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San Pedro de Atacama, des étoiles, des lagunes, des geysers et des pétroglyphes

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 14 mai 2023
  • 8 min de lecture

Petit village, perdu au milieu du désert le plus aride du monde, San Pedro de Atacama est l’endroit idéal pour appréhender la région. Atacama vient des Premières Nations Atacamènes qui vivaient ici, et qui ont réussi à s’implanter dans cet environnement plus qu’hostile.





Le petit village se trouve à 2400m d’altitude, il est surplombé par le volcan Licancabur qui trône à 5 900m d’altitude.






Les maisons sont faites d’adobe, les rues sont toute en poussière, les maisons basses et blanches entourent ces mêmes ruelles. On y a trouvé beaucoup de charme malgré un certain nombre de touristes.


Comment y aller ?


Depuis Salta, un bus de 10h part à 6h du matin. On repasse par le trajet de la boucle Nord de Salta et on passe la frontière à 4 600m d’altitude. Oui passer la frontière nous a coupé le souffle, mais pas comme on pensait.


Comptez 15 000 pesos argentins.


Où dormir ?


Notre AirBnB était absolument incroyable, et notre hôte d’une gentillesse merveilleuse. Le meilleur logement qu’on ait eu au Chili.



Heureusement que nous sommes toujours avec nos BFF pour partager ce logement, et les crêpes que l’on y cuisine.


Où manger ?

Pas d’adresse excitante trouvée. On a beaucoup cuisiné. Le Chili c’est cher. En revanche, sur les bons conseils de notre habituelle experte en glace nous dégustons une glace Rica-Rica chez Babalu. Très bon !



Conseil plus : retirer de l'argent dans la pharmacie Cruz verde, le seul qui soit gratuit.


Que faire ?

L’endroit est très beau, vraiment, mais le problème ça reste le prix, complètement déraisonnable par endroit. On est un peu obligé de faire le tri malgré tout.


On peut choisir des excursions en agence. Les prix sont exorbitants et n’incluent jamais les prix d’entrée. A quatre nous calculons vite qu’il est bien plus rentable de louer une voiture et de faire cela en autonomie.


On trouve d’ailleurs un super loueur de voiture : Off Road rent a car. Il nous loue un toyota Corolla pour 55 000 pesos la journée. Et au final on garde la voiture quasiment trois jours pour le prix de deux.


Il faut savoir qu’il y a souvent un problème avec les cartes bleues au Chili, les cartes de crédit, ne sont presque jamais considérées comme des cartes de crédit mais comme des cartes de débit dans le pays. C’était le cas pour la nôtre, donc gros problème pour la location de la voiture puisqu’il faut impérativement une carte de crédit. Heureusement le loueur acceptait un dépôt de garantie en liquide et en dollars (nous quittions le pays 12h après avoir rendu la voiture, on allait avoir du mal à dépenser 300€ en pesos dans ce laps de temps) donc cette pratique nous a grandement arrangé !


La Valle de la Luna


A à peine 9km de San Pedro de Atacama. Certains l’ont tenté à vélo et on admire le courage parce qu’entre l’altitude, le dénivelé et la chaleur, ça n’a pas l’air d’être une mince affaire ;

Réservation au préalable obligatoire (même si on a quand même vu une borne sur place mais bon).





Entrée 10 400 pesos par personne. Ouverture entre 10h et 16h et avec le même ticket on peut se rendre au mirador del Coyote, un peu plus loin.


On commence par la Duna Mayor avec une petite heure de marche et deux miradors à voir.

Puis l’anfiteatro et le mirador Achaches et enfin les mines de sel et les tres marias. Les deux derniers arrêts sont beaucoup moins impressionnants que les premiers.




Ensuite le mirador del Coyote de l’autre côté. Le paysage est découpé et on comprend mieux l’appellation de désert. Ces dunes de sables foncé, ces roches abrasives balayées par le vent et les années. C’est vraiment impressionnant. Le ciel est toujours bleu et on distingue clairement le Licacanbur et les autres volcans qui bordent le désert.











Observation des étoiles avec SPACE

Un ENORME coup de cœur de notre voyage. Impressionnant, magique, impossible de décrire la sensation tellement nous sommes émus.


Un grand merci à mes merveilleux collègues de la Recherche et Développement qui m’ont offert cela comme cadeau de départ.


Orianne, Lottie, Myriam, Thomas, Claude, Jacques, Brice, Camille, Elodie, Iris, Florence, Philippe, Pascale, Pascalou, Christèle, Damien, Bertrand. Merci mille fois, c’est un grand bonheur de vous associer à notre projet et surtout pour une si belle occasion. Sans mauvais jeu de mots, vous m’avez mis des étoiles plein les yeux 😊.





