Sur la route des saveurs de l’Argentine, la pépite sensorielle de notre périple. Et plus encore !
- CitoyensDuMondeEM

- 28 juin 2023
- 6 min de lecture

Par où commencer ? Il y a tellement à dire sur ce magnifique pays, et je ne parle que de la nourriture et des boissons.
S’il y a 2 principaux mets à mettre en avant, tout d’abord il faut parler de la viande, la meilleure au monde (La Carne) et les vins d’excellente qualité, que je classerais juste après ceux de notre belle France.
Commençons par la viande. Ce gigantesque pays bénéficie d’un atout énorme : il s’agit de sa superficie. En effet, ces gigantesques plaines (Pampa) permettent un élevage de bovins et d’ovins dans un environnement permettant à leur viande d’atteindre une qualité exceptionnelle.
Le bœuf est le met rendant célèbre l’argentine et croyez-moi, on ne pourrait même pas l’imaginer avant d’avoir goûté. Il faut absolument se renseigner sur les différentes appellations des différents morceaux avant de commander et faire aussi très attention à la taille des plats (quasiment 500 grammes pour une personne). On recommande absolument les morceaux grillés à la parilla (en grillade). Les meilleurs sont le Lomo (le filet), dédicace pour Emeline mais pas assez de morceaux de gras à mon goût. Deux autres morceaux sont l’ojo de bife (rumsteak) ou le bife de chorizo (faux-filet). Ce dernier est le meilleur à mon goût : un mix de viande hyper tendre associé à des morceaux de gras, l’association parfaite. Evidemment, il faut accompagner cela d’un petit vin argentin, cépage malbec (oui je sais cela donne du Cahors…, après vous pouvez changer de cépage type cabernet sauvignon c’est encore meilleur mais plus cher), le plus répandu, mais j’y reviendrai plus tard avec plus de détail.



Pour la cuisson, évidemment, il faut demander « la carne jugoso ». Entre le bleu et le saignant, excellent. Et pour cette cuisson, vous pouvez faire confiance « al asador », le chef cuisinier qui ne se trompe jamais.

Pour le tarif, avec le taux blue (Emeline en parle certainement dans ses articles), on s’en sort facilement pour une dizaine d’euros pour des morceaux énormes de 300 à 700 grammes. Autant vous dire qu’il faut se renseigner avant de commander un ou deux plats pour deux personnes. On a souvent fait un plat de viande avec accompagnement pour deux personnes. En revanche, il ne faut pas s’attendre à des petits légumes, ce n’est pas du tout la norme ici. Vous pouvez faire confiance aux « papas fritas », des frites simples mais efficaces et souvent très bonnes. Pour la bouteille de vin, on en trouve à tous les prix, mais une bonne bouteille peut coûter environ 5 euros (au resto). Vous devez vous en doutez, nous ne nous en sommes pas privé !
Autres informations intéressantes, je vous conseille également de faire vous-même la cuisine. On retrouve ces mêmes morceaux de viandes à des tarifs impensables. Pour donner une idée, 1kg de Lomo (filet de bœuf, le morceau le plus raffiné) en charcuterie (carneceria) vaut environ 5 euros. Encore une fois, il n’y a pas eu d’abstinence.
Tous ces morceaux de viandes sont souvent accompagnés d’une sauce locale dite Chimichurri réalisée à base de tomates, huile d’olive, origan, thym, laurier, piment, persil, ail et bien d’autres épices encore. Un sacré mélange et une belle réussite (Voir image ci-dessus).
Un autre morceau intéressant au restaurant est le porc (el cerdo). Souvent de l’échine et à une cuisson parfaite. Je recommande.

