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L’Australie en un mot

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 14 févr. 2023
  • 11 min de lecture

Si vous ne l’avez pas encore compris, on a adoré l’Australie. Surtout grâce aux rencontres que l’on y a faites. Les gens ont été adorables, accueillants. Couchsurfing nous a vraiment permis de voir le pays sous un autre angle. Après 4 mois en Asie, ça nous a aussi fait un bien fou de revenir à des codes que l’on connait un peu mieux. Retrouver une vrai salle de bain et des rues propres, quel soulagement. La faune et la flore sont exceptionnelles le dépaysement est aussi garanti, car on croise des choses que l’on n’a jamais vues ailleurs. La sécurité est juste géniale. On s’est même vu y vivre un temps. Les seuls points négatifs seraient le coût de la vie en général, l’intransigeance concernant le respect de toutes les règles (les défauts des qualités c’est pour sûr), et les distances à couvrir.





Capitale : Canberra. Et oui Sydney n’est pas la capitale, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Et à cause de la rivalité entre Melbourne et Sydney, pour ne pas faire de jaloux, c’est finalement Canberra qui a été érigée en capitale.


Nombre d’habitants : 26 millions, sur un territoire qui fait 14 fois la France


Climat : l’Australie c’est grand alors forcément le climat change d’un endroit à l’autre. Mais de manière générale, vu qu’on est dans l’hémisphère sud, leur été c’est notre hiver, plutôt pratique. Sauf sur le Nord du pays où de Novembre à mars on est en saison des pluies (d’où nos déboires sur la côte Nord Est).


Drapeau : l’Union Jack en haut à gauche sur fond bleu. En dessous l'Étoile de la fédération, une étoile blanche à sept branches, six branches pour chacun des six États (le Queensland, la Nouvelle-Galles du Sud, le Victoria, la Tasmanie, l'Australie-Méridionale et l'Australie-Occidentale) et une branche pour les deux territoires (le Territoire de la capitale australienne et le Territoire du Nord). L'autre moitié du drapeau représente la constellation de la Croix du Sud en blanc avec une petite étoile à cinq branches et quatre autres à sept branches. Le drapeau ressemble beaucoup au drapeau néo-zélandais à la différence que sur ce dernier les étoiles sont rouges et au nombre de 4.


Devise et banque : le dollar australien. 1AUD = 0,64 €. Pour les banques, on était chez National Australian Bank et on utilisait notre carte bancaire australienne.


Conditions d’entrée : avec un PVT aucune autre formalité n’est nécessaire. Sinon il faut un evisitor visa, un genre d’ESTA.


Langues et quelques mots utiles : On parle l’anglais, enfin presque. Les australiens adorent leur « slang » leur argot. Et parfois, dans des contrées reculées, l’accent peut être très difficile à comprendre.

Dire bonjour : « G’day »

Et ne pas oublier de ponctuer ses phrases de quelques « mates » histoire de se fondre dans la masse (mais ne jamais se moquer bien sûr !) et de No worries.

Les australiens sont les Aussies ou Ossies. (et on les adore)

Bogan : un cas soc’

Brekkie : petit-dej

Roo-Bar : pare-kangourous

Lollies : bonbon

Joey : un bébé kangourou ou un bébé dans une poche (marche aussi pour le Koala je crois)

POHM : les anglais (Prisonners of Her Majesty)


Politique : la reine d’Angleterre, enfin le roi maintenant est le chef d’Etat du pays. Mais attention il a été décidé, lorsque nous y étions, que le roi Charles III ne remplacerait pas la reine sur les billets. A la place une figure indigène devrait régner sur le billet. Il y a visiblement de plus en plus de contestations quant à cette organisation monarchique.

Le premier ministre est depuis 2022 Anthony Albanese (remplaçant Scott Morrison), un travailliste.


En 2023, un référendum devrait se tenir à propos de la mise en place de « The Voice », rien à voir avec l’émission de télé, mais plutôt la mise en place d’une institution gouvernementale pour mieux représenter les aborigènes. Ils auraient donc une instance leur permettant d’être consultés sur les éléments les affectant.


L’Australie est constitué un parlement bicaméral (le Sénat et la chambre des représentants). C’est un Etat Fédéral composé de : Western Australia, South Australia, Victoria, Northern Territory, New South Wales, le territoire de la capitale Canberra et le Queensland ;

Le premier ministre et le gouvernement sont responsables devant le Parlement. Puis chaque Etat a son parlement et son gouvernement.


