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Le Red Center, mythique Uluru et bien plus

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 17 janv. 2023
  • 7 min de lecture

Symbole de l’Australie : Uluru. J’ai passé ma vie à rêver d’approcher ce monolithe haut de 348 mètres. Le résultat a été spectaculaire. A la hauteur de mes attentes les plus folles. Dans mon top 5 du tour du monde.



Comment y aller ?

Vendre un rein au marché noir pour commencer. Depuis Adélaïde ce sont presque 17 heures de route. Nous regardions les billets d’avion. Un peu choqués par leur prix. Mathieu eut l’audace de suggérer que nous n’y allions pas. Je tiens tête. Impossible. C’est le symbole de l’Australie, un lieu mythique. « Oui mais bon payer autant pour voir un gros rocher quand même… ». Je tiens bon et on finit par prendre les billets d’avion depuis Melbourne. 350 dollars australien chacun environ. Ça pique.


On peut atterrir à Alice Springs ou à Yulara. Tout coute cher, logement, voiture, bref c’est absolument hors de prix même avec un référentiel australien… c’est dire. On décide d’arriver à Alice Springs et on loue une voiture. Nous voulions commencer par le West Macdonnell Park, puis emprunter la Mereenie loop vers King’s canyon avant de rejoindre Uluru et de rentrer à Alice Springs. Mais petit problème, il fallait un 4x4 pour la Mereenie loop, et on ne pouvait pas vendre notre deuxième rein on en avait besoin pour continuer à vivre, du coup on a changé le programme. Nous sommes partis d’Alice Springs sitôt arrivés vers King’s Canyon (13-14 janvier), le lendemain Uluru (14-15 janvier), et on a été de retour à Alice Springs pour le West Macdonnell Park le 16 janvier.


Où dormir ?

A Alice Springs : en couchsurfing, pour le reste, Aïe. Il y a peu d’offres d’hébergements et si ces derniers sont vraiment de très bonne qualité ils sont aussi excessivement chers. King’s Canyon resort puis Lost Camel à Ayers Rock Resort.


Où manger ?

Faire le plein au Coles d’Alice Springs avant de partir.


Comment circuler ?

On a forcément besoin d’une voiture, à moins de passer par une excursion organisée. Et une voiture avec clim. Le mieux c’est évidemment un 4x4 mais attention même avec un 4x4 certaines routes en terre de l’outback peuvent être fermées en fonction des pluies.


Que voir ?


King’s Canyon.

A environ 4h30 d’Alice Springs, perdus au milieu de l’outback empruntant la red center way. Au moment où nous y sommes, malgré l’été brûlant, il a beaucoup plu et le red center est plutôt green, mais c’est sympa.


On roule pendant des heures sans croiser âme qui vive et avec parfois des limitations de vitesse à 130km/h. Surprenant. Les vaches, chameaux et chevaux se promènent en liberté et il faut être réactif pour planter des coups de frein et éviter de les percuter.


Au soleil couchant on croise également des dingos.


Le soleil couchant donne des couleurs sublimes à la terre rouge et au bush à perte de vue. Quelques reliefs sur lesquels se reflètent les rayons du soleil qui disparait progressivement à l’horizon.




Le lendemain, on se lève relativement tôt, heureusement le décalage horaire interne aide un peu, pour partir à l’assaut de King’s Canyon. Au milieu de ces étendues de plaines, un canyon, d’un rouge surprenant, une aquarelle d’ocres et des roches à perte de vue. A l’entrée du parc, plusieurs marches possibles. Nous choisissons la RIM walk, qui fait le tour du canyon sur 7km. Le sentier ferme à 9h, juste derrière nous. Après il faut trop chaud, et c’est trop dangereux de randonner dans ces conditions. Il n’y a pas un brin d’ombre. Attention au risque de déshydratation (réel danger). Tout le monde nous dit qu’il faut entre 3 et 4 heures pour faire la marche et que c'est extrêmement dur. Nous mettons 2h15, sans se faire mal. Le début est un peu raide, rien d’insurmontable (là aussi je crois que le référentiel australien est un peu différent). Puis en hauteur du canyon (il faut faire attention à ne pas trop s’approcher du rebord) on suit la faille du canyon. On croise les dômes de pierre, les traces d’une ancienne mer intérieure, sous la forme de vaguelettes, incrustées dans la roche, puis on descend au jardin d’Eden, un surprenant jardin luxuriant au fin fond du canyon, puis on remonte et on redescend lentement vers le parking croisant parfois quelques lézards qu’on semble déranger, sans jamais les surprendre.