Passons maintenant au vin (el vino tinto/rouge o blanco/blanc). L’Argentine a pu bénéficier de par son histoire (à l’époque des missionnaires jésuites) d’un développement important des vignes et donc du vin. Il y a plusieurs régions connues et importantes pour le vin. La première région est celle de mendoza, étape incontournable d’un voyage en Argentine. Cette région s’est développée autour de cet élixir. Il est impensable de venir en Argentine et de ne pas visiter les bodegas, domaine viticole souvent composé de tours guidés suivi de dégustation mais aussi de restaurant bistronomique voire gastronomique. On recommande 2 ou 3 jours parce que au-delà cela n’est plus raisonnable (le foie ne suit plus). La journée type étant une visite de 2 ou 3 bodegas avec dégustation (d’environ 4 à 6 verres par bodega) généreuse côté quantité. Autant vous dire que vous y allez en bus (moins cher) mais le retour se fait en Uber : petite dédicace à Dumé, il se reconnaitra. Il faut démarrer le matin par une bodega, y faire un resto et finir l’après-midi par 1 ou 2 dernières bodegas. Lors de ces tours on y apprend que le malbec est le cépage le plus important mais on y retrouve aussi du cabernet franc, du cabernet sauvignon, du sémillon, pinot noir, merlot, syrah, tannat et bien d’autres. Côté vin de garde, ils utilisent des tonneaux au bois de chêne français et avec un peu de tonneaux en bois des Etats-Unis. Honnêtement le niveau d’élaboration de leur vin est très haut, on y retrouve de très très bonnes bouteilles. Quelques conseils de bodegas (pensez à réserver) : Dans la zone de lujan de cuyo, il y a Norton (avec restaurant gastronomique) : haut de gamme avec superbes vues sur les piémonts des andes, Renacer plus familiales avec un domaine superbe entre lacs, vignes et saules pleureurs, très authentique. Côté Maïpu, on a essayé tempus alba et vina al cerno, très sympa. Nous avons également pu dormir une nuit en bodega au Club Tapiz, cadeau d’anniversaire d’Emeline oblige ! Quelle découverte : de l’huile d’Olive maison délicieuse, des vins fabuleux, un resto incroyable et un domaine majestueux.





Une autre région importante de vin est celle de Salta où l’on retrouve le même type de cépage qu’à Mendoza. Quelques particularités, le cépage Torrontés (se pronconce Tochontés) donnant des vins blancs fruités et rond en bouche, on a aimé ! Une autre particularité est que cette région située en haute altitude regorge de vignobles à plus de 2000 m d’altitude avec le domaine le plus haut du monde Colomé (On recommande fortement).

Passons maintenant aux spécialités de certaines régions. La Patagonie avec ses Santollas (se prononce Santocha), un crabe version King Size ou plutôt une araignée de mer King size malheureusement hors budget pour nous à ce moment du voyage. En revanche, il faut absolument tester le cordero al palo (agneau cuit à la broche toute l’après-midi pour un service lors du dîner). Cela rappelle le mishui. Une viande d’une tendresse exceptionnelle.


On peut aussi citer quelques plats traditionnels que l’on retrouve dans tous les menus à un prix imbattables. La Milanesa, qui est une sorte d’escalope panée de bœuf, de poulet ou de porc que l’on retrouve sous différente formule : a la napolitana (recouverte d’une omelette et d’une sauce tomate), a la suiza (recouverte d’une tranche de jambon, de sauce tomate et de fromage râpé.
Il y a également les raviolis fourrés de fromage ou de viande mais aussi les noquis. Pour la petite histoire, les noquis se mange en fin de mois lorsque le compte en banque est à sec. On y glisse un billet sous l’assiette en espérant que ces derniers fassent des petits pour le mois suivant ! Il s’agit là du meilleur rapport qualité prix des menus.
Enfin, terminons par les plats phares régionaux.
Dans toutes l’argentine, le plus connu est bien évidemment l’empanadas, sorte de chausson fourré de divers ingrédients. On peut citer, le jambon-fromage basique mais très bon, le choclo ou mais, la viande, le poulet ou encore les oignons. Elles peuvent être pimentées ou pas. Elles sont cuisinées de 2 façons : al horno (au four) ou frites. Bien meilleures au four car moins grasse. C’est un très bon moyen de casser la croute le midi avec 3 ou 4 empanadas par personne à un prix d’environ 250 pesos argentins (50 centimes d’euros au taux blue) l’unité. On mange donc pour environ 2 ou 3 euros par personne et c’est très bon. On y trouve aussi de toutes les tailles !


Au nord vers Salta, on retrouve aussi le pastel del choclo sorte de gratin cuit au four composé de viandes hâchées, raisins secs et maïs. Il y a également le locro, soupe de haricots préparée avec du maïs blanc et de la viande de porc, un genre de cassoulet argentin. Pas mauvais mais je ne recommanderai pas une seconde fois. Enfin, on peut citer les tamales : un mélange de farine de maïs blanc et d’œufs cuits dans de la feuille de maïs en version salée ou sucrée. Dans les deux cas, un étouffe chrétien !



Pour finir, je vous recommande également de tester leurs différentes bières locales qui sont très bonnes (une dédicace à la brasserie Patagonia, la meilleure selon moi).
Et j’allais oublier, il faut absolument goûter les confitures (au calafate, baie locale) qui sont excellentes et le chocolat à Bariloche !





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