Economie : L’économie australienne est assez florissante. Pour autant de nombreux défis seront à relever dans les prochaines années. Les principaux secteurs économiques sont : l’agriculture, les mines (charbon, or, cuivre, uranium, gaz et pétrole). Néanmoins le changement écologique met en péril le secteur de l’agriculture. Il ne faut pas oublier que l’Australie est l’un des pays les plus arides (94% des précipitations s’évaporent), et l’exploitation du charbon est de plus en plus critiquée. En termes d’émission par habitants, l’Australie est le plus gros pollueur de la planète. Et pourtant quel paradoxe pour ce pays si fier de sa faune et de sa flore dont 80% est endémique.


Le problème des retraites va également bientôt se poser, car visiblement les australiens sont passé à un système par capitalisation et ils n’épargnent pas suffisamment pour que ce soit tenable sur le long terme. Affaire à suivre ;


Géographie : C’est un pays énorme, difficile d’en faire le tour en une seule vie. Les distance sont absolument gigantesques et on peut rouler des heures et des heures sans croiser âme qui vive. L’outback et le désert à la terre rouge couvre une bonne partie du territoire, mais les côtes Ouest et Sud sont absolument magnifiques. Tandis que le Queensland a des airs de forêts tropicales.


Ecologie, faune et flore

Comme on l’a dit, l’écologie, sera probablement l’un des grands défis du futur pour l’Australie. Les émissions de CO2 sont énormes pour le pays. Mais on a aussi en Western Australia, que de plus en plus de maisons étaient quasiment autosuffisantes grâce à la mise en place de panneaux solaires (et vu le taux d’ensoleillement ça fonctionne plutôt bien). Chez Craig et Sandra on a pu voir que contrairement à la France, leur panneau solaire alimentait directement leur maison, et uniquement le surplus était revendu à une société d’électricité.


Quant à la faune et la flore, c’était une de mes craintes, dans la mesure où quasiment tout peut vous tuer, mais on a survécu. On a vu quelques (toujours trop à mon goût) serpents, assez peu d’araignées et aucun crocodile.


En revanche on a adoré voir : les oiseaux magnifiques (oui le bruit des corbeaux en WA est terrifiant et vous donne l’impression que l’on écorche un bébé vivant, mais on est les seuls à se retourner dans la rue), les perruches vertes ou roses, les cacatoes, sublimes ! on a aussi adoré voir les fameux Kangourous (même si parfois on les a vu d'un peu trop près par rapport à la voiture), les koalas, les quokkas, les dingos. On a aussi vu à Sydney des chauves-souris. Au début impossible d’en croire mes yeux, et je pensais même qu’il s’agissait de rapaces, trouvant étrange qu’ils volent à la tombée de la nuit. J’y ai donc prêté plus attention, et j’ai réalisé qu’il s’agissait de flying fox, une chauve-souris, gigantesques pouvant atteindre un mètre cinquante d’envergure. On a aussi vu des Emu (la cousine de l’autruche et aussi bête que celle-ci). On n’aura pas vu d’ornithorynque cependant. Mais on aura vu des dauphins dans l’eau. Ravis de ne pas avoir croisé de requin ni de box jellyfish (qui peuvent vous tuer en trois minutes).


Histoire :

Les spécificités de l’écosystème tiennent au fait que l’Australie se soit détachée très tôt du super continent Gondwanaland (il y a 80 millions d’années), ce qui explique qu’on ne trouve nulle part ailleurs nombre d’animaux.


Les aborigènes sont la civilisation la plus ancienne qui existe encore aujourd’hui ; On estime qu’ils habitent l’Australie depuis 40 ou 60 000 ans. Et vu l’austérité du paysage, c’est quand même un sacré exploit. C’est une manière totalement différente de voir le monde. Je reste un peu frustrée de ne pas avoir pu en apprendre autant que ce que j’aurais aimé. Mais voici quelques exemples. La National Gallery à Melbourne recèle une galerie d’art aborigène très intéressante. On remarque tout de suite que toutes les œuvres aborigènes sont constituées de points de différentes couleurs. Là où nous yeux occidentaux ne voient dans le paysage qu’un ensemble de déserts et de buissons, ils représentent « Country » avec un florilège de couleurs. Représentant ainsi la vie qu’ils y voient, les animaux, les sources d’eau. L’harmonie avec Terre Mère. Ils représentent les constellations par le vide entre les étoiles et non par les étoiles elles-mêmes, enfin si près du feu vous marchez sur leur ombre, vous leur signifiez que leur présence n’est plus souhaitée. Autant de différences très importantes qui peuvent causer nombres de quiproquos.


