataya Square, avec un charme tout particulier avec son temple sur la place bordée de maisons anciennes et authentiques. Dans une rue vers l’arrière de la place, à l’angle du musée on trouve Peacock House (la maison du paon). En effet dans la rue transverse une fenêtre en bois sculpté avec beaucoup de grâce et de finesse représente un paon faisant la roue. Les détails sont vraiment exceptionnels et valent le détour. Les fenêtres au Népal sont souvent de bois gravé, les premières vitres ne sont arrivées dans le pays que très tardivement (vingtième siècle). La première vitre a d’ailleurs été installée à Bhaktapur, dans le palais aux 55 fenêtres.
Patan
Comment y aller ?
On a combiné Bhaktapur et Patan, on prend donc le bus de Bhaktapur pour Patan pour seulement 75 roupies chacun. Il met environ 45minutes pour parcourir les 6 kilomètres qui séparent les deux villes.
Entrée 1000 roupies aussi.
A voir : le royal palace
Le patan museum avec ses différentes cours dont celle avec la fontaine circulaire magnifiquement sculptée.
Le temple de Vishnu
Krishna Mandir, le temple de pierre rendait hommage aux femmes qui selon une tradition ancienne (et aujourd’hui heureusement interdite) la veuve s’immolait vivante sur le bûcher de son mari. Sympa.
Mulchowk et les jardins.
Pour le reste de la vallée, il y a aussi Pashupatinath, ville sainte car un affluent du Gange passe par là. Apparemment assez similaire à Varanasi. Il y a un magnifique temple Hindou mais interdit d’accès au non-hindous et de nombreux bûchers de crémation. On n’a pas vraiment eu envie d’assister à cela. Apparemment c’est mieux que Varanasi car les corps sont vraiment entièrement brûlés mais vu ce qu’on nous a raconté on s’est dit qu’on allait économiser 1000 roupies pour voir des incinérations. Ils ont même réussi à choquer nos nouveaux amis (rencontrés sur le trek) médecins. Alors franchement on n’avait aucune chance.
Il y a aussi Bodnath, plus grand stupa au monde avec une grande ferveur. On devait y aller, mais la première fois l’intoxication alimentaire nous a cloués au lit, et au retour du trek j’avoue qu’on était tellement épuisés qu’on a vraiment eu la flemme. Ce n’est pas bien mais bon on était très fatigués.



































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