Après cette petite marche, nous buvons beaucoup d’eau et profitons un peu de la piscine du resort. L’endroit est désert. En plein été, les australiens préfèrent quelques destinations plus fraiches. Les températures peuvent monter très vite, et les mouches sont infernales.

Dans la piscine un lézard est tombé. Compatissante, je lui tends un bâton pour qu’il puisse sortir, il saisit l’opportunité et croit peut-être même que je lui tends une perche, car il remonte vers moi, beaucoup trop vite à mon gout. Paniquée je jette le bâton le plus loin possible de moi. L’animal encore accroché fait à peu près trois tonneaux sur le sol, mais survit. Du coup je ne sais pas si au niveau de mon karma c’est un plus ou un moins.

On prend ensuite la route pour Uluru, retraversant l’outback.





Uluru Kata-Tjuta

Le monolithe iconique de l’Australie. Lieu sacré pour les aborigènes. Son nom aborigène est Uluru, son nom occidental est Ayers’ Rock, nom donné en 1873 par le premier britannique à le découvrir William Gosse, en l’hommage du gouverneur d’Australie du Sud. Dans les années 90 on accole les deux noms Ayers Rock Uluru, puis on inverse les deux une dizaine d’années plus tard. Le 26 octobre 1985, les aborigènes redeviennent propriétaires des lieux. Depuis 2020 il est formellement interdit de monter au sommet d’Uluru. La pratique était jusque-là tolérée mais considérée comme un blasphème par les aborigènes. Depuis 2020 plus personne ne peut tenter de le faire.


Fait intéressant : si Uluru est haut de 348m il faut savoir que ses fondations sont de plus de 500m de profondeur ! On appelle cela un Inselberg, et on peut dire qu’on ne voit que la face émergée de l’inselberg.


Pour y accéder il faudra certainement résider à Ayers Rock resort. Tout est cher. Terriblement cher, et on n’a pas le choix ; On a bien vu quelques motels à Curtin Springs mais c’est à plus d’une heure de route. Le motel le moins cher (75 dollars la nuit) était vraiment très proche d’Alice Springs donc pas franchement intéressant. En revanche les hébergements dans le resort sont vraiment bien (en même temps à ce prix-là…).


Entrée au parc 38 dollars par personne valable 3 jours, sinon 50 dollars annuels.


Il faut assister au coucher et au lever du soleil, si possible à Uluru et Kata Tjuta. On a préféré se concentrer sur Uluru. On y a admiré l’un des plus beaux couchers de soleil de notre vie, et admiré les teintes surprenantes prises par la roche. Le ciel menaçant était de toute beauté.

LE lendemain (tôt toujours pour des questions de températures) nous assistons au lever du soleil. Imaginez un peu à quel point Mathieu a pu râler de devoir quitter avant le lever du soleil la chambre la plus chère du tour du monde…


Et nous recommençons notre période de randonnée dans le parc, admirant le monolithe sous tous ses angles, marchant au milieu du bush. On choisit le Uluru Base Walk (plusieurs marches sont possibles, celle-ci permet d’en faire tout le tour) 10,5 kilomètres. On nous avait 4heures, nous mettons 2h30. On peut aussi faire le tour en voiture, mais faire le tour à pied permet de découvrir dans le détail la composition de la roche, les points d’eau, les grottes peintes lors de cérémonies aborigènes, les recoins cachés du site, de se perdre dans un coin de végétation surprenante et de lire certaines légendes aborigènes.


