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Buenos Aires

  • Photo du rédacteur: CitoyensDuMondeEM
    CitoyensDuMondeEM
  • 7 avr. 2023
  • 6 min de lecture

Le dernier tiers de notre tour du monde commence, le temps semble avoir filé à toute vitesse. 8 mois déjà, et dans 4 mois le retour. Nous avons adoré l’Océanie, la Nouvelle-Zélande nous en a mis plein les yeux, j’étais en dépression a l’idée de quitter ce magnifique pays. On s’attendait même à ne plus pouvoir s’émerveiller de rien, tellement ce que nous avions vu était incroyable. Et pourtant. L’Argentine, nous a mis une nouvelle claque, la gentillesse des gens, le doux accent chantant espagnol, la gastronomie, la culture, les paysages, quel bonheur.






Pour rejoindre l’Amérique du Sud, nous avons pris l’avion de Auckland à Santiago puis de Santiago à Buenos Aires. Nous devions décoller le 5 mars à 18h et atterrir à Buenos Aires le 5 mars à 18h après 16h d’avion. Vous aussi ça vous donne une migraine ? mais bon c’était sans compter sur notre côté chat noir qui ne connait pas de frontière, et nous avons donc eu un retard de cinq heures. Arrivant à Buenos Aires à 23h30, cadeau. Bon nous avons réussi à négocier avec LATAM qu’ils nous paient le taxi puisqu’on arrivait de nuit dans une ville qu’on ne connaissait pas, bla bla bla. Et heureusement parce qu’en taxi cela nous a pris quand même 40 minutes, donc arrivée dans notre Airbnb qui gentiment nous attendait encore à 1h du matin.


Ensuite il a fallu se remettre des 16h de décalage horaire. Et il faut avouer que ça pique un peu. Il nous a fallu plusieurs jours et quelques bouteilles de vin argentin pour remettre les horloges à l’heure.


Premier contact avec Buenos Aires : une simple impression, on dirait qu’on est Europe, la ville a le charme des capitales européenne, avec une âme et un cœur battant. La culture, le terroir, le patrimoine, tout se mélange dans une ambiance magique, et on se verrait bien y vivre, ou flâner.


Où dormir ?

A Palermo bien sûr, avec plein de petits Airbnb, l’endroit est superbe.


Où manger ?

Mention spéciale au restaurant Minga à Palermo, un resto de viande à tomber par terre, attention les portions suffisent largement pour deux personnes.

Le restaurant Andante était très bon aussi.


Et bien sûr le mythique Don Julio mais on a fait l’impasse car beaucoup beaucoup trop cher pour nous.


Pour les glaces, ma belle-sœur (oui l’experte en glace) nous a recommandé Rapa Nui et on a bien aimé, on a tenté une seconde adresse : Freddo et elle ne nous a pas déçus non plus. Il faut dire que par 38° au plus fort de la vague caniculaire, une glace n’était pas de refus.

En boulangerie on a beaucoup aimé COCU (aucun jeu de mot toléré) et BOULAN.


Comment se déplacer ?

Uber est une possibilité mais le mieux reste de prendre les transports publics, en revanche bon courage pour trouver la carte Subte. Cela nous a occupé la première matinée avec le retrait en Western Union. En descendant dans une station de métro, la dame nous dit qu’il faut qu’on prenne la carte auprès d’une boutique, seule solution pour prendre le métro. Nous remontons donc à la boutique indiquée qui nous dit qu’il faut prendre la carte à la station de métro… On fait plusieurs boutiques sans succès, personne ne vend ni ne recharge la fameuse carte. On finit par trouver une loteria de la ciudad, une des rares qui a encore le matériel pour fournir la carte et pour la recharger. Nous voilà sauvés. Les trajets sont vraiment très bons marchés et une carte pour deux suffit.


Le contexte de Buenos Aires

Les habitants s’appellent les Porteños (ceux du port), et la métropole regroupe près du tiers de la population du pays.


C’est Pedro de Mendoza en 1536 qui fonde la ville en l’hommage de Nuestra Señora del Buen Ayre, une sainte populaire, sur les bords du rio de la plata. La première ville est détruite par les habitants originaires de l’Argentine et les colons remontent vers le nord, fondant la deuxième Buenos Aires.


En 1776, le territoire du Rio de la Plata devient autonome et affranchi de Lima, et les espagnoles décident de créer ici un port. La ville ne cesse alors de se développer. Le 25 mai 1810 l’Argentine se déclare indépendante et s’affranchit de l’Espagne. Elle devient un pays à part entière. Les criollos (les espagnols nés en argentine) chassent le vice-roi et établissent leur propre gouvernement. En 1816 c’est la consécration et l’indépendance définitive.

Au 19° siècle l’immigration est encouragée et beaucoup d’italiens répondent à l’appel (d’où l’accent italien dans le castillan argentin). L’immigration est massive et les urbanistes doivent alors réinventer la ville. Il s’inspirent du modèle européen (d’où les airs de Paris à la Recoleta). Pour autant cela entraine également l’apparition de villa miseria (les townships de Buenos Aires).


