La Bolivie en un mot
- CitoyensDuMondeEM

- 4 août 2023
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Capitale
Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz la capitale administrative. Le sujet est sensible attention.
Nombre d’habitants
12 millions. Cependant il semblerait qu’il y ait des problèmes avec le recensement, a fortiori avant les élections.
Climat
Globalement dans les Andes de mai à Novembre c’est l’hiver mais la saison sèche et de Novembre à avril il fait chaud mais les pluies sont plus fréquentes. Et en juin, août les mois les plus froids, il peut faire très froid… Croyez-nous même s’il fait beau. L’altitude ne permet pas au soleil de tout réchauffer.
Drapeau
Le drapeau est adopté le 25 juillet 1826. Il est composé de trois bandes horizontales les couleurs sont : le jaune, le rouge et le vert. En son centre sont disposées les secondes armes.
Devise et banque
Le Bob. Au moment où nous y sommes 1€ = 7,75BOB.
Pour retirer il y a souvent des frais sauf Banco Fie et Banco Union.
Conditions d’entrée
Pas besoin de visa pour les séjours de moins de 3 mois mais il faut parfois préciser que l’on reste au moins au moins trois mois pour qu’ils n’accordent pas une durée inférieure.
Passeport valide 6 mois après le retour.
Langues et quelques mots utiles
Espagnol évidemment, pas de mots particuliers.
Politique
Le président de l'État plurinational de Bolivie (en espagnol : Presidente del Estado Plurinacional de Bolivia) est le chef de l'État et de gouvernement de la Bolivie. Avant 2010, il portait le titre de président de la République.
Le titulaire actuel est Luis Arce, depuis le 8 novembre 2020.
Le président bolivien est élu en même temps que son vice-président pour un mandat de cinq ans par le biais d'une version modifiée du scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Si aucun candidat ne remporte la majorité absolue des suffrages exprimés lors du premier tour, ou plus de 40 % des voix avec au moins 10 % d'avance sur celui arrivé en deuxième position, un second tour est organisé dans les soixante jours entre les deux candidats arrivés en tête. Est alors élu celui qui reçoit le plus grand nombre de suffrages
Economie
Initialement, Evo Morales mettait en place des réformes permettant la renationalisation des richesses du pays et la diminution de la pauvreté. Le PIB a même doublé entre 2005 et 2012. On estime que 800 000 enfants travaillent aujourd’hui en Bolivie. C’est d’ailleurs l’un des seuls pays où il est légal de faire travailler des enfants de 10ans. Ce chiffre représente un enfant sur trois.
L’économie est en partie fondée sur les mines : argent, étain, zinc.
Le lithium du Salar d’Uyuni, représente une grande source de richesse. Cependant les droits d’exploitation sont en passe d’être vendus aux chinois, et les retours pour la Bolivie sont discutables.
Les hydrocarbures et l’agriculture représentent deux autres piliers de l’économie.
Cependant la déforestation et l’utilisation abusive d’engrais pour l’agriculture ont des conséquences catastrophiques sur l’environnement. Dans la Constitution, la Bolivie a cependant reconnu des droits fondamentaux à la Pachamama et Evo Morales pressait la communauté internationale d’en faire autant déclarant « soit le capitalisme meurt, soit la Pachamama trépasse ».
Géographie
Le pays se trouve à cheval entre la plaque de Nazca et la plaque sudaméricaine. Ça bouge donc beaucoup.
Différentes zones se distinguent :
· L’Altiplano
· Les Yungas (transition entre les Andes et l’Amazonie)
· Les vallées
· Le Chaco
· L’Oriente avec l’Amazonie
Histoire
On trouve des traces des premières civilisations autour du lac titicaca entre 3 000 et 2000 avant Jésus Christ. Civilisation waranaki. Les premiers hommes seraient arrivés par le détroit de Béring en – 40 000 et se seraient sédentarisé vers – 5 000.
Entre – 2 000 et – 1 000 on trouve la civilisation chavin et le début de la civilisation Tiwanaku.
Entre – 1000 et -100 les deux civilisations précédentes croissent et les civilisation vicus et Paraca émergent.
0 – 1 000 Tiwanaku fusionne avec wari, formant le premier grand empire de la région. Les premières routes apparaissent.
Vers 500 les civilisations Lima, Moche, Nazca et Cajamarca apparaissent.
Vers 1 100 la civilisation Chimu
1200 – 1300 Tiwanaku et Moxos déclinent, des guerres de clans éclatent.
1300 émergence de l’empire Inca. Selon les indiens le dieu Viracocha a surgi des eaux du lac Titicaca pour créer la Lune, le Soleil et les étoiles. Les incas quant à eux pensent que leurs ancêtres sont sortis d’une grotte. 4 frères d’origine divine les guidaient. L’aîné était Manco Capac, le grand prêtre du Soleil. Manco avait un bâton, a l’endroit où celui-ci se planterait dans la terre se trouverait la capitale de l’empire. Il se planta à Cusco qui devint la capitale de l’empire inca.
