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Le Chili en un mot

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 25 août 2023
  • 11 min de lecture




Capitale

Santiago de Chile


Nombre d’habitants

20 millions


Climat

Comme pour l’Argentine le pays est très long il y a donc différents climats entre la Patagonie et le désert de San Pedro de Atacama ça varie légèrement.

Les saison sont inversées car dans l’hémisphère sud.


Drapeau

Le drapeau du Chili (en espagnol : la estrella solitaria ; « l'étoile solitaire ») est la pièce d'étoffe nationale de la République du Chili. Il est officiellement adopté le 18 octobre 1817. Il se divise en deux franges horizontales : la frange supérieure est bleue et blanche. La bande inférieure quant à elle est rouge. Dans la zone bleue se situe une étoile à cinq branches de couleur blanche.

Les principales interprétations de l'usage des couleurs du drapeau attribuent l'usage du bleu à la représentation du ciel et de l'océan Pacifique, l'usage du blanc à la représentation des sommets enneigés de la cordillère des Andes et l'usage du rouge à la représentation du sang versé par les héros nationaux dans la lutte pour l'indépendance du pays.


Devise et banque

Le pesos Chilien. Au moment où nous y étions 1€=886 pesos chiliens.

Pour retirer il n’y a qu’une banque qui ne prend pas de frais : la banque Scotia il y en a un à Valparaiso et un dans la pharmacie cruz verde à San Pedro de Atacama.


Conditions d’entrée

Pas besoin de visa pour les séjours de moins de trois mois. Attention cependant, le Chili se prend un peu pour une île, il est donc très difficile de passer la frontière avec des aliments frais : notre conseil : jeter toute la nourriture avant de passer la frontière.


Langues et quelques mots utiles

Ils parlent espagnols. Enfin il parait. L’accent est très particulier, le rythme et l’intonation sont rapides et semblent parfois indéchiffrables.

Au Pérou un chauffeur de taxi m’a demandée si j’étais chilienne. Au début j’ai pensé que c’était un compliment, dans la mesure où l’espagnol est la langue maternelle des chiliens, puis je me suis rappeler de mes difficultés de compréhension au Chili et j’ai commencé à douter du fait que c’était un compliment.


Politique

Le président de la république du Chili (en espagnol : Presidente de la República de Chile) est le chef de l'État et du gouvernement du Chili. Il est élu au suffrage universel pour une durée de quatre ans, sans possibilité de réélection immédiate.

Le Chili est une république depuis son indépendance en 1810, le poste de président de la République est fondé en 1826 succédant à celui de Directeur suprême.

Depuis mars 2022, le président est Gabriel Boric. Au moment où nous y étions il y avait des élections pour élire une assemblée constituante pour adopter une nouvelle constitution. Un premier projet avait été rejeté l’année d’avant. Certains disaient que c’est parce qu’il y avait trop de communistes dans l’assemblée constituante d’autres disaient que c’était parce qu’il y avait eu un vote obligatoire et beaucoup de désinformation notamment sur l’éducation sexuelle à l’école et le sort des Mapuche. Deux sons de cloche = deux opinions ?


Economie

Décembre 2021 un vrai vent de contestation souffle sur le Chili et fait suite aux émeutes de 2019 commencées par l’augmentation du prix du ticket de métro. Le pays s’enflamme. Le président de gauche de 36ans est élu sur la promesse de lutter contre les inégalités, gagne contre l’extrême droite.

Libérée en 1818 de l’Espagne, le pays œuvre à la consolidation politique. En 1881 il signe un traité de paix avec l’Argentine sur la Patagonie, le versant Pacifique appartient au Chili et le versant Atlantique à l’Argentine.

Guerre du Pacifique avec Bolivie et Pérou, se joue alors le contrôle d’Atacama riche en nitrate. Le Chili gagne et la Bolivie perd son accès à la mer.

Le 19° siècle voit l’émergence d’une politique économique fondée sur le blé, le cuivre et le nitrate qui font la fortune des familles qui contrôlent le pays. L’Etat autoritaire et conservateur associé à de fortes inégalités entraîne une certaine stabilité.

Salvador Allende lance des réformes sociales avec nationalisation du cuivre. 11 septembre 1973 coup d’état du général Pinochet soutenu par les Etats-Unis. Allende se suicide. 17 années de dictature commencent.