De 1976 à 1983 c’est la dictature de Videla, et de nombreuses élites quittent le pays, désertant Buenos Aires. Dans les années 90 le pays s’enfonce dans une crise économique terrible. La ville essaye pourtant de se réinventer en transformant de vieux quartier comme Puerto Madero.


Le centre-ville

Cœur battant de la métropole. C’est la bien évidemment que l’on trouve la « Plaza de Mayo » rendue célèbre par ces « abuelas » qui cherchent, désespérément depuis des décennies, les enfants de leurs enfants faits prisonniers par la dictature. Les enfants ayant été « placés » chez des familles proches du pouvoir, privés de leur identité, et leur parents sommairement exécutés. Aujourd’hui encore, ces femmes cherchent, et se réunissent sur la Plaza de Mayo tous les jeudis. L’obélisque se dresse sur la même place.


En face le Palacio de Gobierno ou Casa Rosa. Lieu du pouvoir gouvernemental qui doit sa couleur à deux peintures successives du bâtiment : d’abord en rouge (couleur du parti fédéraliste) et une seconde couche en bleu (le parti des unitaristes).


Manzana de las luces (en travaux quand on y était).


Farmacia la Estrella, petite pharmacie pleine de charme dans la calle Defensa.

Avenida 9 de Julio (où on a vu beaucoup d’arrestations)


L’obélisque et les fameuses lettres BA




Teatro Colon



Galerias Pacifico.



Le Recoleta

C’est le quartier un peu chic. Il est célèbre pour son cimetière (un peu l’équivalent du Père Lachaise) où est d’ailleurs enterrée Eva Péron héroïne nationale. Attention maintenant l’entrée du musée est payante, et uniquement pas carte bleue. On y est quand même entré mais si c’était à refaire on n’irait peut-être pas. On a trouvé ça un peu glauque de payer pour voir des tombes. Qui plus est les cercueils étaient complètement visibles. Un air de catacombes parisiennes ;



La plaza Pelligrini et l’avenida Alvear. C’est le fameux quartier aux airs parisiens, qui débouchent d’ailleurs sur l’ambassade de France qui a échappé au redécoupage de la ville avec la création de l’avenida 9 de julio. Les urbanistes et la ville ne pouvaient pas détruire l’ambassade contrairement aux autres monuments puisqu’il s’agissait d’un territoire français. Le bâtiment est très beau.





Il y a aussi le musée des Beaux-Arts qui apparemment est très bien, mais on en avait fait tellement en Australie, qu’on n’avait pas du tout envie de refaire un musée.


Palermo

Pas grand-chose à faire en tant que tel dans ce quartier créé par un sicilien et qui s’est incroyablement développé. En revanche c’est l’endroit parfait pour flâner dans les jardins, boire un verre en terrasse dans ces ruelles charmantes et arborées. Bref on a beaucoup aimé.







Puerto Madero

Ancien port marchand de la ville, et comme toute ville qui veut se moderniser (Sydney, Cape Town, Perth, Bordeaux) le côté portuaire s’est transformé en un superbe quartier chic bobo, qui rend très bien, faisant exploser les prix, mais très agréable. Désolée j’ai passée les premières années de ma vie d’adulte à Bordeaux alors forcément j’ai du mal à réprimer mon côté Bobo.



IL est très agréable de se promener le long du fleuve ou d’aller voir la réserve naturelle de l’autre côté de l’île.





San Telmo

Autre cœur battant de la ville ;


El Zanjon qui est une maison à visiter et qui recèle un trésor de canalisation.


Dans la rue juste en face la maison la plus étroite de Buenos Aires




Un peu plus loin Mafalda trône sur un banc. Personnage emblématique d’Argentine, dans la Calle Defensa.





Le marché de San Telmo où on peut manger et faire des achats.





Plaza Dorrego qu’on a adore. Là se produisent de nombreux danseurs de tango, et comment ne pas rester sous le charme de cette danse sensuelle, de ses femmes si élégantes, et prestes, de leurs tenues à couper le souffle et des pas exécutés avec brio ? Et que dire de ces hommes fiers qui plantent le regard dans celui de leur partenaire et semblent dévorés par la passion. Bref je serai restée des heures à regarder.





La Boca

Le quartier « chaud ». Apparemment pas très safe, il faut impérativement y aller de jour et s’en tenir à l’artère principale. Soit le Caminito. C’était le quartier de Maradona, il jouait là à la Bombonera. Nous nous y rendons en bus. Et nous nous y promenons à travers les maisons colorées, les figurines de Maradona et de Messi. Une ambiance à part.






Depuis Buenos Aires nous devions partir visiter Colonia del Sacramento en Uruguay, mais on s’est mal débrouillés avec la seule agence qui proposait un tarif raisonnable et le reste était tout simplement hors de prix. Donc on a abandonné l’idée.

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