Attention certaines parties du site sont particulièrement sensibles et il est interdit de les prendre en photo. Selon la culture aborigène, les traditions et les savoirs se transmettent à l’oral, et seules certaines femmes ont le droit de transmettre certaines histoires. Et ces histoires ce sont celles, parfois de ces roches, et de leur découpage surprenant ; Il est donc interdit de les reproduire (photo, film ou peinture). Seules ces femmes ont le droit de transmettre ces histoires. On nous partage cependant certaines légendes comme celle de la femme python qui sauva son neveu Liru déployant toute sa force et la connaissance des terres. On découvre les grottes où ces légendes étaient transmises en dessinant sur les murs d’Uluru. Les réserves d’eau, dont la connaissance permettait la survie ; Il faut savoir que la culture aborigène est la plus ancienne toujours existante (près de 60 000 ans), et seule une connaissance et une symbiose parfaites avec ce territoire hostile leur a permis de survivre aussi longtemps, ne prenant jamais plus que ce dont ils avaient besoin et partageant leur environnement avec toute forme de vie environnante. On nous parle également de Men’s business, un rite d’initiation pouvant durer plusieurs mois et pendant lequel les jeunes garçons deviennent des hommes. Aucune femme ne peut savoir ce qui s’y passe.





Enfin, nous nous rendons à Kata Tjuta, lieu encore plus sacré et tout aussi intéressant qu’Uluru quoique moins fréquenté. Les dômes trônent au milieu du bush, sur le même principe qu’Uluru, enfouies sous la terre à des profondeurs insoupçonnées, des fondations surprenantes. Il faut faire la vallée des vents une marche de 7,5 kilomètres qui permet de s’enfoncer dans la vallée et d’admirer au plus près ces dômes rougeoyants. Le sentier ferme à 11h du matin à cause de la chaleur. Nous commençons juste avant qu’il ne ferme. On dit de compter 4heures, il fait si chaud que nous pressons le pas pour ne pas cuire, et nous le faisons en 1h45 (je comprends mieux les crampes). Mais nous admirons la vallée de l’intérieur, avec émotion.





On sort du parc, un petit plouf dans la piscine et on repart vers Alice Springs ;


Macdonnell National Park


Depuis Alice Springs, facilement accessible en voiture (le point le plus loin étant à 1h30). Nous nous rendons à Ormiston Gorge et souhaitons faire la boucle de 7km qui longe une rivière normalement asséchée. Mais il y a eu tant de pluies, que la randonnée s’apparente plus à un triathlon version Iron Man.et mon sportif préféré n'est pas du tout tenté vu la couleur de l'eau. Impossible de la faire. Nous nous enfonçons tant que possible, avant de rebrousser chemin. Mais le paysage était magnifique.


Ellery Creek Big Hole était fermé, donc nous n’avons pas pu nous y rendre ;


Simpsons Gap : à une vingtaine de kilomètres d’Alice Springs, nous nous sommes aventurés sur le petit kilomètre qui sépare le parking du point de vue. On s’enfonce au milieu de ces falaises rouges qui semblent nous dominer d’une hauteur surprenante. On admire un paysage que nous n’avons pas si souvent l’habitude de voir.





Puis nous retournons paisiblement à Alice Springs. Une ville que l’on n’apprécie pas franchement et qui nous donne pour la première fois un sentiment d’insécurité. Un peu étrange, une ville presque fantôme, vidée de son économie depuis la construction de l’aéroport de Yulara. Des conditions de vie précaires ont réduit beaucoup d’habitants à un mode de survie hautement surprenant pour le pays.


Nous repartons le lendemain d’Alice Springs. Direction la côte Est et les Whitsundays.

Uluru : merci d’avoir tenu toutes tes promesses, et de m’avoir fait découvrir tant d’autres choses dont j’ignorais l’existence ;

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