Inca signifie, en quechua, empereur ou chef. On ignore si les incas viennent bien du lac Titicaca ou plutôt de l’Amazonie.
Après Manco Capac vint Sinchi Roca. Il semblerait que 14 dynasties inca se soient succédées. Ils n’auraient régné qu’un siècle mais ils sont les plus connus car c’est eux qui affrontèrent les espagnols, et que l’histoire telle qu’on la connait fut écrite par les espagnols. Le réseau routier et leur administration étaient extrêmement développés. Leur système routier était agrémenté de relais-auberge qui permettaient de délivrer des messages partout dans l’empire de manière très rapide. Les incas procédaient également à de grands mouvements de population des peuples vaincus pour éviter les rebellions. Enfin ils procédaient à des sacrifices rituels mais de manière peu fréquente et uniquement en cas de catastrophe naturelle (éruption, niño) afin de la faire cesser.
Pacha Cutec est le premier inca historique de 1438 à 1471.
C’est le 10° empereur Tupac Yupanqui qui étend l’empire vers le Nord. L’empire inca est vaste, de la Colombie au milieu du Chili, du Pacifique aux Andes ce sont plus de 4 000km².
En 1527 les Espagnols débarquent.
En 1528 Pizarro s’était rendu au Pérou et avait été ébloui par l’or qu’il y avait trouvé et le faste de la civilisation inca. En 1530 l’épidémie de variole décime les indigènes. Huayna Capac et son fils désigné comme successeur succombent à l’épidémie. Huascar Inca et Atahualpa, deux frères ennemis (et fils de Huayna Capac) se livrent une guerre fratricide. Atahualpa fait massacrer les héritiers légitimes avant d’être fait prisonnier par Francisco Pizzaro. Ce dernier demande une rançon astronomique (certains cherchent d’ailleurs encore les quantités d’or qui étaient en chemin pour payer la rançon), mais le fait exécuter en 1533. S’en suit le pillage de Cusco.
Manco Capac (le fils de Huascar, le frère d’Atahualpa) est mis sur le trône. Il tente cependant une contre révolution. Manco Capac meurt en 1544, après avoir tenu le siège de Cusco pendant 10 mois et avoir fondé une nouvelle capitale après sa fuite. Son fils Tupac Amaru reprend le flambeau mais est vaincu par les espagnols en 1572.
Charles Quint envoie un nouveau gouverneur : Vaca de Castro qui rétablit un semblant de paix. La vice-royauté est mise en place.
Les mines commencent à être exploitées notamment à Potosi. Les espagnols organisent de grands transferts de population pour l’exploitation des mines. Le commerce triangulaire aide également à l’exploitation des mines.
En 1742 et 1780 deux révoltes sont menées, la première en Amazonie, la seconde à Cusco.
A la fin du siècle les idées des Lumières font leur chemin en Amérique.
En 1783, Simon Bolivar nait au Venezuela au sein d’une famille espagnole. Il poursuit ses études en Espagne il voyage en Francerentre au Venezuela en 1807 et rallie la milice pour l’insurrection en 1810. EN 1811 il proclame l’indépendance d’une colonie espagnole pour la première fois. En 1816 il tente de créer la Grande Colombie. Le rêve aboutit en 1821 au moment où le général San Martin proclame l’indépendance du Pérou. Bolivar et le Maréchal Sucre prennent le flambeau après San Martin pour l’indépendance de l’Amérique du Sud.
En 1824 la bataille D’Ayacucho signe la fin de la domination espagnole.
En 1825 le pays devient : la Bolivie en hommage à Bolivar qui lui rédige sa première constitution.
EN 1826 Sucre devient chef de l’Etat.
Santa Cruz lui succède très vite alors que Sucre a démissionné.
1879 – 1881 : guerre du Pacifique contre le Chili, la Bolivie perd ses 400km de terre. Une plainte est aujourd’hui instruite devant le tribunal de la Haye.
1901 – 1903 guerre contre le Brésil pour l’exploitation du caoutchouc.
Simon Patiño découvre des mines d’étain et leur exploitation est exponentielle.
1932 – 1935 : guerre contre le Paraguay, la Bolivie perd. Guerre de chaco déclenchée par des rumeurs selon lesquelles il y aurait des gisements de pétrole entre les deux pays.
1964 : coup d’état militaire du général Barrientos
1967 : exécution de Che Guevara
1971 : coup d’état d’Hugo Banzer
1982 : retour de la démocratie
1985 : mise en place d’une économie libérale.
1997 : élection, le général Banzer revient au pouvoir.
2002 élection de Sanchez de Lozada
2005 : élection d’Evo Morales, premier président amérindien.
2006 nationalisation des hydrocarbures.
2008 : troubles face aux régions qui revendiquent l’autonomie.
2009 : nouvelle constitution adoptée par référendum.
2010 : l’annonce d’une augmentation de 80% du prix de l’essence provoque de gros troubles.