Mais alors que dire ?


Le désert d’Atacama est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les étoiles. En effet, le temps sec et ensoleillé, l’absence d’humidité et donc de gêne visuelle, l’altitude, l’absence de grosses villes autour et donc de pollution lumineuse, permettent une observation incroyable des étoiles et de la voie lactée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle c’est ici que se trouvent 45% des télescopes du monde, dont le plus gros télescope jamais conçu : l’ALMA (si puissant que l’on pourrait lire la marque d’un ballon de football posé sur la lune).


Nous faisons donc la visite avec SPACE (San Pedro de Atacama Celestial Experience). L’agence est créée par Alain Maury un astronome français, brillant, qui s’est installé ici après avoir rencontré son épouse Chilienne et qui fait découvrir sa passion tous les soirs (hors pleine lune) à des néophytes comme nous. Conseil : réserver en avance, et prévoir un séjour à San Pedro en dehors de jours de pleine lune.


Alain n’est pas disponible ce jour-là mais c’est son fidèle collègue, tout aussi brillant et passionné qui nous fait la visite, en anglais ; A 20h nous avons rendez-vous devant l’école de San Pedro. Un mini-van vient nous chercher et nous emmène à une dizaine de kilomètres dans le désert chez Alain. Nous arrivons phares éteint pour s’habituer déjà à l’obscurité et voir un maximum de choses.


Nous commençons par une petite introduction historique. L’astronomie est la science la plus ancienne du monde. On a trouvé à Lascaux, la preuve de l’étude des étoiles il y a 18 000 ans. Le but : établir un calendrier pour pouvoir, planter et récolter dans des conditions optimales, mais aussi pouvoir se diriger. Autre fait intéressant c’est une étude qui a été menée dans toutes les civilisations de notre planète. Toutes les civilisations, où qu’elles soient dans le monde ont étudié les étoiles.


Bien sûr le père de l’astronomie moderne est Galilée (bon même si après avoir visité l’observatoire de Samarcande et lu des ouvrages sur Ulugh Beg, je ne trouve pas très juste qu’on l’oublie entièrement, et qu’on le raye de ce récit formidable). Enfin vers le début du 20° siècle les astronomes du monde entier ont enfin commencé à se parler et à échanger sur leurs découvertes. Ils se sont aussi rendus compte, que chacun avait ressenti, au fil des siècles voire des millénaires, le besoin de nommer des constellations. Mais pour communiquer du point de vue scientifique il a fallu harmoniser tout ça et un comité mené par M. Delponte, a donné un nom scientifique et unique à chaque constellation puis à chaque étoile : un prénom (une lettre de l’alphabet grec en fonction de l’intensité de l’étoile) et un nom (la constellation à laquelle appartient l’étoile).


Puis nous commençons l’étude du ciel à l’œil nu, déjà la voie lactée, imposante obscurité lumineuse. Avec 5 étoiles, nous savons qu’il s’agit d’un ciel d’automne, si on en ajoute quelques-unes, nous voilà déjà en mai, puis avec un peu plus de précision, au 9 mai et enfin au 9 mai à 22H15. Nous sommes bluffés. Il pointe ces constellations avec un laser puissant, surprenant. Il parle de stargazing, évidemment maintenant j’ai la chanson en tête pour le reste de la soirée ;


On identifie la croix du sud, le nuage de charbon (Il s'agit d'un nuage de gaz et de poussière, formant une nébuleuse obscure qui masque les étoiles se trouvant derrière), la mouche, le triangle puis les constellations du zodiac : scorpion, balance, vierge, lion, cancer. Ces constellations se déplacent au cours de l’année. Les étoiles se déplacent, chaque jour un peu, et dans 365 jours elles seront revenues à leur emplacement exact. Fascinant. On voit aussi le nuage de Magellan. On essaye difficilement de comprendre pourquoi les constellations que nous connaissons dans l’hémisphère Nord sont ici à l’envers. On n’y parvient pas vraiment.


On arrive ensuite à l’observation des étoiles à travers leurs télescopes (le plus gros du privé dans l’hémisphère Sud et peut-être dans le Nord mais on n’est pas totalement sûrs à cause d’un télescope du Texas).