On sait assez peu de choses, aujourd’hui encore, sur la culture aborigène, et c’est malheureusement la raison pour laquelle on considère souvent que l’histoire de l’Australie commence en 1770 avec James Cook. Ou un peu avant.


On attribue la découverte de l’Australie à Mendonça en 1522, un navigateur portugais, qui pourtant n’établit aucune colonie. Thévenot, un français réalise une carte de l’Australie du Sud en 1664.


En 1770 c’est au tour de James Cook de partir pour l’Australie. Il revient en 1788 y établir une colonie pénale. La France est en embuscade vers Sydney, mais décide de ne rien revendiquer sur ce territoire, les points chauds avec l’Angleterre sont déjà bien assez nombreux.


En 1801 Matthew Flinders arrive et décide de créer une vraie ville à Sydney, il baptise le territoire Australie. Puis on étend les prétentions britanniques, en traversant les Blue Mountains et en se dirigeant vers l’Ouest. Nombre de colonies s’établissent et forment les villes aujourd’hui connues : Melbourne, Perth, Brisbane.


Edward John Eyre en 1840 tente la périlleuse traversée du Nullabor, cette plaine aride, où rien ne permet de s’abriter d’un soleil impitoyable.


En 1851 on découvre l’or sur le territoire, ce qui va considérablement booster l’économie du pays, et attirer nombre de candidats.


La crise économie de 1890 frappe de plein fouet la colonie et crée un début d’état ; en 1901 l’Australie devient indépendante mais très très fortement influencée par le Royaume-Uni. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Australie suit l’Angleterre dans la Première Guerre Mondiale, très tôt, fournissant son contingent d’hommes. Gallipoli est la bataille la plus connue dans l pays, en 1915 en Turquie, formant une véritable notion d’identité culturelle.

La Seconde Guerre mondiale, vient menacer directement pour la première fois le pays, la guerre dans le pacifique est une réalité, ressentie sur le territoire même. Cela pousse même l’Australie, pour la première fois à refuser une requête du Royaume-Uni visant à obtenir plus d’hommes pour se battre en Europe. L’Australie refuse, ayant trop besoin de ses forces armées pour protéger le pays lui-même. L’Australie a même été bombardée plusieurs fois.

L’immigration reprend après la fin de la guerre, beaucoup de britanniques arrivent avec des tickets de bateau à 10 livres, avec l’obligation de rester deux ans sur le territoire. La White Policy se met en place, et il est très dur pour les autres nationalités d’arriver en Australie. Des orphelins britanniques sont amenés de force en Australie pour travailler dans les fermes.

Le pays se rapproche des Etats-Unis et décide même de les aider dans le conflit vietnamien.

En 1967 les lois discriminatoires contre les aborigènes sont retirées, libéralisant l’accès aux aborigènes au Parlement, et restituant Uluru aux aborigènes en 1984.


Malheureusement jusqu’en 1969 le drame des générations volées (« stolen generation ») se perpétue. Il s’agissait de « régler le problème des métis » en les blanchisant. Si un enfant aborigène naissait d’un parent blanc et d’un parent aborigène il était retiré à sa famille (souvent aborigène) pour être placer dans des camps « d’éducation » blanche, pour être ensuite placé dans des foyers blancs, où il aurait des enfants plus blancs. Il avait été calculé que les traits aborigènes disparaissaient au bout de la sixième génération « blanchisée ». Ce qui s’approche de certains aspects de la définition légales de génocide. Le premier ministre en exercice en 2008, Kevin Rudd, a pour la première fois de l’histoire admis les faits, et présenter ses excuses au peuple aborigène.