2011 : fortes grèves.
En 2016, Evo Morales perd un référendum constitutionnel devant lui permettre de briguer un quatrième mandat présidentiel, mais une décision controversée du Tribunal constitutionnel, passant outre ce référendum, l'y autorise. Candidat à l’élection présidentielle de 2019, il est réélu avec 47,1 %, mais se résout à la tenue d’un nouveau scrutin après des manifestations de masse — organisées par l'opposition qui conteste les résultats — émaillées de violences et après que l'Organisation des États américains (OEA) a fait état d'irrégularités ; deux mois avant la fin de son troisième mandat, il annonce finalement sa démission depuis son fief de Chimoré où il s'est replié après sa fuite de la capitale à la suite de la défection de l'armée et de la police. Des études du MIT et du New York Times révèlent par la suite que les conclusions d’irrégularités de l’OEA sont fausses et ne reposent sur rien.
Evo Morales part alors en exil au Mexique, puis en Argentine. Depuis ce pays, après l'invalidation de sa candidature comme sénateur, il gère la campagne de son parti pour les élections générales boliviennes de 2020, qui sont remportées par le MAS et voient notamment l’élection à la présidence de l’État de son ancien ministre de l'Économie Luis Arce. Au lendemain de l'investiture de ce dernier, Morales retourne en Bolivie et s'installe à Chimoré.
Sécurité
L’Amérique du Sud n’est pas l’endroit le plus sûr. Il faut faire preuve de prudence. Mais ça allait. Au final c’est plus le manque d’infrastructure qui est inquiétant. L’absence de barrière etc. un peu comme au Laos.
Visiter les mines de Potosi par exemple est dangereux.
Il faut aussi éviter de sortir des sentiers battus. Nous nous sommes retrouvés dans une situation délicate vers Sucre, où un paysan agressif et alcoolisé a commencé à montrer des signes de violence. Heureusement nous étions avec notre guide.
Santé
L’eau n’est pas potable et attention à la Bolivie ou les abords du Lac Titicaca, il y a beaucoup d’intoxication alimentaires.
Par ailleurs attention aussi, au moment où nous étions au Pérou il y a eu une épidémie de Guillain Barré.
A part dans l’Amazonie pas besoin de craindre le paludisme.
En revanche grosse épidémie de dengue.
Autre point sensible : le mal des montagnes ou le « soroche ». Comme au Népal on s’acclimate en douceur. Depuis Salta nous flirtons avec les 3 000m d’altitude allant jusqu’au 4 900m parfois. On est bien acclimatés depuis le temps mais lorsque Samuel et Simon nous ont rejoint ils ont un peu souffert.
Encore une fois le mal des montagnes ne doit pas être négligé !
Religion
Majoritairement catholique, c’est une forme de religion un peu à part avec une grande influence de la Pachamama : la terre mère, pour qui on fait encore de nombreux sacrifices (parait-il, encore humains) on lui fait des offrandes (feuilles de coca, alcool etc.). En effet à l’arrivée, le christianisme ne fonctionnait pas très bien puisque le dieu des chrétiens étaient au-dessus de tout, y compris la nature, or ce même dieu ne recevait rien pour calmer les éléments, les catastrophes naturelles si fréquentes. C’est pourquoi de nombreux missionnaires ont fini par adapter les dogmes, introduisant la Pachamama et donc la nature aux dogmes catholiques.
Transports
Les routes boliviennes sont loin d’être sûres, loin très loin de là. Les bus ont vécu. Trop vécu.
Ici il faut attendre que le bus soit plein pour partir… C’est surtout le cas avec les mini van et on ne cache pas notre exaspération dans ces cas-là. A la gare de bus aussi, on est vite guidés par les « Poooooooooooooooootooooooooooooooooooooooooooooooosiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii yaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa saaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee »
Notre pire trajet aura été le Sucre – La Paz… de nuit dans la couchette du chauffeur. Horrible.
Pour le Sud Lipez un guide et un 4x4 sont obligatoires.
Ce qu’on a aimé
Le Salar d’Uyuni, le Sud Lipez, Sucre. Le food tour.
Nos guides à Sucre.
Ce qu’on n’a pas aimé
Les téléphones qui fonctionnent tout le temps sur haut-parleur !
Les transports.
La maladie qu’on a chopé à La Paz
Fun fact
Ici on mâche des feuilles de coca, beaucoup tout le temps ! Attention en dehors de pays andins, la feuille de coca est considérée comme de la cocaïne. Il faut d’ailleurs 328kg de feuilles de coca, pour produire 1kg de pâte et 250g de cocaïne. La feuille de coca est même inscrite comme patrimoine culturel dans la constitution.
Le kilo en gros coute 1500€ contre à la revente 25 000€.
Il faut voir les grandes différences entre Alpaca, lama, vigogne et Guanaco
Musique
Kuduro.
Livre
Si on me donne la parole de Domitila Chungara
Nous, les oubliés de l’Altiplano de Pedro Ccondori



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