On en utilisera 3 différents pour faire 4 observations en tout. Le guide nous explique rapidement comment fonctionne un télescope en réfléchissant la lumière sur plusieurs miroirs. Les appareils sont tellement gros qu'on doit monter sur les échelles pour accéder à l’œil du télescope ! Avec le premier, on observe un triangle d'étoiles (et de nombreuses voisines) ayant des couleurs différentes : on se souvient de l'explication sur l'âge des étoiles (plus l’étoile est rouge, plus elle est ancienne et donc moins chaude, plus elle est bleue, plus elle est chaude et donc jeune). Le second, nous permet de voir de plus près une nébuleuse. Le troisième et dernier télescope, largement le plus gros, nous montre d'abord une galaxie. Enfin, on découvre deux étoiles très proches l'une de l'autre, semblant reliées par des traits de lumière. Malgré leur apparence très proche, on pourrait mettre notre système solaire entre les deux. C’est d’ailleurs l’endroit où on aurait le plus de chance de trouver une forme de vie, car ces étoiles ont des conditions quasi similaires à notre planète. Ce fonctionnement en binôme d'étoiles est en fait le plus courant, rares sont les étoiles qui fonctionnent seules. Durant cette dernière observation, on admire le lever de lune au loin derrière les montagnes. La pleine lune n'étant pas loin, elle produit encore une importante lumière et donc pollution lumineuse pour l'observation des étoiles.


On finit par un chocolat chaud dans la maison, à minuit, à discuter du financement des sciences, de la possibilité d’observer les étoiles et les planètes, de l’utilisation de la lumière rouge, des longueurs d’ondes de masses etc. On part se coucher, le cœur plein d’émotions et la tête pleine de nouvelles choses. Une expérience incroyable et merveilleuse ; toujours aussi émouvant de rencontrer des chercheurs passionnés et passionnants. Une immensité de choses à apprendre, qu’on ignore et qui nous poussent à réfléchir sur l’étendue des mystères qui nous entourent. Bref c’était lunaire.


L’avant dernier paragraphe revient entièrement à Louise (oui les copyrights c’est important !)



Laguna Cejar, Piedra et Tebenquiche

Il s’agit de lagunes salées, au milieu du désert où l’on trouve des flamants roses ou des stromatolites (oui comme en Australie !).






On peut se baigner dans la laguna Cejar 15 min pour 15 000 pesos, on passe notre chemin, même si on avait envie d’essayer de flotter sur l’eau tellement elle est salée.


On tente Tebenquiche (5 000) pesos, la vue est superbe. On commence par voir les Ojos del Salar, deux piscines parfaitement rondes et naturelles. Puis la lagune sur laquelle se reflète le volcan Licacanbur. Quelques flamants roses s’y baignent. On prend notre temps pour admirer le reflet sur l’eau.






Geyser Tatio


Entrée 15 000 pesos par personne, ouverture à 6h du matin. Il faut y être tôt, car à partir de 9h il n’y a plus de fumerolles ni d’éruption à cause de la chaleur. Nous nous levons donc à 4h du matin pour y être à l’ouverture (environ 2h de route tout de même). Attention à bien se couvrir il fait tout de même moins 6 quand nous y allons;





On entre et admire le lever du soleil.






On se promène au milieu de trous dans le sol desquels s’échappent des fumerolles et parfois quelques éruptions.





Plus naturelles que Rotorua, moins odorant mais aussi un peu moins impressionnants et toujours un peu cher quand même.





Les pétroglyphes de Yerbas Buenas


Entrée 5 000 pesos, à 1h de San Pedro

Le site se compose de plusieurs rochers sur lesquels on trouve de nombreux pétroglyphes. Beaucoup de lamas.


Le site manque cruellement d’information.





On ne sait pas de quand cela date exactement, ni pourquoi il y a des pétroglyphes de ce style.





On trouve des lamas, des flamants roses, des renards et un singe (qui reste un véritable mystère puisqu’il n’y a pas de singes dans cette partie du monde).


La Vallé Arcoiris

A une dizaine de kilomètres des pétroglyphes, la vallé Arcoiris. Il faut franchir plusieurs ruisseaux voire rivières. Puis on arrive à l’entrée.


5 000 pesos, les garçons font l’impasse, on y va avec Louise. De nouveau aucune information. Les montagnes de plusieurs couleurs sont belles, la vallée imposante mais ça reste très cher pour ce que c’est.





La route vers les geysers et ces deux derniers points est très belle, on y croise des lamas ou des vigognes. Les montagnes veillent en toile de fond.


Il y avait aussi la laguna Chaxa et les Piedras Rojas mais c’était trop cher et trop loin pour nous. On a passé notre chemin.


En somme on a beaucoup aimé Atacama, la ville, l’ambiance les étoiles, les paysages uniques. Mais c’était très très onéreux et ça reste un point négatif tout de même.





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