Pinochet mène des réformes économiques mises en place par les Chicago boy, laboratoire du néo libéralisme, contrôle des prix aboli, barrières douanières amoindries, grosse croissance mais les inégalités ne font que croître. La santé la sécurité et la retraite ne relève plus que du secteur privé. On nous a même dit que les pompiers non seulement ne sont pas rémunérés mais en plus doivent payer pour faire partie de la brigade, et doivent payer le péage pour partir en intervention !

Malgré le retour de la démocratie, l’économie de Pinochet perdure

1% des chiliens détient 26% du PIB.

L’économie est principalement fondée sur les ressources du sous-sol notamment au Désert d’Atacama : (il n’aurait pas plus depuis 400 ans). Riche en Lithium. Très convoité. Minerai dans le Salar de Atacama 40% des réserves mondiales. Les exploitations continuent d’augmenter. Une des nations les plus riches du continent mais grosses inégalités qui se creusent au fil du temps.

L’environnement souffre beaucoup de l’exploitation des minerais et de l’agriculture.

La sylviculture fait disparaitre les communautés Mapuche.

Le pays n’est pas membre de plein droit du MERCOSUR mais juste associé.

Libre échange avec l’UE et les US.

Premier partenaire commercial est la Chine

Regorge de ressources naturelles : mines dans le nord. 30% de la production mondiale de cuivre, plus grandes réserves mondiales. 10% de la richesse nationale.


Géographie

Long pays tout en longueur avec plus de 4 400km de long et 175km de large. Il semble coincé entre la cordillère des Andes et l’Océan Pacifique. On distingue plusieurs zones

- Désert d’Atacama

- Les Andes

- La Patagonie

- Les îles d’Océanie telles que Rapa Nui (île de Pâques)

- Vallée centrale

Ceinture de feuu du Pacifique, Volcan et séisme plaque de Nazca et la plaque sudaméricaine.

Population concentrée dans la Vallée centrale

Valparaiso principal port du Pacifique construite sur 45 collines, capitale culturelle et siège du Parlement.


Histoire

Selon le texte de Chili Tourisme :

« Les premières ethnies étaient arrivées par le détroit de Béring et probablement par le Pacifique Sud il y a plus de 10000 ans, bien que de récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans. Le Chili fut la dernière zone des Amériques à être peuplée.

Des diverses ethnies indiennes, les Mapuche (littéralement, « les gens de la Terre ») furent la civilisation la plus importante de cette région du continent.

Vers 1450, les Incas envahirent le Chili actuel mais ne purent jamais occuper le territoire Mapuche. La présence inca dura peu de temps, bien moins d’un siècle, et ne laissa que peu de traces au Chili.

À l’arrivée des Espagnols, le territoire qui deviendra le Chili était habité par des centaines de milliers d’Amérindiens appartenant à des cultures différentes. Les Amérindiens vivaient principalement de l’agriculture et de la chasse.

Le premier Européen à découvrir le territoire de l’actuel Chili fut le Portugais Magellan à l’initiative de Carlos I, roi d’Espagne. Parti de Sanlúcar de Barrameda le 26 septembre, Magellan a reconnu une grande partie des côtes du Brésil et de l’Argentine, puis a découvert le détroit qui porte son nom et qui relie le Pacifique avec l’océan Atlantique, le 1er novembre 1520, date importante de l’histoire chilienne.

Lors de la traversée de ce détroit, Magellan dut essuyer de terribles tempêtes et à la sortie du détroit, il rencontra un océan aux eaux plus calmes. Il baptisa alors cet océan du nom de « Pacifique ».

En 1535, Diego de Almagro, lieutenant de Francisco Pizarro, maître du Pérou, commença la conquête du Chili. A nouveau, les Indiens Mapuche, situés dans la partie du Sud de l’actuel Chili furent les seuls à résister farouchement aux Espagnols et mirent en déroute les troupes des conquistadors.

Une nouvelle expédition fut envoyée avec à sa tête Pedro de Valdivia en 1540 et 1541. Cette expédition compta 175 Espagnols et un grand nombre de supplétifs amérindiens. Elle contourna les Mapuche par la mer et Pedro de Valdivia fonda le 12 février 1541 la ville de Santiago puis soumit la région à la domination espagnole. Valdivia mourut en 1553 lors d’un combat avec les Mapuche, mais le mouvement de colonisation était lancé.

Les Espagnols n’y découvrirent pas les immenses quantités d’or et d’argent qu’ils espéraient, mais ils se rendirent compte des atouts que la zone pouvait représenter en matière d’agriculture.

