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Sud Lipez et Salar de Uyuni

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 22 mai 2023
  • 7 min de lecture

Nous continuons notre périple en Amérique du Sud, par un pays qui nous assure un choc plus important que l’Argentine et le Chili : la Bolivie.





Comment y aller ? et toute information utile


Pour franchir la frontière et aller en Bolivie, nous réservons une excursion de 3 jours qui nous récupère à San Pedro de Atacama et nous fera visiter le Sud Lipez ainsi que le Salar de Uyuni en nous laissant à Uyuni.


Nous choisissons Estrella del Sur, et c‘est vraiment génial. Nous sommes toujours tous les 4 et négocions l’excursion à 200 dollars par personnes quasiment tout inclus.


Jour 1 – Sud Lipez

Nous partons de San Pedro de Atacama à 6h du matin et roulons jusqu’à la frontière chilienne. On attend qu’elle ouvre. Notre chauffeur, Cléo est très inquiet du passage de frontière. Il nous répète sans cesse de ne pas nous faire remarquer, d’être poli, que l’on peut marcher un peu aux alentours mais juste sur 50m, à 51m, on pourrait être des narcotrafiquants et les douaniers nous descendraient. On espère pour lui qu’il n’est pas stressé à chaque passage de frontière comme ça, ou qu’il ne fait pas ça tous les jours parce que sinon ses télomères risquent d’en prendre un sacré coup.


On passe la frontière, roule 5km sur une route de gravier. On arrive à la frontière Bolivienne ; Et là ce n’est pas tout à fait la même, on nous fait attendre dehors dans un froid de canard (nous sommes à plus de 4 000m d’altitude, tôt le matin). On passe dans un petit cabanon pour faire tamponner notre passeport. Les américains attendent sur le côté car ils doivent payer un visa et plus si affinité.


Après notre passeport tamponné, on se met à l’abris dans un autre petit cabanon où Cléo nous a préparé le petit déjeuner. Excellent.


Là Ronald vient nous chercher. Il nous indique la jeep qui nous accompagnera pendant les 3 prochains jours. Ronald est adorable, hyper sympa, il nous a préparé une super playlist et nous raconte plein de petites histoires.


On passe ensuite la douane, puis l’entrée du parc (150 BOB).


Là Commence le périple.


Laguna Blanca

Notre premier arrêt. Une lagune magnifique, blanche/bleue avec les montagnes de l’autre côté. Superbe.




Tout le lac est gelé, et on comprend mieux pourquoi on a froid.

On reprend la piste de sable. Mathieu assis à l’avant est incroyablement frustré de ne pas pouvoir conduire, mais il fait le plus beau des compliments à Ronald : « j’aurais pris les mêmes trajectoires, il conduit trop bien ».






Laguna Verde

Deuxième arrêt, une autre Lagune, verte cette fois à cause de l’arsenic. Elle est verte quand il y a beaucoup de vent et ce n’est pas trop le cas aujourd’hui. Le Licancabur trône de l’autre côté.





Les thermes de Polques

6BOB par personne.

On s’arrête un peu plus tard aux thermes. Deux bassins d’eau chaude à respectivement 34 et 38°. Très agréable. Même si on nous conseille de ne pas rester plus de trente minutes à cause de l’altitude.




La vue est superbe sur la lagune et les montagnes.

On déjeune par-là une quantité de nourriture hallucinante, le tout bien préparée par notre merveilleux guide.





Le désert de Dali

A plus de 4 000m d’altitude, nous admirons cette plaine désertique en haute altitude. Il est appelé ainsi à cause du côté surréaliste digne du peintre Salvador Dali et de la palette de couleur utilisée. On voulait courir dans le sable mais on s’arrête très vite, complètement essoufflés.







Geyser Sol de la Mañana

Au milieu des désert et alors qu’on s’interroge pour savoir comment notre guide se repère au milieu de ces pistes sans aucune signalétique, on tombe sur ces geysers.

On nous prévient : soyez prudents.



On discute avec des gens du site qui nous expliquent qu’un touriste est tombé dans les trous d’eau bouillonnante à 100° il y a un an ou deux, et qu’évidemment il en est décédé. Mais ils nous rassurent : du coup ils sont en train de faire des « rambardes » : ils installent quelques cailloux à 1m des tous. Des cailloux qui ne font pas plus de 10cm de haut… Nous voilà sauvés. J’ai un peu le sentiment qu’il va falloir compter plus sur nous que sur les infrastructures dans le coin, un peu comme au Laos. Ce sentiment ne fera que se renforcer.

Les geysers sont superbes et les bains de boue bouillonnants impressionnants.






Laguna colorada

On roule encore quelques heures au son déchainé de la playlist experte de notre guide, avant d’arriver à la laguna colorada, et là, gros gros coup de cœur. L’eau est rose, la montagne trône derrière et les trois espèces de flamants roses boivent tranquillement auprès de vigognes peu farouches. On reste là un long moment à les observer. Magnifique.









Viña Mar

On continue la route jusqu’à, enfin, un village, Viña Mar. Depuis que nous avons passé la frontière nous n’avons croisé aucun village, et le choc est grand quand on découvre les conditions de vie des habitants. Loin de tout, sans réseau, avec une eau à peine tiède. Nous dormons à 4 dans une chambre, il fait froid, notre fenêtre est condamnée par des brique pour tenter tant bien que mal d’isoler la maison. On mange quelques pâtes, ce n’est pas le grand luxe, mais c’est déjà pas mal d’avoir un toit sur la tête, des couvertures et à manger dans ce lieu si isolé.



