L'ouest du Costa Rica, entre mer et volcan
- CitoyensDuMondeEM

- 6 janv. 2020
- 4 min de lecture
Nous avons fait le choix de nous concentrer sur la côte pacifique et de ne pas aller sur la côte Caraïbe (faisant l'impasse sur le tortuguero).
On commence par l'Arenal, un autre Volcan emblématique du Costa Rica, situé près d'un lac et avec beaucoup de sources chaudes aux alentours. Il faut beaucoup de chance pour le voir totalement découvert, pour ce qui nous concerne un petit nuage est resté accroché, on ne l'a donc pas vu totalement dégagé mais le spectacle reste très beau!

Nous en avons profité pour faire quelques marches autour du volcan avant de prendre la route vers le Monteverde, ce parc naturel situé non loin de l'Arenal et qui offre des paysages extraordinaires sur la forêt tropical. Nous visitons alors des plantations de café, avant de prendre la route pour Bagaces. Entre Monteverde et Cañas les paysages sont absolument magnifiques!
Cañas : notre hôtel est superbe, l'occasion de se détendre un peu après la route. Nous visitons alors le Rio Céleste, cette rivière qui finit en cascade, et dont la couleur est absolument sidérante. La légende raconte que dieu, lorsqu'il eut fini de peindre le monde trempa ses pinceaux dans cette rivière lui donnant cette couleur si particulière. L'explication scientifique (et certainement plus plausible) est tout autre. Il s'agit en réalité d'une différence de taille de particules. On voit d'ailleurs très bien l'endroit où le changement se fait. Pendant longtemps on a cru que la couleur venait de la proximité du volcan Tenorio et de la concentration en certains minéraux.
Il faut partir tôt le matin, et s'il a beaucoup plu le couleur ne rendra pas pareil. Il vaut mieux avoir un bon véhicule!
Le lendemain nous nous rendons à Bagaces pour un pique-nique local au pied des chutes. L'occasion d'une petite baignade. Il faut cependant réaliser que le climat peut-être très changeant d'une région à l'autre du Costa Rica, ici le temps est très sec et chaud, il nous faut marcher plusieurs dizaines de minutes avant d'arriver aux chutes et le soleil est écrasant: un conseil prenez un chapeau et de la crème solaire!
Cap sur le Sud avec Jaco : cette ville est très prisé des américains, probablement du fait de sa proximité avec le Pacifique. La ville en soit n'a rien d'exceptionnel et on s'éloigne vite du charme tico avec des gens plus froids. C'est probablement dans cette ville qu'il faut être le plus prudent! Avant d'arriver, nous passons par le pont de Tarcoles, et cela vaut le détour. Il faut garer la voiture, marcher sur le pont et observer, en contrebas dans la rivière, des dizaines de crocodiles (ils sont énormes). Perdus dans la contemplation de ces animaux étranges, la réalité se rappelle à nous lorsqu'un camion passe. Nous faisons alors un souhait silencieux : "que l'ingénieur qui a conçu le pont ait bien travaillé", car si la chute ne nous tue pas les prédateurs en bas ne nous louperons pas! Herradura est l'occasion de boire un verre dans un endroit de grand charme Villa Caletas, au coucher du soleil, dans l'amphithéâtre. Un moment suspendu hors du temps!
Manuel Antonio : le parc le plus célèbre du Costa Rica est malheureusement victime de son succès. Ne vous faites pas avoir par les rameuteurs qui se trouvent bien avant le parc. Bien qu'on soit au courant de l'arnaque, on se fait avoir, ces personnes sans scrupules n'hésitent pas à porter la chemise officielle du parc. Sitôt sorti du véhicule on nous demande de payer le parking, et on se fait aborder par un type qui se veut guide, après avoir décliné poliment son offre (en anglais) il se met à nous insulter en espagnol. La journée commence mal. Nous nous rendons malgré tout au parc, après quelques heures passées à explorer, se promener, essayer d'apercevoir les animaux, chiller sur la plage, la colère redescend et nous pouvons profiter du moment. C'est l'occasion de croiser des ratons laveurs, des paresseux, et beaucoup de singes! Ces rencontres sont toujours agréables, et nous prenons le temps de déambuler dans les sentiers du parc. L'occasion aussi de profiter des plages paradisiaques en espérant voir une baleine... Mais ce ne sera pas le cas, un orage se prépare, et il vaut mieux rentrer à l'hôtel. Arrivés au parking, il n'y a bien évidemment plus personne qui surveille la voiture. Voici quelques colones utilement dépensés....
Nous descendons ensuite sur sur Uvita, une plage en forme de queue de baleine où l'on peut partir en exploration pour tenter d'observer les baleines, le prix est prohibitif et le résultat très incertain. Le temps n'étant pas au rendez-vous, nous décidons de ne pas prendre le risque et de nous rendre à la fameuse plage, nous sommes très mal reçus et refusons finalement de payer une dizaine de dollars pour accéder à une plage. Décidément nous préférons le Costa Rica des terres! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous retournons vers le centre, Orosi nous réconciliera avec les ticos, comme on les aime!





































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