En 1683, l’esclavage est aboli et cela permet d’établir des relations plus sereines entre les colons et les Mapuche. Par la suite, divers affrontements ont lieu jusque vers le milieu du XIXe siècle pour la possession de terres les plus australes. Durant une longue période, le fleuve Bio Bio marque la frontière entre le gouvernement colonial et les ethnies amérindiennes.


Bien plus tard, les troupes républicaines chiliennes se heurtèrent elles aussi à la résistance acharnée mapuche qui dura jusqu’à la fin du XIXème siècle. Au total, les Mapuche défendirent leur territoire pendant plus de 350 ans, ce qui donna lieu à l´une des guerres les plus longues de l´histoire de l’Humanité.

En 1809, l’annonce de l´arrestation du Roi d´Espagne, Fernando VII, par Napoléon agit comme un détonateur en Amérique Latine : la toute puissante Espagne n’est plus invincible et naissent ainsi les premières vélléités d’indépendance. Commencent à cette époque des mouvements de révolte à travers tout le continent et peu à peu les pays américains obtiennent leur indépendance. Le 18 septembre 1810 sera proclamée l´indépendance du Chili mais celle-ci ne sera effective qu´en 1818, année où Bernardo O´Higgins et son homologue argentin, José San Martin libèrent le pays du joug espagnol.

Bernardo O´Higgins devient le premier Président du pays, promulgue une constitution, met en place le Sénat et abolit les titres aristocratiques.

Ensuite, contrairement aux autres pays d’Amérique latine, le Chili subit relativement peu de coups d’État et graves troubles sociaux.

Au milieu du XIXème siècle, le Désert d’Atacama, appartenant en majorité au Pérou et à la Bolivie, avait acquis une grande valeur économique grâce à la découverte d’énormes gisements de salpêtre, matière première servant comme engrais naturel et poudre à canons.

Ces gisements attisèrent la convoitise de l´Etat chilien et l’armée occupa Antofagasta en 1879. Deux ans plus tard, les troupes chiliennes arrivent jusqu’aux portes de Lima et annexent les provinces péruviennes de Tarapaca, Arica et Tacna ainsi que l’ancienne province bolivienne d’Antofagasta, privant la Bolivie de tout accès à la mer.

La victoire du Chili profita surtout aux Anglais qui achetèrent à bas prix les gisements de salpêtre. Mais le Chili s’empara des terres boliviennes où se situe l’actuelle mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre du monde et qui continue encore aujourd’hui d’enrichir son économie.

Salvador Allende

Devenu le premier président élu démocratiquement sur un programme socialiste, Allende ne dispose pas de la majorité parlementaire. Il décide alors de gouverner par décret, ce qui lui évite de passer par le Parlement alors que des milices ouvrières se constituent dans les villes et les campagnes pour entretenir une légitimité révolutionnaire. C’est ainsi qu´Allende met en place une grande réforme agraire et que de multiples entreprises et sociétés sont réquisitionnées ou nationalisées (dont neuf banques sur dix et les mines de cuivre qui représentent les trois quarts des exportations).

Soutenus par les États-Unis, l’opposition conservatrice et les démocrates chrétiens sont incapables d’enrayer les réformes d’Allende malgré leur domination commune au sein du parlement.

Les États-Unis sont farouchement opposés à la politique menée par Allende. L’administration Nixon commence à exercer des pressions économiques sur le Chili par l’intermédiaire d’organismes multilatéraux et continue de soutenir les adversaires d’Allende au congrès chilien. Dès 1971, les États-Unis cessent leur aide au Chili et découragent les investissements internationaux. Les États-Unis soutiennent l’opposition et vont jusqu’à financer des grèves de camionneurs chiliens, afin de paralyser les transports internes du pays.


Les mesures de réforme de Allende furent rejetées par la droite, sauf le projet-clé du Gouvernement qui fut soutenu par tous les secteurs politiques du pays : la nationalisation du cuivre. Le 15 juillet 1971, le projet fut approuvé de façon unanime par les deux chambres.

L’État, à travers Codelco Chili, deviendrait propriétaire de toutes les entreprises de cuivre, qui recevraient des indemnisations, soustraites des « profits excessifs » qu’elles avaient faits ces dernières années, résultat des impôts faibles ou nuls qu’elles payaient. Ainsi, Anaconda et Kennecott, deux des principales entreprises minières, ne reçurent aucune indemnisation pour les mines de Chuquicamata et El Teniente, ce qui produisit, de la part d’Henry Kissinger, un boycott du gouvernement d’Allende.