Jour 2 Viña mar – Salar de Uyuni


Réveil vers 8h, en même temps on s’est couché à 20h donc ça va. On commence par les cconcrétions de pierre alentours


Copa del Mundo

A quelques kilomètres à peine de Viña Mar plusieurs concrétions de pierre dont une qui à la forme de la coupe du monde de football.





El Camelo

Une autre pierre en forme de chameau. Ronald, nous dit qu’on peut l’escalader pour être sur le dos du chameau ; On s’y essaye. Un autre groupe de français de 4 dont 3 qui tentent l’ascension sont déjà sur place. Thomas, l’autre français monte. Ce n’est pas très très haut (deux fois ma taille à peu près) mais les appuis sont difficiles et la fin est carrément à l’horizontal, pas évident pour se hisser, quand on a une force de moineau dans les bras. Mathieu monte également sans difficulté. Les deux autres filles de l’autre groupe montent à l’aide des deux garçons en haut. Je m’y essaye également. Arrivée à la partie horizontale, je tends les bras et Thomas et Mathieu me saisissent chacun par l’un des deux bras et me hissent entièrement avant d’aider Antoine à monter aussi. On prend une photo tous les cinq, fiers de ce beau travail d’équipe et de notre effort collectif.

Pour la redescente, Thomas descend en premier. Mathieu reste en haut et nous tient un bras, pendant que Thomas place nos pieds dans des appuis que l’on ne peut pas voir du fait de la disposition des lieux. Encore un beau travail d’équipe.





Italia Perdida

On retrouve nous nouveaux acolytes à Italia Perdida, un endroit nommé ainsi car comme Pompei, la région a été ensevelie sous les cendres d’un volcan. On admire le corazon, le trou en forme d’Afrique et on monte en haut d’une roche. Niveau HSE on est au top du top.







Laguna misteriosa

On roule ensuite jusqu’à la laguna misteriosa o negra. On voit quelques chinchillas et on marche autour de la lagune avant d’aller manger avec notre cher Ronald dans le hameau à côté.





Canyon del anaconda

On roule quelques minutes encore avant d’arriver au canyon d’el anaconda, qui doit son nom à la forme que prend la rivière au fond du canyon. Là aussi, peu de sécurité et une vue vertigineuse.





La Valle de los lamas

On continue notre route et on s’arrête admirer une vallée où coule une rivière et où paissent paisiblement des dizaines de lamas. Ils n’ont pas d’être les animaux les plus intelligents qui soient mais ils ont une bonne tête.


On s'arrête également faire une petite dégustation de bière!




On roule jusqu’à Colcha K et l’hôtel de sel. En route on croise un homme et sa mère dont la moto est tombée en panne. On leur donne de l’eau et de l’essence. Dans ce lieu aride et perdu il ne fait pas bon tomber en panne.

On arrive à notre hôtel, plus confortable que la veille, mais toujours un peu froid ; 80% de l’hôtel est en sel, les décorations de la chambre, le lit, le petit banc. Assez amusant.




Jour 3 : le Salar d’Uyuni.


Il s’agit du plus grand désert de sel au monde. Une étendue blanche à perte de vue. 10 000km² de sel et presque 150m de profondeur de sel. Il est situé à presque 4 000m d’altitude et s’est formé il y 14 000 ans lors de la disparition d’un lac salé. On extrait environ 25 000 tonnes de sel par an. Les réserves sont estimées à 10 milliards de tonnes.


Malheureusement le lieu renferme également la plus grande réserve de lithium au monde qui attise beaucoup de convoitise et menace l’endroit.


On choisit de faire le lever du soleil au Salar plutôt qu’à l’île Incahuasi. Le spectacle est à couper le souffle. (et l’addition n’est pas si salée).



Le soleil se lève doucement à l’horizon, venant teinter les surfaces blanches réparties en formes hexagonales petit à petit.





On visite ensuite Incahuasi. Où subitement, des cactus et une île se dresse au milieu de cette plaine blanche. La vue est superbe.





Puis évidemment on fait les photos en perspective, un classique. Ronald vient sauver les photos que l’on fait. On fait les classiques, puis les vidéos. On retombe vraiment en enfance et on s’amuse comme des petits fous.








Ensuite on se rend vers Uyuni, là où se dresse la statue du Dakar de 2016, et un village d’artisan.



On visite enfin le cimetière de trains, le premier train à desservir la Bolivie s’arrêtait à Uyuni et aujourd’hui il en reste un cimetière. Un peu glauque. On mange une dernière fois avec Ronald puis on se rend à la ville d’Uyuni, encore plus glauque.



Notre hôtel n’est pas enthousiasmant, la ville est franchement triste. Si on avait su qu’on finissait à 15heures et qu’il y avait des bus tous les jours on serait partis directement à Potosi sans s’attarder à Uyuni.


Quoi qu’il en soit, ces trois jours ont fait leur entrée dans le top 20 tour du monde.


On a beaucoup aimé cette excursion qui nous a présenté des paysages jamais vus et nous a aussi fait relativiser.

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