Sécurité : même si ce sont des bagnards qui ont été les premiers colons australiens, le pays est l’un des plus sûrs du monde. Personne ne ferme sa maison à clé, encore moins sa boite aux lettres. La règle c’est la règle. Aucune tolérance si on la transgresse (imaginez la tête de l’agent de sécurité aux Twelve Apostles, quand on a par erreur, pris le parking à contresens. Alors qu’elle nous souriait de toutes ses dents deux minutes avant, elle nous a insulté allègrement comme si on avait tenté un coup d’état).


Aussi très surprenant, la délation est culturelle. Genre très culturelle. C’est tout à fait normal d’appeler la police si un voisin n’arrose pas son jardin. Alors forcément, c’est très agréable de vivre dans un pays où la sécurité règne, mais les effets secondaires doivent être assez pesants aussi.


Quant à la sécurité sur les activités, on met les petits plats dans les grands, tolérance zéro pour les accidents aussi. Si on nage du bateau à la plage, il y a un zodiac dans l’eau qui nous suit. S’il y a un surfeur dehors, il y a un bateau prêt à intervenir pour le sauver en cas de problème, les hélicos survolent les plages pour prévenir d’un éventuel requin. Le choc avec l’Asie est entier. C’est d’ailleurs à Bondi Beach qu’ont été créés les premiers sauveteurs en mer.


Santé : Rien de spécial, si ce n’est qu’il faut survivre à toutes les bêtes qui existent et qui peuvent nous tuer. Heureusement le système de santé et solide, mais il faut une bonne assurance vu les prix. Le plus gros risque c’est que quelque chose arrive dans un endroit reculé, ou personne ne passe et où le réseau téléphonique est inexistant (soit à 20km de Perth par exemple).


Religion : Catholiques, anglicans, aborigènes


Transports : ça faisait du bien de retrouver un code de la route. Quel soulagement. Mais là aussi la règle c’est la règle, on ne transgresse pas. Pas de tolérance pour les excès de vitesse (en même temps on roule déjà à 110 voire 130 sur les routes à double sens). Pas de klaxon intempestif, des routes en bon état. Le bonheur quoi. Attention s’arrêter au feu orange n’est pas culturel. On a failli se faire refaire l’arrière de la voiture un paquet de fois. Dans le Queensland les camions roulent comme des branques et apparemment c’est aussi culturel quand on se fait doubler de s’adapter à celui qui vous double. C’est donc à nous de ralentir (désolée au camion que j’ai insulté de tous les noms et klaxonné pendant deux bonnes minutes parce qu’il me serrait et n’accélérait pas assez pour me doubler). En même temps c’est une logique sacrément inversée, surtout quand la voie qui se rabat est celle de celui qui se fait doubler.


En WA surtout mais partout quand même, ne pas conduire après le crépuscule, on roule trop vite et les kangourous adorent traverser juste devant la voiture, même si c’est la seule de la journée. Cela vaut aussi pour les émus.


Attention aussi on peut traverser des centaines de kilomètres dans l’outback sans rien croiser. Il vaut mieux avoir avec soi de l’eau et à manger, en toutes circonstances.


Ce qu’on a aimé : les paysages, la faune (petits koalas d’amour), la sécurité mais surtout, surtout, les rencontres merveilleuses qu’on a pu faire. Les gens nous ont invités dans leur maison, sans nous connaitre, sans arrière-pensée, sans double-jeu, parfois nous traitant comme leurs enfants, et ça, ça nous a donné un sentiment d’amour et de reconnaissance absolument inqualifiable ; Merci. SI on a appris une chose c’est bien que la générosité est merveilleuse, et qu’il va falloir qu’on s’améliore sacrément pour payer la dette accumulée de toute la bienveillance qu’on a reçue.


Ce qu’on n’a pas aimé : les mouches ! et les prix


Fun fact : on a même voulu inscrire le « mateship » dans la Constitution tellement c’est une institution par ici.


Musique : Closer the Chainsmoker


Livre : the dark Emu


Film : rabbit Proof Fence, Australia, Gallipoli, Kokoda.


Notre conseil plus : attention aux distances et anticiper pour ne pas conduire de nuit ;

On mange très tôt, les cuisines ferment à 20h max.

Les australiens sont fan de cricket.

Faire ses courses chez Coles et garder le ticket de caisse pour avoir la discount sur l’essence chez Shell

Télécharger Fuelmap et chercher la station essence la moins chère.

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