Le coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili a été dirigé par le tristement célèbre Augusto Pinochet, nommé quelques semaines auparavant Général en chef des armées par Allende lui même…

Il suspendit la constitution, interdit les partis politiques et les syndicats opposants, remplaçant le gouvernement démocratiquement élu par une dictature militaire.

Le Parlement fut fermé et les juges, qui exerçaient toujours en théorie un pouvoir autonome, se limitaient dans la pratique à corroborer ce que le gouvernement décidait, sans remettre en cause les abus contre les Droits de l’Homme.

L’essence même de la dictature fut la répression, plus de 3000 personnes disparues ou assassinées, 35 000 personnes torturées systématiquement, dont la Présidente Michelle Bachelet, 300 000 autres détenues par des organismes du gouvernement, ainsi que des centaines de milliers de personnes condamnées à l’exil.

Pendant la dictature, la musique populaire a joué un grand rôle contre l’oppression. La seule musique folklorique autorisée fut celle dépouillée de toute critique sociale. Le chanteur engagé Victor Jara l’a d’ailleurs payé de sa vie.


De 1990 à nos jours

Pinochet, critiqué depuis un certain temps par ses alliés Américains et voulant légitimer sa position à la tête de l´État, organise un referendum dans le but de rester encore de longues années au pouvoir. Le NON à Pinochet remporte les élections et le régime, gardant un poids certain au sein du Sénat, accepte de passer le pouvoir à Patricio Aylwin, représentant de la « Concertación », la coalition de partis qui s’était opposée à la dictature pendant ses dernières années.

La « Concertación » a obtenu de très bons résultats sur le plan économique. Durant la décennie des années 90, le PNB a augmenté de 6% par an, le meilleur résultat pour un pays latino-américains et parmi les meilleurs au niveau mondial.

Le retour à la démocratie a signifié aussi le rétablissement de libertés fondamentales (liberté de la presse, de réunion, etc..). Les progrès ont été notables, mais l’héritage provenant de la dictature n’a pas pu être éliminé totalement. En 1991, fut publié un rapport identifiant les victimes de la dictature mais non les responsables, et la loi de l’auto-amnistie de 1978 est toujours en vigueur. Cela est dû en partie au fait que les anciens partisans de la dictature conservent un poids important au sein du Congrès, empêchant la votation de lois qui réformeraient de manière plus approfondie la Constitution. Mais la « Concertación » a par ailleurs peu insisté sur ces réformes, préférant se consacrer à stimuler la croissance économique et insistant sur l’importance d’arriver à la réconciliation nationale pour effacer l’héritage de la dictature.

Un des problèmes majeurs actuel est l’inégalité de la redistribution des richesses. Il y a unanimité entre les partis politiques pour critiquer le bas niveau de l’éducation publique, une des principales causes de ces inégalités. Depuis 2006, il y a de grandes manifestations estudiantines exigeant une réforme de l’éducation, réforme qui est à l’heure actuelle à l’étude ».

Comme évoqué dans la section Economie depuis 2019 de grandes contestations ont lieu et une nouvelle constitution est en cours d’adoption.


Sécurité

En Patagonie tout va bien. En revanche dans les grandes villes c’est une autre histoire. De nombreux chiliens nous parlent d’une violence qui ne fait que s’accroître. La faute selon eux à l’immigration colombienne ou vénézuélienne.

A Valparaiso et à Santiago il convient d’être très prudent.


Santé

On est encore une fois sur des standards occidentaux. On peut boire l’eau du robinet et le système de santé est performant. Attention cependant à être bien couvert par son assurance.

Pas de maladie particulière.


Religion

Principalement catholique, ce qui explique l’interdiction de l’avortement, sujet en cours de débat pour la nouvelle constitution. Les femmes les plus aisées pouvant aujourd’hui y avoir recours en prétextant une appendicite à l’hôpital, tandis que celles qui n’ont pas accès au système de soin sont reléguées à des méthodes moins sûres.


Transports

Comme pour l’Argentine, rien à signaler, on n’a même pas râlé.

Les bus sont à l’heure et confortables, les routes sont sûres. La conduite est un peu sportive mais ça va.

On a pu louer des voitures.


Ce qu’on a aimé

L’observation des étoiles. Valparaiso, la culture.


Ce qu’on n’a pas aimé

Tout est mercantile, tout coute trop cher pour ce que c’est. Notamment Torres del Paine qui est quand même un gros fou*** de g***. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons écourté notre séjour au Pérou


Fun fact

Dans le désert d’Atacama il n’a parfois pas plus depuis 400 ans !


Musique

Stargazing de Kygo


Livre

La folie de Pinochet de François Gaudry

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